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N’ayant pas forcément le temps de me faire ma propre soupe, j’ai décidé d’acheter de la soupe en brique. Et je me suis laissée tenter par les soupes Bio Knorr.

Quand on regarde les ingrédients, il n’y a pas de cochonneries dedans : Eau, légumes (poireau 18%, pomme de terre 8,3%, céleri, rutabaga, épinard), crème fraîche, amidon, beurre, sel extrait de levure, sucre de canne, épices et aromates (laurier, poivre blanc, clou de girofle).

C’est donc prometteur …

Hier soir (et rebelote à midi, car c’était une brique d’un litre), j’ai testé la soupe aux poireaux – pommes de terre.

Et là, grosse déception ! Je n’aime pas du tout le goût, ça m’écoeure. En fait, pour tout dire, je crois que je n’ai senti que le goût du sel. J’ai réussi à “crever de soif” hier soir, après avoir bu un demi-litre de soupe !

Et à midi, je n’ai même pas réussi à finir mon bol ; la soupe a fini dans l’évier.

Chez Knorr Bio, il existe deux autres “parfums” : Douceur de légumes à la crème fraîche et Légumes du potager moulinés. Comme j’ai acheté une à deux briques de chaque, je vous dirai ce que j’en pense quand je les aurai goûtées.

Les Profs refont l'Histoire N°1 - Erroc et Pica

Etant fan de la série, vous imaginez bien que Les Profs refont l’Histoire me faisait de l’oeil. Sauf que je n’avais jamais pris le temps d’aller l’acheter, alors qu’il était paru début 2008.

Mais cela est réparé, et j’ai bien fait, car j’ai bien rigolé ! Cette BD est truffée de jeux de mots !

Rassurez-vous, ils ne vous racontent pas l’Histoire comme à l’école, non ; ce serait plutôt l’histoire des profs à travers les époques. Et que ce soit à la préhistoire ou en 3814, c’est toujours aussi drôle !

Les Profs Tome 12 Grève Party - Erroc et Pica

Parce que j’aime aussi beaucoup lire des BD.

Des fois sérieuses, des fois loufoques.

J’ai commencé cette collection quand seulement deux ou trois tomes étaient parus. Depuis j’attends chaque sortie avec impatience. Je me marre à chaque fois (et pourquoi je me reconnais dans le prof qui pète un câble s’il n’a pas son café ? Bon, OK, j’étais droguée bien avant de devenir prof). J’adore !

… Ou du moins l’ami de ma carte bleue !

Pourquoi a-t-il fallu que j’aille faire un tour sur Sarenza ? Pourquoi ?

J’avais dit : “Tu t’es acheté ta paire de bottes pour cet hiver, ça te suffit, t’as pas besoin d’autre chose”.

Sauf que … j’aime bien voir les modèles de Kickers de la saison. Je traîne donc sur Internet et ses sites de vente en ligne de chaussures, Sarenza en tête (parce que connu, réputé, et que j’y ai déjà commandé ; parce que quand vous voulez retourner une paire de chaussures qui ne va pas, vous ne payez pas …). Pourquoi ne pas directement aller sur le site de Kickers, me direz-vous ? Parce que le site est lourd, et du coup, je rame (enfin, Coco rame, et moi je râle !). J’y vais généralement une ou deux fois en début de saison, et ensuite, je traîne sur les sites de vente en ligne ; ben oui, ça rapproche aussi de la possession.

Bref, je suis en vacances, j’ai donc tout mon temps pour surfer sur tous les sites qui sont en mémoire dans mon ordi …

Je fais donc tout naturellement un tour chez Sarenza … et là, c’est le drame ! J’ai flashé sur les Kickers Rezo !

