Télégramme #19/06/2019#

  • En un mois, nous avons organisé et réalisé notre voyage de classe. STOP
  • J’ai encore aligné les heures de rendez-vous parents et les heures de réunion. STOP
  • Je croule sous les corrections (la faute à ma manière spiralaire de revoir les savoirs tout au long de l’année pour n’évaluer qu’à la fin, une fois qu’ils ont été bien rebrassés et donc, je l’espère, bien intégrés – les résultats semblent me donner raison pour l’instant -). STOP
  • De grosses tensions professionnelles à supporter. STOP
  • Une fête d’école à préparer dans la précipitation et une sortie surprise de dernière minute à organiser dans l’urgence. STOP
  • Les projets de l’année prochaine à déjà réfléchir. STOP
  • Vouloir prendre le temps de finir cette année avec mes Mignons, mais sentir en même temps que j’ai envie de me poser pour réfléchir, revisiter encore ma pratique et organiser posément mon année prochaine. STOP

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Et mon expéditrice de SMS nocturnes a été rejoindre les hautes sphères où les ondes physiques de grands messages lettrés et animés ne nous permettent plus de communiquer. Ça, il a fallu qu’on l’encaisse aussi. 

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La fille de papier – Guillaume Musso

De Musso, les deux romans que j’avais lus jusque-là tendaient plus dans l’esprit vers le roman policier, le roman d’enquête. Donc là, j’ai été cueillie.

Passé l’étape où j’ai accepté de croire à l’impossible et de rentrer dans l’univers fantastique de ce roman, je me suis laissé porter par cette histoire sympathique voire romantique. Ou comment un romancier retrouve le goût de vivre grâce à un personnage de sa fiction.

Tom est un écrivain célèbre, auteur d’une trilogie à succès. Les deux premiers opus ont envouté un nombre impressionnant de lecteurs. Le dernier tome est donc attendu avec une forte impatience.
Mais voilà, Tom est en total perdition, abruti par le cocktail anti-dépresseurs et autres pansements chimiques, la faute à une rupture inguérissable avec son âme sœur.
Incapable d’écrire, Tom doit pourtant absolument rédiger le dernier volet de sa saga. Sauf qu’écrire ne se fait pas sur commande ; le cœur en miettes, il est victime du syndrome de la page blanche.
S’enfonçant davantage dans les limbes chimiques qui lui embrument le cerveau, il découvre par une nuit d’orage, une fille nue au milieu de son salon. Il ne veut pas y croire, mais il doit accepter l’impensable : cette fille n’est autre qu’une héroïne de son roman …

Tout comme Milo et Carole, les deux meilleurs amis – seuls amis – de Tom, j’ai tout d’abord cherché une explication rationnelle à l’apparition de cette fille. Et comme eux, on finit par accepter cette réalité irréelle. Et quand on s’y est fait …

Jusqu’à la fin, j’ai été soufflée. C’est un nouveau style que je découvre à Musso (je lis les livres dans n’importe quel ordre) et je dois avouer que j’ai pas mal apprécié. A certains moments, les pérégrinations du livre voyageur (vous comprendrez en lisant l’histoire) m’ont paru un peu longues et trop répétitives, leurs incursions très courtes cassant le rythme de l’histoire sur laquelle j’étais centrée (c’est une chose que je n’aime pas dans les histoires à plusieurs points de vue : j’aime avoir le temps de me plonger dans une focale avant de revirer vers une autre).

Mais la fin … ! Moi aussi je me suis faite berner ! 😀


Marie d’en haut – Agnès Ledig

Marie d'en haut - Agnès LedigEncore un Ledig que j’ai dévoré en 3 soirs … et qui m’a réconciliée avec cet auteur (le dernier que j’avais lu était trop plat, trop mélancolique, je n’avais pas aimé). J’hésitais à en retenter un, mais la quatrième de couverture était engageante. Et j’ai bien fait.

L’histoire est plus paisible, même si la force des sentiments et les blessures profondes s’y épanchent. Mais l’optimisme domine, le pire est derrière, on chemine vers un meilleur.

L’histoire tourne principalement autour de deux personnages, un livre à deux voix (plus une autre qui vient nous confier ses sentiments de temps en temps).
Il y a d’abord Olivier, gendarme muté en Ariège, pas par envie mais par nécessité. Un genre d’ours asocial qui ne sait pas vraiment communiqué avec les autres. Et plutôt binaire dans son genre : tout est blanc ou noir, le gris n’existe pas.
Et il y a Marie, agricultrice plantée en haut de sa montagne, avec ses vaches et sa fille. Et son voisin Antoine qui veille sur elles. Mais elle n’a besoin de personne, Marie, elle est forte et elle sait se défendre. Et elle aime le calme de sa montagne, le monde, ce n’est pas pour elle.
Alors quand ces deux-là vont se rencontrer à cause d’un hasard nommé Jean-Raphaël, leurs caractères bien trempés vont faire des étincelles …. dans tous les sens du terme !

