Pourquoi je ne me reconnais jamais dans les livres et émissions qui parlent de la prise de poids et des régimes

, Pour tout dire, dans le but de m’aider à retrouver la bonne dynamique et me permettre de parvenir à embrayer l’étape 2, j’ai été au rayon « Médecine » de ma Bibliothèque et j’ai emprunté ce livre :

 

Et déjà, on commence par nous dire qu’il faut se préparer psychologiquement à notre future image. Dans les émissions de relooking, que ce soit avec Cristina ou avec William, c’est pareil, les professionnels (si tant est que ce soient de vrais pros – j’ai toujours des doutes dans ce genre d’émissions-télé-réalités) font accepter à la personne qui a perdu du poids sa nouvelle image, parce qu’elle se voit toujours grosse. Bref, c’est un fait semble-t-il établi pour tout le monde, un gros qui a minci se voit toujours gros. Sauf que moi, c’est le contraire : je ne me suis jamais « vue » grosse (si, quand je croisais un miroir, je voyais une grosse vache, mais mon image intérieur, jamais). Preuve que je n’ai jamais accepté ma prise de poids, que ces kilos en trop, ce n’est pas moi.

Dans cet ouvrage, viennent ensuite les raisons du surpoids. Alors certes, je suis d’une nature « profiteuse » (comme je dis toujours : il suffit que je regarde une religieuse au chocolat dans une vitrine de boulangerie pour prendre un kilo), mais ma mère a toujours veillé à ce que je garde un équilibre correct, sans jamais me priver pour autant. J’ai donc passé toute mon adolescence et ma vie de jeune adulte à mon poids de forme (qui est quelques kilos plus élevé que celui préconisé, mais celui-là, si je veux l’atteindre, faut que je perde un os -Rugbyman et Déménageur sont les deuxièmes noms -). C’est lorsque j’ai rencontré ChériBibi que j’ai commencé à grossir. Puis la pilule contraceptive (dont la première a été une catastrophe). Sauf que ça non plus, ce n’est généralement pas dans les raisons évoquées comme cause de la prise de poids. Et puis, quitte à faire, j’ai fait les choses dans les grandes largeurs ! Quant aux deux années à travailler dans un autre département, elles sont laissées des traces aussi.

Et quand arrivent le tour des aliments à éviter … je n’aime pas tellement les bonbons et autres sucreries ; je n’aime pas les sodas et je ne bois pas d’alcool ; je n’aime pas de charcuterie en dehors du jambon, du bacon et des lardons, je me contente de viandes blanches, je cuisine au maximum sans matière grasse ; je sucre (et sale) très peu (une chance pour moi, je bois mon café sans sucre).

Du coup, les conseils donnés me sont souvent inadaptés. Je fais à ma sauce … et la preuve, c’est que c’est la seule technique qui a marché ! Je vous l’explique prochainement !

 

 


On a tous nos favoris

« Café noir » : je crois que cette sous-catégorie n’a jamais aussi bien porté son nom.

Comme tous les soirs en rentrant, je jette un œil à la presse. Mais ce soir, voilà ce que j’y découvre :

Rogue RIP

C’est une partie de mon univers fantastique qui s’en va. Son regard transperçant me fascinait. Sa manière d’incarner le personnage de Rogue m’a toujours touchée. Et il m’émeut profondément dans le dernier volet de la saga.

Rogue

Adieu Severus

Certains diront qu’il est choquant que je fasse un article sur lui alors que je n’ai pas parlé des précédentes disparations. Mais, de par nos passions et nos préférences, certaines nous touchent plus que d’autres. Je savais Michel Delpech malade, Galabru avait un âge honorable, David Bowie a touché un peu à tout … Mais lui, je ne m’y attendais pas du tout.


Le sens caché des mots

C’est fou comme les mots que l’on emploie traduisent en fait notre état d’esprit. Je me suis fait cette remarque en lisant le forum enseignant.

Beaucoup y parlent de reconversion. Que faire quand on ne veut plus / peut plus être PE ?

Instit

Sauf que j’ai du mal avec ce mot « reconversion ». J’ai toujours dit que je ne serai pas PE toute ma vie. Mais je n’envisage pas la suite comme une reconversion, non. Juste un changement de cap : j’aurai changé de métier, tout simplement.

Le terme « reconversion » est teinté d’échec je trouve : on se reconvertit parce qu’on ne peut plus exercer son métier (pour raisons médicales), parce que le manque d’embauche nous oblige à changer pour aller voir ailleurs.