Kickers Rezo - SarenzaCrédits photo : Sarenza

Ce sont des Kickers basses et je n’en ai pas, c’est une bonne excuse pour se les offrir, non ? J’ai des super-montantes, des babies et des tongs pour l’été, mais rien pour la mi-saison …

Et en plus, il y a quatre jours, quand je les ai repérées, il n’y avait plus ma pointure ; depuis, ils ont eu du réassort. Je sens que je vais craquer. J’essaie d’attendre mercredi et d’aller faire un saut express au centre-ville, voir si ma boutique fétiche les a, afin de pouvoir les essayer … J’ai peur de craquer avant, par peur qu’il n’y ait de nouveau plus ma pointure ! Et d’un autre côté, ça me casse les pieds d’aller au centre-ville juste pour ça (ça va me bouffer une heure et demie !).

Ben voilà, le temps d’écrire l’article, je crois que c’est décidé, je vais les commander (je ne perdrai pas de temps pour rien comme ça). Pauvre de moi de ma carte bleue …

Comme un roman - Daniel Pennac” LES DROITS IMPRESCRIPTIBLES DU LECTEUR

1. Le droit de ne pas lire.

2. Le droit de sauter des pages.

3. Le droit de ne pas finir un livre.

4. Le droit de relire.

5. Le droit de lire n’importe quoi.

6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).

7. Le droit de lire n’importe où.

8. Le droit de grappiller.

9. Le droit de lire à haute voix.

10. Le droit de nous taire. “

Il ne m’a pas fallu longtemps pour dévorer ce livre de Daniel Pennac.

J’aime beaucoup sa vision des choses, ce droit de lire n’importe quelle littérature, le principal, c’est de lire.

Cela me rappelle mon instit’ de CP, qui a aussi été celle de ma soeur, qui, un jour, a répondu à ma mère qui s’inquiétait que ma soeur ne lise que des BD : “Mais elle lit, c’est le principal.”

Cela me donne aussi à réfléchir sur la lecture à l’école … des erreurs à ne pas commettre … (ou du moins à éviter) ; comme par exemple, laisser mes élèves qui ressentent le besoin de lire “à haute voix” (en chuchotant pour eux-mêmes) chuchoter le texte qu’ils lisent, plutôt que de leur demander de le lire dans leur tête.

Et continuer aussi ce que je fais : aller à la bibliothèque chaque semaine et les laisser fureter, feuilleter, lire, à leur guise, juste pour l’amour des livres, sans aucune obligation derrière, aucune.

Oups, pardon pour cette digression vers le domaine professionnel.

Contrairement à ce que j’ai pu lire ici ou là, ou entendre sur cet ouvrage, je n’ai eu aucun mal à rentrer dedans, je n’ai pas trouvé de longueur ; au contraire, les chapitres sont courts et s’enchaînent à une vitesse phénoménale.

Vraiment, j’ai beaucoup aimé cette réflexion sur le livre, le lecteur et la lecture !

Une école sous influence ou Tartuffe-roi - Jean Paul Brighelli” Le barbare nouveau est arrivé. Conforté dans son ignorance par un système scolaire qui privilégie le droit de dire des bêtises plutôt que la liberté de penser, et préfère la Pédagogie molle au dur apprentissage des savoirs, il assène, dans une langue mutilée, ses certitudes glauques : mépris des filles et des femmes, haine de la science et de la réflexion, préjugés d’hier et d’aujourd’hui. Bien que minoritaire, il fait régner sa loi, de l’école au lycée – et au-delà. Car la violence est le mode d’expression favori de ce mutilé de l’intellect.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Par quel enchaînement létal de bonnes intentions, de prêt-à-penser flasque et de lâchetés cumulées avons-nous laissé s’éloigner de l’idéal laïque de l’Instruction publique ? Au nom de quelle fausse idée de la démocratie et de l’égalité des chances avons-nous trahi la République, et conforté les inégalités . Une école sous influence raconte l’ascension de Tartuffe, l’homme idéal du politiquement correct. Ou comment “Tartuffe-roi”  a pris le pouvoir, piétinant au passage l’école de la République – et la République. “

Il faut le savoir : presque la moitié du livre est consacrée aux annexes, sur “l’histoire des monothéismes”, sorte d’essai philosophique … qui m’a longuement ennuyé car je ne lisais pas ce livre pour entendre parler philosophie des religions. Il y exprime un point de vue marqué, très tranché.

