A la Recherche du Temps Perdu *

* Spéciale dédicace à Célestine pour ce titre

Certains diraient que j’ai surtout perdu mon temps.

Il n’y a pas que la blogosphère que j’ai désertée pendant les vacances, je me suis coupée du monde, de la réalité en général. Pendant 6 jours et demi, je me suis enfermée dans un univers parallèle, à 1000 lieues de tout. Je me suis lobotomisée le cerveau, auto-hypnotisée, appelez ça comme vous voulez.

Pendant une centaine d’heures, j’ai vécu à Sacramento (puis Austin), depuis mon lever jusqu’à mon « endormissement » en plein milieu de la nuit (car oui, je suis tout à fait le genre à faire rimer « vacances » avec « insomnie » – Tu vois ce que je veux dire Karine :-;). Je suis partie loin de tout.

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Je crois que c’était une nécessité. Une manière de m’éloigner de tout. Et surtout de ma tête et les pensées qui la hantent.

Pensez-en ce que vous voulez : que ce n’est pas quelque chose qui se fait à l’âge adulte, que j’aurais pu trop mieux à faire, que j’ai perdu mon temps, que c’est stupide.
Il n’empêche : moi, j’en avais besoin, c’est tout ce que je sais.


Meilleurs vœux

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Je vous présente mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Je vous expliquerai rapidement (enfin, c’est ce que je veux, vais-je m’y tenir ?) pourquoi j’ai déserté la blogosphère pendant les vacances de Noël, alors que d’habitude c’est un temps où j’en profite pour repasser plus régulièrement par ici.

Je commence bien l’année : à 22h, je me suis mise à faire des madeleines. J’avais juste envie de faire un peu de pâtisserie, cherchez pas à comprendre. D’ailleurs, je vais aller m’occuper de la fournée suivante ! 😉


Rien n’est trop beau – Rona Jaffe

rien-nest-trop-beau-rona-jaffe » New York, début des années 1950. Elles sont jeunes et Manhattan leur tend les bras …
Lorsqu’il fut publié, en 1958, le premier roman de Rona Jaffe provoqua l’engouement de millions de lectrices américaines. Elles s’identifièrent immédiatement à ces personnages, de jeunes secrétaires venues d’horizons différents employées dans une grande maison d’édition new-yorkaise. Leurs rêves et leurs doutes reflétaient ceux de toute une génération de femmes.

Il y a la brillante Caroline, dont l’ambition est de quitter la salle des dactylos pour occuper un poste éditorial. Mary Agnes, une collègue obnubilée par les préparatifs de son mariage. La naïve April, jeune provinciale du Colorado venue à New York pour faire carrière dans la chanson.

Si la ville semble leur offrir d’infinies possibilités professionnelles et amoureuses, chacune doit se battre avec ses armes pour se faire une place dans un monde d’hommes. « 

Voilà un livre dont la quatrième de couverture et l’avant-propos rédigé par l’auteur elle-même m’ont totalement emballés, mais donc la lecture m’a quelque peu déçue car ne suivant pas les promesses avancées.

Je m’attendais à lire un livre sur les jeunes filles qui entrent par la petite porte dans les milieux de l’édition new-yorkaise dans les années 50 et avoir une vision de ce milieu. Mais j’ai trouvé trop d’histoires de filles, pas assez de milieu de l’édition. Cela reste quand même une bonne vision des mentalités : la seule ambition de ces jeunes filles est de se marier avec un bon parti qu’elle aime. De ma lorgnette de nana des années 80, j’ai trouvé ces jeunes filles bien naïves.

Caroline entre dans la maison d’édition Fabian car elle a besoin d’oublier que son fiancé a embarqué pour l’Europe et en est revenu marié à une autre jeune fille. Elle part à l’assaut de New-York, comme beaucoup d’autres jeunes filles provinciales qu’elle côtoie dans le carré des dactylos. Mais pour beaucoup, cet emploi n’est que temporaire, le temps de rencontrer le garçon à épouser.
Mais Caroline n’est pas comme toutes ces jeunes filles : malgré tous ses rendez-vous, aucun ne trouve grâce à ses yeux. Elle a tant de mal à oublier Eddie.
Les histoires de ces jeunes filles s’enchaînent au fil des pages. Malheureusement, j’ai trouvé que le destin de Caroline restait en suspens à la fin du livre : on ne sait pas ce qu’il advient d’elle.

En résumé : une histoire intéressante mais une fin décevante.


Emma – Kaoru Mori

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Cela faisait un moment que je voulais m’essayer au manga. Je pensais me lancer avec Quartier lointain, dont j’avais lu une bonne critique chez George.

Et puis, une amie m’a prêté les premiers volumes d’Emma.

Et là, je suis immédiatement tombée sous le charme de cette histoire. J’ai lu les deux premiers volumes d’une traite, et pareil quand j’ai eu les trois suivants en main !

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Le côté noir et blanc est passé totalement inaperçu. Les dessins sont tellement magnifiques … L’histoire très agréable.