Quelle honte y a-t-il à vouloir explorer d’autres horizons ? Pourquoi s’enfermer dans un carcan ? C’est sûr qu’à notre époque, avoir la chance d’avoir un travail assuré, c’est une aubaine. Mais cela vaut-il de s’y contraindre à vie si on n’y trouve plus de plaisir ? Surtout dans ce travail qui est à la limite de la vocation (comme tous les métiers qui travaillent « dans l’humain » – je pense aux médecins, infirmières, ect … -).

Peut-être suis-je de ces tempéraments qui n’attendent pas que tout tombe du ciel. Je pense qu’inconsciemment, mes parents m’ont appris que quand on veut quelque chose, on se donne les moyens d’y parvenir. Ils m’ont sûrement appris aussi à ne pas toujours voir le pire et donc pouvoir envisager des perspectives positives malgré les risques.

J’ai envie d’explorer d’autres horizons. On n’a qu’une vie, mais pourquoi ne pas en vivre 100 à la fois ?


Les envies : le retour

Réflexion

Certains diront que ça sent les résolutions de nouvel An. Oui, non, peut-être. Je dirais surtout que ça sent le changement de période (une période, pour les non-initiés, étant la période de travail qui s’écoule entre deux périodes de vacances – tout ceci n’est qu’une histoire de périodes -).

Depuis la rentrée, il y a eu du laisser-aller. J’avais pris l’habitude de faire 4 à 6 heures de sport par semaine ; je faisais très attention à ce que je mangeais, j’avais perdu pas mal de poids, je tournais à 100 à l’heure, le réveil ne servait plus à rien alors que je veillais tard …

Et puis, la pré-rentrée est arrivée, avec son changement de dernière minute, le boulot en plus. Je me suis surinvestie, laissée bouffer, restant au boulot jusqu’à 18h30 presque tous les soirs. Et la classe à finir de préparer en rentrant pour le lendemain. Plus de place pour le sport. Moralité : je me sens moins énergique, j’ai un moins bon maintien, j’ai repris du poids (je vous raconterai comment j’ai perdu 10 kilos), je n’ai plus le courage d’aller faire du sport tous les soirs, j’ai juste envie de me poser tranquille chez moi.

Et puis, j’ai fait une « crise youtubesque« . Pour celles et ceux qui ne savent pas ce que c’est, qui n’ont jamais souffert de ce syndrome, voilà comment ça se présente : vous commencez à rechercher une vidéo sur YouTube (extrait de film ou clip musical), et puis, vous enchaînez avec la proposition suivante, et vous recherchez une autre vidéo, encore et encore. Et vous vous retrouvez à y passer vos nuits. C’est génial, on oublie tout, on est catapulté ailleurs … mais niveau chronophage, je crois qu’il n’y a pas mieux. (Ça a un bon côté : j’ai pas mal bossé ma compréhension orale de l’Anglais.)

J’ai donc envie de me reprendre en main, de retrouver mon envie de faire du sport (en même temps, la motivation de l’année dernière n’était pas la meilleure : j’avais absolument besoin d’évacuer le stress de la journée), de revenir à une alimentation bien mieux équilibrée.

J’ai aussi envie de retrouver les bonnes habitudes que j’avais : rien ne traînait, je n’avais pas de retard dans mon ménage, mon rangement. Même mes classes étaient prêtes à l’avance. Là, forcément, depuis la rentrée, je ne bosse qu’à flux tendu … et ça m’épuise.

J’ai aussi envie de reprendre le chemin de ce blog : j’aime écrire, j’aime quand mes doigts courent sur le clavier pour y rédiger mes idées, mes opinions, mes coups de gueule, mes coups de cœur … et mes critiques littéraires. Ça me manque et je voudrais vraiment dégager du temps pour m’en occuper davantage.

Et dans ce vaste programme, je dois aussi trouver du temps pour faire avancer un autre de mes projets. Je vis comme un échec de ne pas parvenir à le mener à terme alors qu’il me tient vraiment à cœur. Même s’il ne m’apportera sûrement rien d’autre que de la satisfaction personnelle.

Le plus dur, ça va être de ne pas se mettre trop de pression et ne pas culpabiliser si je ne parviens pas à tout faire. Et ça, ça va être dur, car autant je laisse le droit à l’erreur à mes élèves, je leur apprends qu’on doit se l’accorder, autant je ne me le tolère pas.

 


Je vous souhaite …

 » Je vous souhaite tout le bonheur du monde … « 

C’est avec un soulagement inhabituel que j’ai accueilli la nouvelle année : besoin de tourner la page d’une année cruelle et sanglante.

Plus encore que d’habitude, je souhaite de la paix, de la solidarité. J’aimerais que les gens retrouvent la joie des plaisirs simples, sans cette folie de la surconsommation qui rend les gens malheureux parce qu’ils ne voient que ce qu’ils ne peuvent pas avoir (ou en tout cas, pas tout de suite).

Un rayon de Soleil, le chant des oiseaux, un fou rire partagé.

