Millésime 54 – Antoine Laurain

 » Paris, un soir de septembre. Peu de choses relient Hubert, propriétaire de son appartement de famille, Magalie, restauratrice en porcelaine, Julien, barman débutant, et Bob, touriste américain de passage dans la capitale. Pourtant tous les quatre vont ouvrir et partager une bouteille de Château Saint-Antoine 1954 retrouvée dans la cave du vieil immeuble où ils habitent.

Le lendemain matin, les rues ne sont plus tout à fait les mêmes, ni les autobus, ni les commerces, ni les gens. Un délicieux parfum d’autrefois flotte sur la ville Et pour cause : ils sont retournés dans l’année du vin ! 

Sortilège ? Rupture temporelle ? De la traversée d’un Paris éternel où l’on croise Jean Gabin comme Audry Hepburn, jusqu’aux mystérieuses vignes du Beaujolais qui vont livrer leur secret, les voilà pris dans un tourbillon le temps d’un week-end ailleurs.

Millésime 54 est une fête, une invitation au voyage qui fait la part belle à l’amour, à l’amitié et au désir de merveilleux qui sommeille en chacun de nous.  » 

Voilà un roman plein de fantaisie, agréable à lire et qui permet de passer un bon moment.

Sur le coup, lorsqu’on lit la présentation des protagonistes, on se demande bien comment ces quatre-là vont bien pouvoir faire pour se rencontrer et finir par partager une bouteille de vin. En fait, le secret est très simple, mais il est bien amené.

Et c’est ainsi qu’on se retrouve à les suivre dans leurs aventures rocambolesques, à la découverte d’un Paris inconnu qui a un goût de fantasme pour les contemporains que nous sommes.
Sans oublier un petit retour à la nature, qui n’est pas sans nous rappeler que le plaisir de la vie n’est pas dans le matériel de nos vies survoltées.

J’ai trouvé dommage que la balade dans le Paris de 54 ne soit pas plus longue, plus détaillée. Un peu comme si la quatrième de couverture ne tenait pas ses promesses. C’était vraiment succinct … mais d’un autre côté, nos protagonistes n’y passent que 24 heures ; pas assez de temps pour dresser un tableau complet alors qu’ils ont des préoccupations bien plus importantes et vitales pour eux.

Je me suis quand même demandé sur l’auteur n’avait pas un peu (beaucoup) abusé de Retour vers le futur pendant son adolescence ! 😛 Dans le discours du professeur Arpajon, j’ai parfois cru lire des paroles qu’auraient pu prononcer Doc ! 😀 

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TAG Comment blogue-t-on ?

Je réponds à la proposition de George de reprendre également ce TAG.
Il concerne la partie « Café littéraire », puisque les questions sont orientées sur notre manière de bloguer autour des livres. Mais comme je ne suis pas un pur blog littéraire …

1. Avis, Critique, Recension et/ou Ressenti ?

J’aime à dire que je chronique.
Je n’ai pas la prétention de dire que je critique, je n’approfondis pas assez pour cela, je n’ai pas assez de connaissances littéraires pour cela.
Je partage mes découvertes littéraires, bonnes ou mauvaises, surprenantes ou déroutantes, envoûtantes ou décevantes. J’écris ce que j’en ai pensé, parfois la résonnance que cela peut avoir en moi (le fameux « effet miroir » qui parfois peut nous faire apprécier ou déprécier un livre au-delà du texte lui-même).

2. Le choix du livre

Je fonctionne à l’envie.
Un titre, une illustration, une quatrième de couverture … C’est généralement dans cet ordre-là que je me laisse séduire.

Ou alors les articles de blogs (parfois – mais rarement – de magazines) qui me permettent d’aller au-delà des apparences.

