Archives de Catégorie: Au comptoir du Café

"Pour l’intérêt des n’enfants …"

Depuis que j’ai lu ça sur le site de mon journal, je ne décolère pas :

"Le calendrier des vacances scolaires 2016-2017, qui avait provoqué la colère des professionnels du tourisme de montagne, sera modifié, a annoncé ce mercredi le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon à l’assemblée."

minnie-en-colere

On nous colle des réformes à gogo, sans même réfléchir à leur faisabilité, nous en demandant toujours plus. Tout cela sous prétexte de l’intérêt de l’enfant et du respect de son rythme.

Et quand je lis qu’on change les vacances scolaires parce que ça déplaît aux professionnels du tourisme, ça me fait hurlait ! C’est sûr, reprendre le 3 janvier, c’est l’idéal pour les gamins ! Ils s’endorment juste sur les tables car ils n’ont pas récupéré du Réveillon du 31 !

Pourquoi est-ce toujours à l’Education nationale de s’adapter au tourisme ? Enfin bon, je ne sais même pas pourquoi je m’énerve encore sur ce genre de choses. Déjà à l’époque de l’étude du rythme des enfants, parmi les acteurs de la recherche, on trouvait les professionnels du tourisme (mais pas d’enseignants, hein, ce ne sont pas des spécialistes des enfants, eux, ils en ont juste 30 pendant 6 à 7 heures par jour …).

Prendre du recul, prendre du recul … Oui mais là, j’ai surtout l’impression de subir sans qu’on me laisse la possibilité de dire non.


La magie de Noël

Cet article fait en quelque sorte écho à celui de Célestine. Cela fait un certain temps qu’il me trotte en tête, et je n’avais pas pris le temps de le rédiger.

noel bis

Chaque année, à cette période, je suis partagée par deux sentiments : l’exaspération et la joie. Généralement, la période avançant, le premier laisse la place au second.

L’exaspération d’abord : Je ne supporte pas la fête ultra-commerciale qu’est devenue Noël. Voir les catalogues de jouets débarquer dans les boîtes aux lettres dès la mi-octobre Et que dire des catalogues de bouffe qui ne sont valables que jusqu’au 15 décembre ? Les magasins qui se mettent à Noël dès les vacances de la Toussaint, et emplissent les rayons de décorations de Noël ? Les sapins de Noël qu’il faut absolument acheter avant mi-décembre si on veut la chance d’en avoir un ?

Comme je l’ai déjà dit, je déteste le fait de devoir acheter mes cadeaux de Noël au plus tard début décembre parce que sinon, on n’a plus rien (surtout pour les enfants).

De plus, je n’en peux plus de cette débauche de jouets : du plastique, des jouets à piles … Je voulais acheter un poupon Corolle à ma nièce : tous ceux qui étaient présentés dans les catalogues publicitaires fonctionnaient avec des piles (il pleure, il dit maman, il boit son biberon ….). Et l’imagination ? Ma poupée faisait elle aussi tout ça, elle ne disait pourtant rien …

J’aimerais ne voir tout cela débarquer dans les magasins qu’au 1er décembre, le temps de l’Avent. Je pense que Noël recouvrerait un peu plus de féérie.

Car quand arrive décembre, arrive le temps de la joie : Je regarde alors les décorations des magasins avec les yeux qui brillent. La magie de Noël s’empare alors de moi. Je suis dans l’esprit de trouver des cadeaux pour mes proches pour leur faire plaisir.

Et quand arrive le 17 décembre, je me délecte de tous ces téléfilms de Noël au parfum de contes. C’est vraiment à ce moment-là que je bascule dans Noël.

Car oui, même s’il y a eu quelques années de flottement, durant lesquelles j’avais perdu l’âme de Noël (en fait, c’est que tout simplement, je le fêtais avec ma belle-famille chez qui la magie de Noël n’existe pas), j’adore la magie des fêtes de fin d’année. J’ai plaisir à décorer mon sapin, j’ai plaisir à jouer la Mère Noël quand j’emballe les cadeaux.

Je rêve aussi d’un Noël moins matérialiste, plus fondé sur le partage : certes, c’est totalement utopique, mais quand je vois dans ces téléfilms de Noël les voisins s’échangeaient des cookies la veille de Noël, ce serait un premier pas (chose que je vais faire cette année, mais avec mes madeleines).  J’essaie aussi de me rapprocher de mes convictions, en offrant des cadeaux plus écologiques, plus responsables, plus durables. D’année en année, je fais un pas de plus.

Si j’aime autant Noël, c’est parce que mes parents et ma famille ont su nous créer, à ma sœur et à moi, un véritable univers féérique (mais simple) lorsque nous étions petites : la joie de décorer le sapin autour du 20 décembre les premiers jours des vacances ; le Père Noël qui ne passait qu’à minuit, jamais avant (imaginez pour deux gamines la surprise de découvrir un sapin avec plein de cadeaux au pied alors que deux minutes avant, il n’y avait rien), même qu’une nuit de réveillon, il est venu à la maison ; se lever le matin du 25 décembre et découvrir que le Père Noël était passé dans la nuit. Plus grandes, on a conservées cet esprit de Noël en achetant en cachette des cadeaux pour nos parents, que l’on emballait quand ‘ils n’étaient pas là et que l’on cachait comme on pouvait dans nos armoires, pour ensuite nous aussi les déposer en cachette au pied du sapin le matin de Noël. Et les grandes tablées pantagruéliques chez mes grands-parents où tout brillait … J’y pense d’autant plus cette année que c’est le premier Noël où ils sont partis tous les deux ; mais pas avec tristesse, plutôt avec mes yeux de gamine.

