Sweet sixteen – Annelise Heurtier

 » – Quand Est-ce que tu avais prévu de nous en parler ? As-tu pensé aux conséquences de ta décision ? As-tu seulement compris que tu vas tous nous mettre en danger ?
Molly était d’abord restée sans voix, la bouche ouverte, hébétée.
– Un paquet de Noirs se sont fait lyncher, et pour moins que ça, ma petite fille ! avait hurlé sa mère.
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Rentrée 1957.
Le plus prestigieux lycée de l’Arkansas ouvre pour la première fois ses portes à des étudiants noirs.
Ils sont neuf à tenter l’aventure.
Ils sont deux mille cinq cents, prêts à tout pour les en empêcher.
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Cette histoire est tirée de faits réels. « 

Encore un livre acheté lors de ma visite au salon de la LDJ. Parce qu’il touche une partie de l’histoire américaine qui m’attire énormément. Les années ségrégationnistes et leur chute.

Je ne connaissais pas cette partie de l’histoire. Alors même si l’histoire reste légère pour moi (normal, elle s’adresse à des ados), elle n’en reste pas moins intéressante.

Et au passage, j’ai appris que le titre avait une vraie signification aux Etats-Unis.

Qui a dit que la LDJ était niaise ?


En finir avec Monica – Candace Bushnell

 » Presse, télé, couloirs du métro, réseaux sociaux … Impossible d’échapper à Monica, la plus glamour des glamour girls, l’héroïne de romans et de films au succès planétaire. Adulée du public et des éditeurs (money, money, money !), elle donne pourtant des envies de meurtre à sa créatrice, Pandy Wallis, qui aimerait se consacrer à une VRAIE carrière d’écrivain … sans cette ombre qui lui colle à la peau ! Dans le monde impitoyable du showbiz, pas si facile de tuer celle par qui le succès est arrivé … « 

On continue dans le superficiel et l’irréel. Fêtes démesurées, beuveries indécentes, comportements capricieux … Troisième livre de Candace Bushnell que je lis et troisième fois que je peine à entrer dans l’univers du roman : trop perché pour moi, trop rocambolesque, trop éloigné de la vie réelle.

Plus d’une fois j’ai failli le refermer sans le finir, j’ai lu plusieurs passages en diagonale. La seule chose qui m’a retenue : vouloir comprendre qu’elle était le secret qui entourait ses rapports avec sa sœur.

Pandy Wallis est l’auteur de Monica. Son livre est un tel succès qu’il doit être adapté au cinéma. Pour incarner son héroïne, elle choisit SondraBeth. Cette dernière a une personnalité improbable, amoral. Mais Monica échappe à son auteur tout en l’emprisonnant. Pandy aspire pourtant à une véritable carrière littéraire. Mais ses rêves tournent court et la mènent à sa perte …

L’écriture a beau être agréable, le milieu dans lequel évolue l’héroïne m’a empêché d’adhérer à l’histoire. Je suis pourtant une bonne cliente de ces livres légers, romantiques, mais là, on est dans le superficiel.


 » J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste  » – Loïc Prigent

 » Dans la volière dorée de la mode pépient créateurs, mannequins, attachées de presse, assistants, clientes du monde entier. Ce tout petit monde d’une grande importance rit, raille, persifle, percute, se pâme, se mord. Rien n’est exagéré dans la sophistication, assez excessif dans la frivolité. Depuis plusieurs saisons, Loïc Prigent récolte leurs mots d’esprit, volontaires ou non. Les voici, frivoles et féroces, ahuris et perfides, perchés et poétiques.
Le livre le plus drôle jamais écrit sur la mode. « 

Bienvenue dans un monde parallèle. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis dit : « Rassure-moi, dis-moi que c’est dit exprès. » ou « Ce n’est pas possible qu’il ait dit ça. » Sans compter les phrases assassines, les commentaires faux-cul, les phrases sans aucun sens, le « franglais » pour faire genre …

Le monde de la mode aurait-il oublié qu’il est fait d’humains, de personnes qui peuvent ressentir des choses ? Que les mannequins ne sont pas fait d’argile ?

Les personnes qui gravitent dans ce monde aurait-elle perdu le contact avec la réalité au point d’en oublier ce qu’est vraiment la vie ? Quant aux quelques personnes encore lucides, leurs petites phrases sont vraiment cinglantes sur ce monde doré (mais loin d’être en or).

Ce livre est vraiment prégnant de la frivolité et la superficialité qui peut régir ce microcosme. Toute personne lambda immergée dans ce monde dirait « Stop, atterrissez, mais vous entendez ce que vous dites ? »

Une lecture totalement irréaliste mais pourtant vraie, qui se mange comme des carrés de chocolat qu’on veut savourer : trop point n’en faut. Quelques pages par-ci par-là régulièrement pour ne pas se lasser.


Les scones de George au Cooking Chef

Ce n’est pas la première fois que je fais cette recette de George, je l’avais déjà testée une fois.

Selon ce que j’avais constaté la dernière fois, j’ai ajouté un peu plus de sucre.

Les ingrédients :
260 g de farine (bon, 266 g très précisément, c’est ce qu’à afficher la balance quand j’ai relevé mon sac de 5 kg)
30 g de sucre + 2 sachets (= 15 g) de sucre vanillé
150 g de lait
40 g de beurre coupé en dés à température ambiante
1 pincée de sel
1 sachet de levure chimique

Astuce : Si, comme moi, vous vous lancez dans cette recette au dernier moment, passez vos dés de beurre 45 secondes à 350W au micro-ondes, ça le ramollira.

Préchauffer le four à 200-220°C.