3. Cas particulier : parfois, pas besoin de choisir, les livres viennent à toi via les SP, ou Service de presse.

C’est arrivé à une époque : les éditions Rue Fromentin m’envoyaient des romans. Jusqu’au jour où ça s’est arrêté (je n’ai jamais reçu celui qu’ils devaient m’envoyer, et je n’ai plus eu de propositions depuis ; dommage, j’adorais ça : un peu comme un cadeau qu’on reçoit).
Mais je les remercie grandement pour tous ces livres qu’ils m’ont fait découvrir, vers lesquels je ne me serais peut-être (sûrement) jamais tournée sans eux. Des histoires parfois dures, poignantes, mais enrichissantes. J’aime leur ligne éditoriale, je suis abonnée à leur newsletter et j’emprunte souvent leurs livres à la Bibliothèque car ça me fait toujours sortir de mes sentiers battus (sinon, j’ai souvent tendance à lire le même genre de livres – quoique : emprunter à la Bibliothèque et se laisser séduire par les livres mis en avant dans les rayons permet parfois d’expérimenter, de manière plus ou moins heureuse, d’autres styles -).
Mais dans tous les cas, j’ai toujours donné mon avis tel que je le pensais.

4. Mettre ou ne pas mettre la quatrième de couverture ? That is the question

Toujours. Avec la couverture du livre. C’est mon mode de présentation.
Et puis je me dis que celui qui l’a écrite sait forcément mieux le faire que moi (même si des fois, je trouve qu’elle gâche un peu le démarrage de l’histoire ou que je la trouve éloignée de ma lecture).
Et parfois, elle me dépanne quand je suis incapable de parler de certains livres, parce que l’histoire ne me permet pas d’en résumer l’amorce, parce que je ne suis pas rentrée dedans.

5. Prise de note

C’est très rare. Parfois, en cours de lecture, je note une phrase, une idée, que je veux absolument penser à noter dans l’article de blog (sur un bout de carnet, de cahier, d’enveloppe … le premier bout de papier qui me tombe sous la main).

Cela peut m’arriver sur les livres d’actualités, de sociétés, thématiques … Mais généralement, si je prends trop de notes, c’est mauvais signe.

6. Rédaction

Je suis obligée d’écrire mon avis à la fin de la lecture du livre. Si je passe à un autre livre entre-temps, je ne suis plus dans l’ambiance. Et comme je ne prends pas de notes pendant ma lecture, cela me permet de ne pas tout mélanger. Et puis, je n’aime pas revenir sur une histoire quand je suis partie dans une autre : quand je lis, je suis totalement immergée dans l’univers du livre (c’est comme ça que quand je m’enfile les 7 Harry Potter d’un coup, sans rien faire d’autre, l’atterrissage à la fin est rude … et passer à une autre lecture est compliquée).
Il n’y a que pour les BD qu’il m’arrive d’en chroniquer plusieurs à la fois … mais c’est parce que je peux en lire plusieurs dans la même journée, soit une série, soit des BD de styles totalement différents, donc je ne m’emmêle pas les pinceaux crayons touches. 😀

7. Serré ou plutôt long ?

Pour le café, plutôt long.

Pour les chroniques, elles sont plutôt serrées : je n’ose pas trop raconter l’histoire, j’ai toujours peur de trop en dévoiler et de gâcher le plaisir futur de mes lecteurs.
Cela dépend aussi de ce que m’a inspirée la lecture du livre : parfois ça m’emmène très loin, parfois ça ne me transporte pas du tout. Des fois, j’ai beaucoup de critiques ou d’éloges à faire, d’autres fois, quand la lecture est plus banale, il n’y a pas forcément matière à s’épancher.
L’idéal serait de faire des recherches sur les contextes d’écriture, etc. Mais j’ai toujours peur que lire les informations et avis différents n’influence mon propre point de vue. J’ai une vision très naïve, une compréhension très 1e degré car je ne cherche pas forcément une interprétation derrière chaque mot, je lis pour le plaisir de lire une romance. Et parfois, un second sens du texte s’offre à moi et dans ce cas, il y a plus à raconter qu’un simple résumé de l’histoire et un simple avis.

8. Divulgâcher, moi ! Jamais

J’ai toujours peur d’en dire trop !
C’est pour cela que j’en dis un minimum et que mes chroniques littéraires sont peu fournies et peuvent passer pour peu travaillées ou approfondies.
Et quand je donne mon sentiment sur l’histoire mais que cela pourrait laisser entrevoir une miette de dénouement, je préviens à l’avance et j’écris en blanc. Libre à chacun de surligner le texte avec sa souris ;-).

9. Ils en pensent quoi les autres blogueurs ?

Je ne m’amuse pas à aller rechercher les avis des autres lecteurs-blogueurs sur le livre que je chronique, je n’ai pas le temps. Cela pourrait être intéressant après coup, mais je ne peux pas tout faire (je n’ai pas de Retourneur de Temps).
Quand je cite un autre blogueur, c’est parce que c’est lui qui m’a incitée à lire le livre en question, ou que je participe à un challenge littéraire.