La première partie du livre, elle, est beaucoup plus intéressante, à mon goût, et montre comment la laïcité peut être malmenée dans nos écoles et autres lieux publics.

Pour lui, l’extrémisme religieux vient combler les lacunes d’un savoir qui n’est plus dispensé, au profit des pédagogies nouvelles.

Bref, même si les annexes ne m’ont pas passionnée (et je le répète : sûrement car je ne lisais pas ce livre dans l’optique d’un traité philosophique sur les monothéismes), j’ai trouvé intéressante l’analyse que Jean-Paul Brighelli mène autour de la laïcité et son application (ou non) aujourd’hui.

Un roman français - Frédéric Beigbeder” C’est l’histoire d’une Emma Bovary des seventies, qui a reproduit lors de son divorce le silence de la génération précédente sur les malheurs des deux guerres.

C’est l’histoire d’un homme devenu jouisseur pour se venger d’être quitté, d’un père cynique parce que son coeur a été brisé.

C’est l’histoire d’un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d’un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère.

C’est l’histoire d’un garçon mélancolique parce qu’il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l’échec de leur mariage.

C’est l’histoire d’un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu’il les avait gagnées, et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance.

C’est l’histoire d’une humanité nouvelle ou comment des catholiques monarchistes sont devenues des capitalistes mondialisés.

Telle est la vie que j’ai vécue : un roman français. “

Premier ouvrage de Frédéric Beigbeder que je lis ; un peu à cause (ou grâce) à un article de Lolotte sur la rentrée littéraire.

Je connaissais le Beigbeder un peu déjanté, tel qu’il apparaissait dans les émissions télé. Ce livre, lui, me paraissait plus posé.

Le déclencheur à ce roman : sa longue garde à vue, suite à la consommation de stupéfiant sur le capot d’une voiture. Deux jours et deux nuits d’enfer qui l’ont amenés à se replonger dans son enfance oubliée et ainsi en retrouver les traces.

C’est un livre que j’ai lu avec plaisir, qui coule tout seul.

Beigbeder aurait aimé que ce soit le premier livre qu’on lise de lui, car c’est lui, le vrai ; pas les personnages qu’il s’est inventés dans ces précédents romans.

A force de lire à droite à gauche que beaucoup de nos “modeuses” s’habillent chez Petit Bataeu, j’ai été tentée de faire un petit détour par la boutique du centre-ville.

Le premier détour date du mois de septembre, avec repérage d’un pull simple mais sympa en coton et cachemire. Et, au miracle, moi qui ne supporte pas la laine (ni même l’acrylique), même avec un t-shirt manches longues qui les sépare de ma peau, le toucher est agréable et ne me donne aucune sensation de picotements dans la main, ni même sur l’avant-bras.

Oui mais voilà, il y a 2 “hics”. D’abord, le pull coûte 80€ et je n’ai pas prévu de dépenser une telle somme pour un seul article. Ensuite, moi qui fais un bon 44-46 (oui, je n’ai pas honte de le dire, et j’em..rde ceux que ça dérange !), je pensais ne pouvoir rentrer dans rien chez Petit Bateau … Je n’ai pas osé déranger une vendeuse pour lui demander la correspondance des tailles, sachant que je n’achèterais ce jour-là.

Et puis, hier, j’ai eu envie de profiter du beau Soleil automnal et des températures agréables pour faire un saut au centre-ville, ayant plusieurs choses à y acheter ou à chercher. Je vais donc sur le site , avant de sauter dans le bus, pour voir la correspondance des tailles, et je m’aperçois, avec grande joie, que Petit Bateau a pensé aux femmes rondes, et que mon L-XL correspond à du 18 ans.

Mon pull est toujours là, je l’essaye avec deux autres articles. Le pull me va parfaitement, le polo est presque trop grand (il était trop long sur les fesses, ça me faisait un bon popotin, mais je pense que mon jogging n’a pas aidé …) ; dommage, il était sympa … à réessayer avec un jeans (ça m’apprendra à sortir en jogging … même pas honte ! … Surtout quand c’est parce que ChériBibi dort encore et que je n’ai pas accès à l’armoire et que le seul pantalon de sorti est mon jogging !).