Un bon bouquin, confortablement installée dans une chaise longue.

Un bon album de musique à fond dans la voiture sur une route ensoleillée.

On a tous ces petits plaisirs simples quelque part en nous, il suffit juste de savoir en profiter.

Meilleurs voeux 2016 Bis


Bonne année 2016

Meilleurs voeux 2016


La magie du rangement – Marie Kondo

La Magie du rangement - Marie Kondo » Le livre que vous tenez entre les mains est spécial. Il vous initie à KonMari, une méthode de rangement révolutionnaire … et pas seulement pour vos placards ! En pliant vos T-shirts, en sélectionnant vos livres, en vous débarrassant enfin du superflu qui vous encombre depuis des années, c’est un peu de vous que vous (re)découvrirez. Le rangement deviendra à part entière et vous éprouverez une nouvelle forme de joie.

Préparez-vous, il y aura un « avant » et un « après » La Magie du rangement. Parmi les 2,3 millions de lecteurs de ce livre ingénieux, certains ont changé de carrière, d’autres ont perdu du poids, d’autres encore se sont aimés davantage. Tous à leur niveau se sont révélés à eux-mêmes. Et tout a commencé lorsqu’ils ont regroupé leurs objets de même catégorie au centre d’une même pièce …

Vous êtes partant ? Alors oubliez tout ce que vous savez déjà en matière de rangement et révolutionnez votre intérieur, dans tous les sens du terme ! « 

De moi-même, je n’aurais pas acheté ce livre, ni même emprunté à la Bibliothèque. C’est parce que ma mère me l’a donné que je me suis plongée dans sa lecture. Et cette lecture m’a paru longue et fastidieuse (pour vous dire, je l’ai commencé au mois de septembre, je viens seulement d’y retourner, pour achever la dizaine de pages qu’il me restait à lire, tellement j’étais lassée). Il faut dire que la grande majorité de ce qu’elle avance me paraît tomber sous le sens.

Le premier précepte de Marie Kondo est de jeter avant de ranger de ranger. Ça tombe bien, la première chose que je fais quand je décide de faire du rangement, c’est de prendre un sac-poubelle.

Son deuxième précepte est de trier par catégories et non par pièces. Sauf que chez moi, il s’avère que tout ou presque est rangé par catégories (ça me saoûle  de fouiller plusieurs endroits pour trouver quelque chose). Et comme en plus, je ne suis pas du genre à stocker, ça aide.

Marie Kondo voit le rangement comme une philosophie, une vraie réflexion sur soi-même. Je ne voyais pas trop au début en quoi le rangement tel qu’elle le conçoit peut être une philosophie, car c’est inné chez moi (étant plutôt du genre minimaliste – exceptions faites des Kickers et des vernis Kure Bazaar, sauf que je ne les collectionne pas, je les mets -) ; mais je l’ai compris sur la fin.

Je vous passe le passage sur le tri des vêtements et le rangement de la penderie. Je suis devenue folle en lisant que les gens entassaient leur linge à plier et piocher dedans pour s’habiller …. moi qui repasse tout ! et qui ai des piles de linge au carré … (J’ai toujours dit que le Général en chef des Armées pouvait venir inspecter mon armoire, il n’y trouverait rien à redire !)

Et le pliage des vêtements à sa manière ne me correspond pas du tout : c’est bien beau mais les vêtements sont pliés sur des étagères, on fait comment ? Je n’envisage pas de ranger mes t-shirts dans un tiroir, justement parce que je ne les verrai pas. Ils sont empilés sur mon étagère et je les vois tous.

Quant à la flèche qui doit monter vers la droite pour la penderie … ben désolée, mais moi, c’est à gauche qu’elle monte pour plus d' »enthousiasme » (même si je ne vois pas trop ce que l’enthousiasme vient faire là … pour moi, c’est juste une histoire d’ordre et de clarté, mais bon).

Cela dit, je ne peux pas nier qu’il y a des conseils sensés, comme pour les vêtements qu’on garderait pour l’intérieur. Généralement, on ne les met pas ou alors on les porte mais on se sent comme un sac à patates.

Pour les livres, je pense que ses conseils peuvent intéresser ceux qui ont du mal à s’en séparer, ses questionnements me semblent justes.

Par contre, pour le tri des papiers, faites bien attention (je trouve léger que ce soit seulement dit en note de bas de page) : ses conseils ne sont pas tous valables pour la France !