10. Citation

J’en fais rarement. Cela oblige à prendre des notes.
Donc, pour la lecture d’un roman, on oublie (à moins, vraiment, d’une phrase très marquante qui résume à elle seule l’ambiance du livre) : ça me couperait dans l’histoire, c’est impensable.
Cela peut m’arriver pour les autres livres, car cela ne coupe pas le fil de la lecture puisque ce n’est pas une histoire dans laquelle on plonge, mais des informations que l’on vient chercher. J’en mets quand elles peuvent expliciter mon point de vue ou illustrer mes propos.

11. Taguer ses billets

Non, je ne le fais pas.
Mais ce tag me fait dire que je devrais le faire, pour redonner de la visibilité à mon blog. Faut pas se voiler, si on écrit, c’est aussi pour être lu.

12. Noter ses lectures

Je n’ai jamais noté mes lectures.
(Je ne suis déjà pas fichue de noter mes élèves …) 
Je trouve les observations plus intéressantes.

13. Les affiliations

J’ai bien trop peu de visiteurs, je ne suis pas un blog spécialisé littéraire. Donc je n’ai jamais été approchée.

14. La reconnaissance

Comme je disais plus haut, si on écrit, c’est aussi pour être lu.
Recevoir des commentaires, ça fait toujours plaisir. Et ça permet d’avoir un retour, de partager des expériences, parfois d’instaurer un dialogue. C’est pourquoi je prends le temps (des fois avec du retard, avec toutes mes excuses) de répondre à tous les commentaires qui sont laissés ici.

Voilà comment je blogue autour de mes lectures. Et vous ? 


Juste avant le bonheur – Agnès Ledig

 » Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fée. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil d’une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui tendre la main. Emu par leur situation, un homme généreux les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. La chance serait-elle enfin en train de tourner pour Julie ? 

Agnès Ledig, auteur de Marie d’en haut, Coup de cœur du grand prix des lectrices de Femme actuelle, possède un talent singulier : celui de mêler aux épisodes les plus dramatiques de l’existence optimisme, humour et tendresse. Dans ce roman où l’émotion est présente à chaque page, elle nous faut passer avec une énergie communicative des larmes au rire, elle nous réconcilie avec la vie. 

Juste avant le bonheur fait partie de ces (trop) rares livres qu’un a envie de rouvrir à peine refermés, tout simplement parce qu’ils font du bien ! « 

Julie a eu Lulu alors qu’elle n’était pas encore majeure. Aujourd’hui, à 20 ans à peine, elle se débrouille donc avec son petit boulot de caissière pour subvenir seule eux besoins de son fils. Elle s’accroche comme elle peut, juste pour lui. Mais un jour, un homme paumé (comme un homme peut l’être quand il met pour la première fois les pieds dans un supermarché pour faire des courses) passe à sa caisse. Alors qu’elle est habituée au mieux à l’indifférence des clients, au pire à leur mauvaise humeur, celui-ci lui porte de l’attention. Ce petit bout de femme ne l’a pas laissé indifférent …

Il y a longtemps que je n’avais pas autant pleuré en lisant un livre : verser une larme, ça peut arriver, mais là, elles se sont pointées à plusieurs !

J’ai lu ce livre d’une traite. Trop hâte d’avoir la suite de cette douceur qui s’installait … et ensuite, connaître la suite des événements, le dénouement. Choc d’autant plus retentissant que j’ai fait une pause de quelques minutes au moment fatidique spoiler au moment où tout bascule : poser le livre dans la douceur des bonheurs vécus avec un sentiment d’apaisement et le reprendre pile quand tout explose et vole en éclats a été d’autant plus fort.

Vous en révéler plus risquerez de gâcher l’histoire. J’ai déjà presque peur d’en avoir trop dit.

Une seule chose à retenir : cette histoire est poignante.


Les Anges et tous les Saints – J. Courtney Sullivan

 » Dans les années 1950, les sœurs Flynn, âgées de 17 et 21 ans, quittent leur village d’Irlande pour vivre à Boston aux Etats-Unis. Nora vit cet exil comme une épreuve, Theresa comme une chance d’émancipation. Mais la volonté a parfois moins de poids que le destin. 
Cinquante ans plus tard, les choix faits dans leur jeunesse ressurgissent dans la vie des deux femmes aux parcours si différents. 