La situation de départ est assez classique : une jeune fille, femme de chambre  instruite grâce à la personne qui l’a employée alors qu’elle était qu’une enfant,  qui tombe amoureuse d’un jeune homme de bonne famille et réciproquement. Mais dans cette Angleterre victorienne, les sentiments ont peu de place face aux intérêts que représentent les unions.

Dès que l’on commence la lecture de cette histoire, on est totalement happées par l’intrigue.

Si comme moi, vous voulez avoir un premier contact avec l’univers des mangas, je vous engage vivement à commencer par celui-ci !

 


En plein vol

La rentrée : décollage immédiat

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Comme en témoigne mon absence ici et chez vous, j’ai décollé à la rentrée pour un vol à Mach 3 et j’ai cherché quand serait l’atterrissage. Toutes mes collègues ont pensé qu’il aurait lieu une semaine avant les vacances, c’était logique pour elle. Mais ça ne l’était pas pour moi : j’ai une façon bien particulière, contrairement à elle, de vivre certains événements.

En un mois et demi, j’ai réussi à :
– recevoir un avis d’inspection et assister à la réunion qui va avec ;
– emmener mes élèves en classe découverte (avec tout le boulot que ça
représente en amont) ;
– me faire inspecter ;
– suivre deux jours de formation.
Le tout additionné bien entendu de tout ce que je fais en plus pour aider les autres. Sans compter les obligations de la vie quotidienne.

Le temps m’a filé entre les doigts, j’ai passé mon temps à lui courir après.
Je commence à atterrir, mais j’ai du mal ; c’est le problème des vacances dont on profite pour planifier diverses obligations.

Et me revoilà tête dans le guidon …

A croire que ce tourbillon n’a pas de fin.

taz


Harry Potter et l’Enfant maudit – J.-K. Rowling

harry-potter-et-lenfant-maudit-j-k-rowling » Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il travaille au coeur des secrets du ministère de la Magie.
Marié et père de trois enfants, Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, tandis que son fils Albus affronte le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.
Quand passé et présent s’entremêlent dangereusement, père et fils se retrouvent face à une dure vérité : les ténèbres surviennent parfois des endroits les plus inattendus. « 

En fan absolue de Harry Potter, j’avais bien sûr réservé mon exemplaire dès cet été. Et c’est avec une certaine impatience que j’ai filé le chercher pendant la pause de midi. Pourquoi pas avant ? La librairie n’ouvrait pas « assez tôt » et j’aurais risqué d’être en retard au travail et dans mon domaine, on ne peut pas se le permettre.

Donc, dès que je suis rentrée vendredi soir (oui, vu l’heure, je peux largement dire le soir ; car c’était loin d’être une heure à laquelle on peut penser quand on connaît ma profession), je me suis plongée dans sa lecture. J’ai été interrompue un peu avant minuit, quand mes yeux n’étaient plus capables d’ajuster ma vision (entre les pages qui se dédoublaient et les lignes qui s’interchangeaient, ça devenait sacrément hard). J’avais quand même bien avancé et déjà dévoré un bon tiers de l’histoire. J’ai fini samedi après-midi, d’une traite bien-entendu ! 😛

Est-il nécessaire, alors, de vous dire que j’ai adoré replonger dans l’univers de Poudlard ? Moins magique, certes, mais plus mature. Nous sommes face à des adultes qui, comme tout le monde, sont confrontés aux relations parfois difficiles entre ados et parents. A la différence près qu’ici, les Forces des Ténèbres entrent en jeu.

La forme de l’histoire peut être déroutante puisqu’elle se présente sous la forme d’une pièce de théâtre (ce qu’elle est à l’origine) et qu’il y a régulièrement des ellipses temporelles, mais elles sont claires et très bien contextualisées. A vrai dire, cette phase d’adaptation se fait très vite et on se laisse rapidement prendre par l’histoire.

Je n’ai qu’un seul regret : que ce soit aussi court, je serais bien restée plus longtemps avec eux 😉
Comme à chaque fois …


A vos marques, prêts, …

La rentrée le retour Jack Danger écoleEt c’est reparti pour un tour !

Petit avant-goût jeudi et vendredi après-midi, histoire de préparer ma classe et de faire mes photocopies pour le jour de la rentrée, tranquillement, quand on n’est que deux à vouloir se servir de la photocopieuse. A partir de demain, il va falloir prendre son ticket. Entre ceux pour lesquels ce sera forcément plus urgent que toi, ceux qui font leurs photocopies pour la semaine à 5 minutes du début de la matinée, ceux qui ne savent pas se servir de la photocopieuse et qui mettent 30 minutes pour faire 30 photocopies d’un document (mais qui ne veulent surtout pas qu’on les aide alors qu’on aurait mis 30 secondes à faire la manip’).

Alors oui, j’ai un peu raccourci mes vacances, mais j’ai gagné en tranquillité. Ma classe est installée, il ne me reste plus qu’à préparer mes cahiers (c’est-à-dire sortir sur une table ceux dont on aura besoin le jour de la rentrée).

Je me sens zen pour cette rentrée. Espérons que ça dure. 🙂