Parce qu’en fait, faut pas le répéter, mais j’y crois encore au Père Noël (et j’ai de plus en plus envie d’y croire).

Mais reste toujours la fin des festivités. Quand arrive le 25 après-midi, j’ai un vrai coup de blues. Pourquoi n’a-t-on pas un "Boxing day" comme dans les pays anglo-saxons ? ou quelque chose dans le genre ? ça permettrait peut-être de fermer la parenthèse de NoëL …


Protégé : Désorganisée (mdp sur demande pour habitués)

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Protégé : Transparence

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Coluche doit se retourner dans sa tombe

En rentrant de l’école (mercredi = concertation), j’allume mon ordi et comme d’hab, je lis des gros titres de la page d’accueil MSN actualités.

Et là, je découvre que le photographe qui a pris la photo de Coluche qui symbolise les Restos assigne l’association en justice : la photo est retirée (c’est tout un symbole pour moi) mais en plus il réclame tous les droits d’arriérés !!! C’est pas comme si les Restos avaient presque 30 ans d’existence !

Et puis, ils n’ont que ça à payer, les Restos ! J’espère bien que la justice refusera la demande du photographe !

Et il ne vaut mieux pas qu’un jour il soit dans la misère celui-là, parce que toute chrétienne que je sois, je crois bien que je laisserai dans son caniveau !

L’article est ici : http://news.fr.msn.com/m6-actualite/france/photo-de-coluche-les-restos-du-coeur-assign%C3%A9s-par-le-photographe


Calendrier scolaire

Après les rythmes de travail de l’élève, c’est la durée des vacances qui est remise en cause. On veut nous faire passer de 36 à 38 semaines d’enseignement, réduisant les vacances d’été à 6 semaines. On est déjà passé de 9 à 8 semaines …

Le tout au prétexte du bien de l’enfant. Mais ce qu’on entend comme commentaire, c’est que 8 semaines, c’est trop long, les parents ne savent pas comment occupés les enfants … A ces personnes, je dis tout de suite stop : nous sommes des enseignants, pas des gardiennes d’enfants.

Ensuite, on nous dit qu’on est le pays a avoir le plus de vacances en Europe. Faites un tour sur Internet, vous constaterez que cet argument est erroné. Il n’y a qu’à regarder la Finlande, le sacro-saint modèle : les élèves ont 2 mois et demi de vacances ! Et pourtant, quand on regarde les enquêtes, ça n’empêche pas les élèves de bien s’en sortir !

La suite n’a pas grand intérêt, j’ai juste besoin de pousser mon coup de gueule.

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Protégé : Apprendre à travailler autrement

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Protégé : Implosion

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La refondation de l’école, parlons-en !

Puisque chacun y va de son avis sur les rythmes scolaires, je ne vois pas pourquoi je me priverais de donner le mien. Surtout que ça me trotte dans la tête depuis un bout de temps. De plus, je me sens plus libre d’exprimer ma pensée ici qu’ailleurs (cet ailleurs étant un lieu bien précis) sans risquer de me faire tirer dessus à boulet rouge. Je vous préviens tout de suite, tout commentaire agressif sera supprimé sans ménagement : on a le droit de ne pas être d’accord avec moi (encore heureux !), on a le droit de donner son avis, mais de manière courtoise.

Notez au passage comment de "la refondation de l’école", tout s’est focalisé sur les rythmes. Ce n’était pourtant pas, à mon sens, la priorité. Il y a d’autres choses à modifier avant. Surtout qu’un changement de rythme sans refondation du reste, ça n’a aucun sens, et on voit déjà le résultat de cette précipitation à vouloir dire "Ben moi, j’ai changé les choses, alors que la droite n’a jamais réussi." : des mômes qui vont se retrouver avec 3 heures de garderie pendant la pause méridienne, et qui finiront quand même à 16h30 (ce ne sera pas le cas partout, ne généralisons pas, certains tentent de mettre les choses en place intelligemment).

diddl classe

La première chose à faire, c’était de faire en sorte qu’il n’y a pas plus de 25 élèves par classe, ce qui nous permettrait premièrement de mieux nous occuper de chacun, et deuxièmement, les élèves seraient un peu moins fatigués car moins de bruit, moins d’excitation. Et puis, remettre en place les RASED pour en laisser le moins possible au bord de la route.

La deuxième chose à faire, ça aurait été de revoir les programmes et d’en revoir les exigences : quel besoin du B2i à la fin du primaire ? quel besoin du niveau A1 en langues ? J’ai l’impression qu’on veut que les élèves soient prêts à entrer dans une entreprise à la fin du primaire. Au turbin, les gosses ! On n’oublie qu’une chose : en primaire, ce sont encore des enfants, laissons-les être des enfants !

Il y a aussi les cycles, à revoir et à mettre réellement en place, pour une nouvelle mise en place des apprentissages.

Et bien sûr, le rythme de l’école et une réflexion sur les vacances. Et pourquoi pas différencier le temps de l’enfant et le temps de l’enseignant ?

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Protégé : Un monde magique

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