3 fois dès l’aube – Aude Samama et Denis Lapière

 

Cette bande-dessinée est (apparemment) l’adaptation d’un roman d’Alessandro Baricco. Je dis « apparemment » car je ne connais pas ce romain.

Et je ne le lirai pas : je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout adhéré à l’histoire et son fonctionnement. Les protagonistes vont se rencontrer 3 fois : quand l’un vieillit, l’autre rajeunit. Mais je n’ai pas compris l’intérêt de l’histoire, où ça nous menait : un peu comme si j’avais vu 3 photos différentes, mais sans plus.

De même, je ne saurais pas dire si j’aime les graphismes ou non : trop flous, des couleurs pas tout à fait dans les tonalités que j’aime, mais pas loin. C’est parce que j’étais hésitante que j’ai voulu essayer. Mais je ne suis toujours pas décidée …

 

Cette bande-dessinée fait partie de ces livres pour lesquels on ne peut pas dire si oui ou non il est digne qu’on y consacre un peu de temps : il faut adhérer à l’univers et le mode de l’histoire. C’est vraiment particulier.

 

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Brooklyn Village – Ira Sachs

 

Comme souvent au rayon DVD de la Bibliothèque, j’erre dans les rayons et je prends au hasard, selon un titre et une histoire qui m’attire.

Donc, voilà Brooklyn Village. L’histoire de l’installation d’une famille à Brooklyn, synonyme de nouveau départ. Mais autant leur fils s’entend bien avec le fils de la voisine, autant les parents doivent gérer un différend qui envenime leurs relations.

On nous vend une « chronique new-yorkaise enchanteresse », je me suis retrouvée face à une histoire fade, plate, lisse à mon goût. Je ne suis pas bon publique pour ce genre de films.


Une saison au bord de l’eau – Jenny Colgan

Encore un Jenny Colgan diront certains. Ben oui, c’est comme avec les Kinsella : quand j’en emprunte un, je sais que je vais passer un bon moment, sympa, sans prise de tête (en moins déconnectée de la réalité). Et ça a encore fini en cuisine, comme à chaque fois avec elle !

Flora est assistante juridique à Londres, dans un grand cabinet d’avocats. Folle amoureuse de son patron. En secret, cela va de soi. Lui, ne sait même pas qu’elle existe (ou à peine).
Jusqu’au jour où elle est convoquée dans son bureau. Mais là, pour elle, c’est la douche froide : on la renvoie pour le travail sur l’île où il a grandi et qu’elle a fuie en se jurant qu’elle n’y retournerait pas. Mais elle n’a pas le choix : on ne peut pas dire non à un gros client américain. La voilà donc de retour contrainte et forcée sur les lieux de son enfance. Et on peut dire que l’accueil est des plus chaleureux.
Flora espère donc que cette affaire soit réglée au plus vite. Mais les choses ne vont pas tout à fait se passer comme prévu …

J’ai eu un peu de mal à me laisser embarquer au début, mais une fois passée la phase introductive de l’histoire, ce roman s’est laissé lire tout seul.
Cependant, j’ai été gênée par les négations rabotées dans les phrases de dialogie. Mais est-ce du fait de l’auteur ou de la traduction ?

Pour le reste, on finit toujours les mains dans la pâte ! 😉


Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie – Virginie Grimaldi

Pauline vit très mal la rupture avec Ben ; elle la refuse, la renie.
Elle s’accroche à lui, fait tout pour qu’il revienne à elle et se rende compte qu’il l’aime encore. C’est pourquoi elle lui écrit ces lettres, souvenirs forts de leur histoire.

Le roman alterne donc moments présents et lettres d’un passé avec lequel Pauline espère renouer.
Autant au début, j’ai aimé cette alternance de chapitres courts, bien pratiques quand on n’a pas le temps de beaucoup lire. Mais même en manquant de temps, cela a fini par me lasser : l’histoire n’avançait pas assez vite à mon goût. Peut-être parce que je préfère vivre dans le présent que ressasser la nostalgie du passé.

Malgré tout, cette lenteur était peut-être nécessaire, reflet du temps qu’il faut pour cicatriser de certaines choses.

En tout cas, une chose est sûre : ce roman est très émouvant.


Explorer les tréfonds

Comme je le disais précédemment, je vide, je trie.
Ici aussi. Je savais que je voulais supprimer certains articles qui ne présentaient plus aucun intérêt à mes yeux (et pour vous aussi d’ailleurs, preuve en est qu’ils n’étaient pas commentés).