Puis vient la partie « Petit bazar ». Et en lisant cette partie du livre de Marie Kondo, j’ai encore découvert que j’ai des réflexes masculins : les femmes mettent les pièces qui traînent dans une petite boîte, les hommes les laissent en évidence sur le buffet ou les mettent dans leur poche. Ben moi, je les laisse bien en vue sur mon meuble (pour les mettre dans mon portefeuilles dès que je sors mon sac) ou dans mes poches de jeans. Déjà que je caresse les courbes d’une voiture alors que c’est typiquement masculin … :-D

Par contre, j’ai des progrès à faire en ce qui concerne les cadeaux : je ne sais pas m’en séparer, ça me paraîtrait un manque de respect vis-à-vis de celui qui me l’a offert.

Quant à jeter les cartons, les boutons de rechange, ect … je trouve ça un peu extrême, voire radical : c’est parfois bien utile de les garder, j’aurais tendance à nuancer son propos (oui, je me suis déjà servi des boutons de rechange et j’étais bien contente de les avoir ; et si, les cartons pour revendre, c’est bien mieux).

Après la phase trier/jeter, on passe à la phase ranger. Son principe de base, c’est « désigner un endroit pour tous les objets » (p. 170). Pour moi, ce qu’elle énonce est une vérité de Lapalisse : ça me paraît tellement logique de se dire que telle chose va à telle place … (je vous l’ai déjà dit : je sais où sont les choses, même dans le noir).

J’ai beaucoup de mal avec son principe de rangement vertical (je trouve que ça fait bordel), mais bien d’accord avec elle quant à l’inutilité des objets organiseurs censés nous simplifier le rangement mais le complexifie (parce que ce n’est jamais à la bonne taille, jamais adapté à nos tiroirs ou placards … ).

Marie Kondo ordonne également :  » Videz votre sac tous les jours. «  (p. 196). Mais quelle perte de temps ! C’est peut-être bien pour quelqu’un qui en change tous les jours, mais quand on n’en a qu’un ? Pour moi, c’est le meilleur moyen d’oublier quelque chose ! Tout ça pour que le sac à main puisse se reposer …

Evier et plan de cuisine doivent être rangés, sans rien dessus qui les encombre : je suis bien d’accord là-dessus, c’est quand même bien plus simple pour passer l’éponge. Mais même moi, je n’arrive pas à l’appliquer tout le temps (genre : le produit-vaisselle qui reste sorti sur le coin de l’évier ; ou ma carafe Brita qu’il faut bien que je pose quelque part). Mais ça me paraît plus compliqué à appliquer dans la salle de bain : je laisse tout sur le bord de la baignoire (en même temps, il y a un savon et deux shampoings ; et je n’essaye pas mes flacons après chaque douche, ils sèchent tous seuls). Je ne me vois pas tout ranger (et donc essuyer) après chaque douche. Et puis d’abord, je n’ai pas de placard où les ranger.

Ce que nous devons faire grâce au rangement, c’est :  » Essayez de mettre de l’ordre dans votre maison en cherchant à la rendre heureuse . «  (p. 238). Alors, même si je trouve sa théorie totalement farfelue, je dois bien avouer que lorsque mon appartement est en bordel, j’ai l’impression de ne pas le respecter, de ne pas respecter le lieu dans lequel je vis et qui m’abrite (en un sens, qui me protège), et par extension, de ne pas me respecter moi (peut-être tout simplement parce que je n’aime pas le désordre).

Quant à avancer que le rangement a un impact sur nous : sur le plan psychique, je veux bien (j’étouffe dans un intérieur désordonné/encombré, je respecte quand j’ai tout viré/rangé) ; mais sur le plan physique, j’ai beaucoup plus de mal à le croire ! Du moins, pas de manière aussi simple et directe qu’elle l’énonce. Si changement physique il y a, je pense que ce n’est que le retentissement d’un processus psychologique.

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Vous allez me dire que mon article est très critique : oui, il l’est. Il l’est parce que pour moi, un tel livre n’apporte rien. J’ai même trouvé qu’à certains moments du tri, elle n’allait pas assez loin : je mets beaucoup plus l’utilité dans la balance quand je trie, même si un objet me « met en joie », s’il ne fait qu’encombrer la pièce, jouer le rôle de nid à poussière, je me force à m’en séparer ; ce n’est pas toujours facile, il faut parfois y revenir plusieurs fois, mais au final, je m’en sépare. Je pense être beaucoup plus pragmatique qu’elle dans mon rangement (ça doit aller avec mon côté cartésien).

Mais pour quelqu’un qui cherche à changer, il peut amener matière à réflexion, aider à entrer dans le processus. Certes, contrairement à ce qu’avance Marie Kondo, il ne s’agit là pour moi que d’une énième manière d’apprendre à ranger, qui a pour elle un nouvel éclairage pour nous aider à faire notre choix. Elle ne conviendra pas à tout le monde, mais elle aidera peut-être celles et ceux qui voient le tri et le rangement comme un calvaire empreint de rigidité.


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