Un livre qui vous transporte et ne se laisse quitter qu’une fois terminé.


Le Cupcake Café sous la neige – Jenny Colgan

Je l’ai attendu un bout de temps ce livre. J’avais savouré le premier opus, et en découvrant qu’il existait une suite, j’espérais me régaler tout autant.

Mais ça n’a pas été entièrement le cas. Car même si ce roman se lit très bien et est très agréable à dévorer un premier jour de vacances pour se vider la tête, je lui ai malgré tout trouvé un peu goût de réchauffé, puisqu’on y retrouve exactement la même mécanique que dans Noël à la Petite Boulangerie.

Alors que le Cupcake Café fonctionne très bien et que sa vie amoureuse est comblée, Izzy voit un nuage assombrir son bonheur : Austin se voit confier pour quelques jours une mission aux Etats-Unis. Et il semble vraiment apprécier ce travail et cette vie new-yorkaise auxquels il ne goûte que depuis quelques jours et pour seulement quelques jours. Seulement voilà, Austin n’a pas tout révélé à Izzy et son avenir professionnel pourrait bien remettre en cause leur équilibre. Sans compter sur les frasques de Darny, le petit frère d’Austin, qui pourraient influencer ces décisions.

Même si l’histoire est rapidement téléphonée, la quatrième de couverture en dit beaucoup trop et révèle la fin de l’histoire avant même qu’on ouvre le livre. Et très franchement, j’ai trouvé ça dommage car il n’y a plus aucun suspens à la lecture. On sait déjà comment ça va finir avant même d’avoir commencé.

Pour autant, j’ai aimé lire ce livre, c’est simple et doux comme un cupcake, même si on en connaît déjà la saveur.

Edit : je publie cet article avec un mois de retard. J’avais juste à rajouter la photo du livre, j’ai oublié … :-p (J’aime même oublié de faire la photo … :-D) 


Sophie Dean fait ses valises – Alexandra Whitaker

Sophie Dean fait ses valises - Alexandra Whitaker

Cette histoire était prometteuse : Sophie, mère au foyer modèle, découvre que son mari veut la quitter pour aller vivre avec sa maîtresse, mais elle ne lui en laisse pas le temps et fait ses valises, lui laissant la gestion de la maison et des enfants.
J’imaginais donc l’histoire d’une femme libérée qui s’affranchit de son mari et son rôle de femme au foyer, pour devenir une femme libre tout en restant mère.

Sauf que … Pour commencer, alors que le titre du livre et la quatrième de couverture laisse à penser que l’histoire tourne autour de Sophie, le roman s’ouvre sur Agatha et Valerie, la maîtresse par laquelle tout arrive. J’ai failli refermer le livre avant de voir arriver Sophie, mais j’ai tenu bon, même si plusieurs fois l’envie de le reposer définitivement à démanger, parce qu’en plus de l’histoire, j’ai eu beaucoup de mal avec le style d’écriture.

Le roman s’ouvre donc sur Agatha qui attend son amie Valerie au restaurant. Mais sous prétexte que celle-ci prend juste une salade alors qu’elle avait envie d’un plat plus conséquent, elle pousse Valerie à imposer un ultimatum à son amant, comme pour se venger. Et plus loin, Marion, amie de Sophie, qui pousse la femme trompée à faire profil bas, comme si de rien était, pour se garder du « qu’en dira-t-on », prenant presque le parti du mari volage.
Et Sophie qui se confie et fait amie-amie avec les premières personnes venues …
Une vision américaine des relations.

Mais on est très loin de la femme libérée qui prend sa vie en main comme je l’avais imaginée.

Cette histoire me laisse une impression de brouillon. La fin est une non-fin.
Je me dis que j’aurais mieux fait de le refermer la première fois que j’en ai eu envie car je n’ai vraiment pris aucun plaisir à lire ce livre.


Les reflets changeants – Aude Mermilliod

 

Les reflets changeants - Aude Mermilliod

Destins croisés de trois personnages.

On a tout d’abord Elsa, empêtrée dans une relation toxique à sens unique.

Il y a Jean, conducteur de train, qui se rêvait libre mais qui a vu ses plans changer avec sa fille, le trésor de sa vie.

Et puis il y  a Emile, qui vit dans un monde de silence bruyant, le laissant toujours sur la touche.

Quand Emile décide de croiser le chemin du train de Jean, il provoque la rencontre de ce dernier avec Elsa. Les destins s’entremêlent, les vies prennent des tours différents. Où comment les hasard de la vie guident parfois nos choix.


L’autre Finistère

 

Là-bas, au bout du monde. Avec la Pointe du Raz comme horizon.

Le charme des côtes découpées, la mer d’Iroise venant battre les rochers pour mon plus grand bonheur.

Et la famille. Vive les vacances.

Bretagne