J’ai donc fait l’acquisition de ce simple mais magnifique pull (85% coton, 15% cachemire) :

Pull coton cachemire Petit BateauCrédits photo : Petit Bateau

J’apprécie la qualité du tissu. J’ai apprécié l’accueil des vendeuses. En plus, bonne surprise : comme c’était mon premier achat et que le montant était suffisant, j’ai eu droit à la carte fidélité et avec une réduction de 20% ; résultat : 60€ au lieu de 75€ !

Petit Bateau n’a pas fini de me revoir. Je pense désormais acheter mes basics manches longues, courtes et sans manches chez eux. Je préfère acheter de la qualité même si c’est un peu plus cher … parce que les t-shirts qui ne ressemblent plus à rien au bout de 2 lavages, ça me gave.

Et puis, il y a les sous-vêtements … j’étais déjà fan de leurs culottes quand j’étais petite …

Encore un magasin qui veut la ruine de ma carte bleue (qui est grise entre nous soit dit ! :) ) !

La sixième - Susie Morgenstern” C’est officiel. Margot tient la lettre entre ses mains. Elle est admise en sixième au collège du Parc des Grands Pins. Enfin, elle sera lycéenne, elle sera grande.

D’abord, les préparatifs. Il faut acheter le carnet de correspondance, se munir de photos d’identité, il faut des photocopies des certificats de vaccination. Enfin elle doit décider comment s’habiller pour ce premier jour. Sa soeur aînée est catégorique : jean et surtout pas de cartable !

Le premier jour arrive. Tout le monde a un cartable et beaucoup de filles sont habillées en jupe ! Malgré cette déconvenue, Margot se retrouve dûment intégrée dans une classe et comme elle est pleine de bonne volonté et qu’elle rêve d’être populaire, elle est volontaire pour être déléguée de classe provisoire.

Margot est consciencieuse, bonne élève, habitée par plein de bonnes intentions. Elle va devenir déléguée élue par la classe, et elle veut être responsable. Elle veut que sa classe chahuteuse et plutôt nulle devienne une classe exemplaire. Alors elle organise, elle entreprend. Mais rien ne marche comme prévu et les dépenses d’énergie se retournent souvent contre elle.

Alors elle tempère. Un voyage à Rome de toutes les sixièmes renforce des amitiés. Puis une grève des profs providentielle fait vire une belle journée à la sixième de Margot? Une journée où tous ensemble ils vivent à leur goût. “

Pour ma culture de prof des écoles, il m’arrive de lire des ouvrages de littérature de jeunesse. Je prends le parti de vous les présenter, car ils sont parfois très bien.

Comme celui-ci. J’ai beaucoup apprécié suivre Margot tout au long de sa première année au collège. Je ne me suis pas ennuyée, le vocabulaire n’est pas simpliste.

Il peut être intéressant à étudier avec des CM2, ou à faire lire à un enfant qui est sur le point de rentrer en 6e.

La quatrième de couverture est suffisamment complète ; je n’ai pas besoin de rajouter grand chose sur l’histoire …

La révolte des accents - Erik Orsenna” Depuis quelques temps, les accents grognaient. Ils se sentaient mal aimés, dédaignés, méprisés. A l’école, les enfants ne les utilisaient presque plus. Chaque fois que je croisais un accent dans la rue, un aigu, un grave, un circonflexe, il me menaçait.

- Notre patience a des limites, grondait-il. Un jour, nous ferons la grève. Attention, notre nature n’est pas si douce qu’il n’y paraît. Nous pouvons causer de grands désordres.

Je ne prenais pas les accents au sérieux. J’avais tort. “

J’ai un peu moins aimé que La grammaire est une chanson douce. J’ai trouvé l’histoire un peu plus farfelue au début. Et puis, les accents disparaissent, et l’histoire devient plus intéressante. On prend conscience de l’importance des accents dans notre langue (et les autres) .

Prochain livre d’Orsenna au programme : Les Chevaliers du subjonctif.

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