Mettre en premier dans le bol du CC le lait, puis le beurre, le sucre, le sel, la levure et la farine. Mettre le pétrin et laisser pétrir 2 mn à vitesse 1, puis vitesse 2 les 30 dernières secondes.

Etaler la pâte d’une épaisseur de 2 cm (désespérément, j’étale trop la pâte et je suis plus à 1 cm : ça nous fait des petits scones). Prendre un verre en guise d’emporte-pièces et découper vos scones.

Enfourner une dizaine de minutes sur une plaque de cuisson. A la sortie du four, les déposer sur une grille.

A déguster soit nature, soit tartinés de beurre ou de confiture … ou tout ce qui vous fait envie ! 🙂


Le charmant cottage d’Amelia – Abby Clements

 » Alors qu’elle s’apprête à fêter ses trente ans, Amelia retrouve dans un vieux carton une liste de vœux qu’elle s’était promis de réaliser. Même si elle a déjà accompli bon nombre d’entre eux – comme épouser Jack ou nager avec des dauphins -, un souhait la laisse songeuse : vivre à la campagne.
Troublée par ces quelques mots ressurgis du passé, Amelia s’interroge : ne serait-il pas temps, pour Jack et elle, de quitter leur petit appartement londonien ?
La jeune femme est loin d’imaginer que don rêve de cottage fleuri, perdu dans la campagne anglaise, risque à tout moment de renverser sa vie. « 

Autant j’avais eu du mal à lâcher le premier roman d’Abby Clements, que j’avais trouvé rafraîchissant ; autant je laisse sans peine les personnages de ce troisième livre*. Pourtant, l’histoire m’a plutôt bien accrochée. Mais je ne me suis pas attachée aux personnages comme cela m’arrive quand je me laisse transporter par le récit. Peut-être parce que je n’ai pas du tout réussi à m’identifier à l’héroïne … alors que j’aurais pu. Cela n’empêche : c’est un roman agréable à lire.

Amelia, professeur dans un lycée plutôt difficile de Londres, et son mari Jack, concepteur de films d’animations pour l’industrie cinématographique, vivent dans un petit appartement londonien dans un quartier très vivant et plutôt bruyant. Alors qu’ils se posent la question d’acheter un nouvel appartement, Carly, la meilleure amie – et collègue – d’Amelia, lui rappelle, à l’occasion de ses trente ans approchants, de la liste des choses à faire avant cet anniversaire. Liste qu’elle retrouve dans une boîte rangée sous son canapé, une nuit d’insomnie. Dont le dernier point va chambouler sa vie …

Ce roman est partagé en trois saisons, image des émotions, de la vie de notre couple : été, automne, hiver. Et (spoiler) : la fin du livre laisse entrevoir le printemps.

L’écriture respire le calme et la sérénité, même lorsque la vie des personnages semblent partir en lambeaux ; le ton est apaisant.

Le genre de roman que j’adore.

* Oui, j’ai lu le premier et le troisième, et pas le deuxième : ce n’est pas ma faute : j’ai demandé à ma Bibliothèque de l’acheter car le deuxième d’Abby Clements est la suite de La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane, mais ma demande est restée lettre morte … malheureusement pour moi.


Le complexe du papillon – Annelise HEURTIER

 » J’ai ôté mes vêtements sans cesser de fixer le miroir et les larmes me sont montées aux yeux.
Comment un garçon tel que Jim se laisserait séduire par si peu de grâce, de personnalité ?
Louison a tort. Aucune robe ne réussira jamais à donner l’illusion que je suis devenue papillon. Tout simplement parce que je ne suis pas un papillon. Je suis une chenille flanquée de deux énormes cuisses.

Tout doucement, sans s’en rendre compte, Mathilde va tenter de devenir papillon, quitte à se mettre en danger … « 

Le problème quand on se rend à un salon de littérature de jeunesse, c’est qu’on craque sur des livres, même si on n’a aucune raison rationnelle de s’y intéresser. Je me suis donc, entre autres, laissée tenter par ce titre, et par l’histoire. Une jeune fille comme tant d’autres, mal dans son corps et, en voulant juste un peu au début, finit par trop se laisser influencer par les diktats des magazines et des blogs ou autres Instragrams. Se referme sur Mathilde la spirale infernale des régimes, jusqu’à leurs plus grandes extrêmes.
Comment Mathilde va-t-telle s’en sortir ?

Une histoire qui montre bien à quelle vitesse une adolescente peut se laisser prendre innocemment dans les pires diktats qui circulent sur les réseaux sociaux.


Télégramme # 31 mars 2017 #

A force de « run away » j’ai oublié de revenir !

  • Je suis passée de 1 à 2 heures de sport hebdomadaires à 6 à 8 heures … pour retomber à 0. Oui, cette semaine, j’ai juste couru 36 mn en alterné. Après, j’ai vu le doc’ qui a dit « Stop ». La faute à des tendinites (oui, je fais toujours de « package » à mon doc’, ça économise la Sécu). Je n’ai plus le droit de faire grand-chose de ce que j’avais l’habitude de faire.
  • Je ne lis  plus : plus rien ne m’inspire, je sillonne désespérément les rayons de ma Bibliothèque mais elle reste sans voix. J’attends un livre réservé qui va peut-être me remettre dans le mouv’.
  • Je ne bosse plus autant pour l’école (la règle des 24h : rajouter l’équivalent d’une journée de sport, ça implique forcément d’empiéter sur autre chose).
  • J’ai l’impression depuis un peu d’être « en vacances d’envies » (copryright JJG). Mais  c’est la suite logique du tourbillon, pas de panique.
  • Je suis totalement déconnectée du monde extérieur : je ne regarde plus la télé, n’écoute plus la radio.
  • Et avec le beau Soleil qu’on a eu, je n’ai qu’une envie : chaise longue, bouquins et musique …