 

 

Et cette exploration m’a plongée dans les profondeurs les plus intenses de ce blog : celle des billets auxquels vous n’avez pas accès ; celle des billets qui sont gardés par un mot de passe ; celle des billets qui sont restés en mode privé et dont vous ne connaissez même pas l’existence. Celles des zones noires, des périodes sombres.

Je n’ai pourtant pas l’habitude de replonger dans les archives ainsi ; mais peut-être en avais-je besoin pour voir que j’avais bien avancé, surmonté les vagues. Mais me rendre compte que le ressac pourrait ne pas être loin … mais l’écume aurait sûrement un goût différent.

Pas de nostalgie dans cette relecture.
Quelques sourires parfois ; doux, agréables.
Et le Darkness ; toujours la même recette …

 


Evolution

Comme vous l’avez certainement remarqué (ou pas), j’ai modifié l’en-tête de mon blog. Besoin, envie de quelque chose qui me ressemble davantage.
J’ai évolué, certaines images ne me correspondaient plus, ne collaient plus à mon univers, à ce que je suis.
Je m’affirme de plus en plus, mes choix sont de plus en plus tranchés et radicaux, je sais ce que je veux, ce dont j’ai besoin. Ce n’est pas pour autant que je l’ai, on sait qu’on n’a toujours tout ce qu’on veut dans la vie. J’apprends à faire avec (même s’il a des hauts très élevés et des bas très profonds), comme je peux, mais de la manière dont je l’entends.
Cela correspond également à un besoin de vide important : j’élimine beaucoup de choses (il ne me reste pourtant pas grand-chose), je tourne des pages, je me détache. Je n’achète plus que le strict nécessaire et qui me correspond (même pour les Kickers et les vernis Kure Bazaar, je limite ma collectionnite aigüe :-D).

La présentation du Café littéraire va également changer un peu.
Retaper les quatrièmes de couverture me prend trop de temps : j’ai souvent des articles en retard parce que je n’ai pas le temps de la retaper. Sans compter que parfois je les trouve soit trompeuses, soit trop dévoilantes (oui, j’invente des mots si je veux, d’abord ! :-P). Et prendre l’image de couverture sur Internet est trop impersonnelle à mon goût.
Je me retrouve parfois à ne plus avoir grand chose à dire sur le livre que je présente parce que le résumé reprend ce que j’aurais voulu dire. Bref, je préfère en parler avec mes mots. Et puis, je ne suis pas certaine que ça rende l’article super intéressant ; j’ai parfois au contraire l’impression que ça le rend indigeste. C’est peut-être aussi que je prends confiance en moi, en mon analyse de mes lectures, même si elle reste souvent naïve, parce que un peu d’insouciance, des fois, ça fait du bien.
En un sens, je me libère de certaines chaînes.

Je pense que ces changements vont m’aider à venir davantage. Ne plus se contraindre à certaines choses laisse plus de place à la spontanéité.

Un de ces quatre, je vous parlerai peut-être de ce qui se trame au fond de moi … 🙂

 


« Premières neiges »

Oui, je sais, ça date, ça ne nous rajeunit pas. Mais j’adorais écouter Elsa quand j’étais plus jeune (purée qu’elle fait mal cette phrase ! surtout quand il y a un décalage entre l’esprit et la réalité ; bref). Maintenant, à la rigueur, je réécoute à l’occasion, mais ça manque de rock. 

Je fais partie des régions qui ont connu leur première neige cette nuit, ce matin.
J’adore la neige, je suis la première à sortir dessous, à aller tremper mon jeans dans la poudreuse, à laisser mes traces sur cette couverture blanche vierge.

Mais là, la neige alors qu’on n’est pas encore en novembre, je trouve ça totalement déprimant. Les feuilles ne sont même pas encore tombées des arbres, elles sont encore vertes (enfin jaunes marron pour une partie, mais de sécheresse et manque d’eau), la végétation ne s’est pas encore vêtue de sa belle parure d’automne avec ses jolies couleurs douces.

Quand je pense que la semaine dernière, j’étais en débardeur la fenêtre ouverte pour bosser parce qu’il faisait trop chaud pour garder une veste de jogging sur le dos …
Ça me rappelle le 30 avril, quand la Normandie s’est retrouvée sous la neige, alors que moi, une semaine avant, j’avais 26 degrés et que je me baignais presque.

Y’a pas un truc qui ne va pas, là ?