Un roman poignant, impressionnant de maîtrise et de justesse psychologique. « 

C’est toujours avec le même plaisir que j’attaque un J. Courtney Sullivan. Et je n’ai pas été déçue. Comme à chaque fois, dès les premiers mots, la magie opère. Je n’avais pas fini la première page que je savais déjà qu’une nouvelle fois je me régalerais.
Et ça a bien été le cas.

Cette fois, J. Courtney Sullivan a choisi de nous emmener sur les traces de ces Irlandais qui, dans les années 1950 ont choisi de traverser l’Atlantique pour s’installer aux Etats-Unis et rejoindre la communauté installée à Boston depuis le milieu du XIXe siècle.
Mais c’est en 2009 que commence cette histoire ; quand Nora doit faire face à un drame et que se retrouve à devoir prendre contact avec sa sœur.
Et tout au long de ce roman, l’auteur nous promène entre le passé et les faits présents, les souvenirs et actions passés éclairant le présent.

C’est un vrai régal. Et une fois de plus, ce roman nous éclaire sur un pan de l’histoire sociétale des Etats-Unis.

Je ne suis pas prête de lâcher cette auteure.
Vivement le prochain J. Courtney Sullivan ! 🙂


L’île aux remords – Quella-Guyot & Morice

 

L'île aux remords - Quella-Guyot & Morice

 » « Le bagne, c’était la belle vie, tu sais … 
Sauf pour les prisonniers, évidemment ! »

1958. Les Cévennes sont la proie d’inondations gigantesques. Jean, médecin de campagne, va porter secours à son père qui vit encore dans les collines. Mais cela fait 25 ans qu’il est parti brutalement, sans donner la moindre nouvelle, pour entrer dans l’armée coloniale.

A mesure que l’eau monte, la colline devient une île où père et fils sont contraints de se parler et de faire le point sur une histoire familiale compliquée. Aux froides certitudes de Jean, le père oppose un humanisme ancré dans la terre. Les certitudes de Jeans risquent d’être emportées par la crue, et les a priori avec ! « 

Bienvenue dans un huis-clos cévenole, sur fond de crue qui isole un père et son fils en haut d’une colline.

J’ai trouvé l’histoire superficielle : à mon goût, elle aurait mérité d’être développée sur plusieurs centaines de pages pour approfondir les opinions, sentiments, ressentiments des personnages.
Ils se livrent beaucoup trop vite, font trop rapidement tomber les barrières et les confidences autour des secrets bien gardés tombent bien trop facilement par rapport au poids qu’ils portent.
Du coup, les révélations tombent à plat, se devinent trop aisément.

J’ai aussi été gênée par le point de focal trop souvent changeant dans l’histoire et les points de vue trop nombreux : un coup on est dans les souvenirs du père, un coup dans ceux de Jean, un coup dans ceux de Simone … J’ai eu l’impression que ça partait dans tous les sens.

Les propos tenus par Jean, contre-balancés par la sagesse paysanne de son père, peuvent être choquants aujourd’hui, mais il faut replacer la BD dans son contexte historique (car pendant sa lecture, j’ai parfois eu tendance à l’oublier) : ils sont le reflet des avis divergents de l’époque.

 

Je ferai malgré un deuxième essai avec Boitelle et le Café des colonies car le titre et l’histoire me tentent beaucoup.
D’autant que l’écriture aussi bien que les graphismes ne sont pas désagréables. On verra …

 


Hokusai – SHÔTARÔ ISHInoMORI

 

Hokusai - SHÔTARÔ ISHInoMORI

 » DÉCOUVREZ LA DESTINÉE DE L’UN DES PLUS GRANDS MAÎTRES DE L’ESTAMPE JAPONAISE.

Quand Tetsuzô prend le nom de HOKUSAI il a déjà plus de 40 ans. L’auteur de La grande vague de Kanagawa doit tout recommencer pour s’imposer en tant que dessinateur.
A travers ses voyages et ses rencontres, entrez dans la vie trépidante de l’homme qui a émerveillé l’Occident : HOKUSAI !  »

Ce n’est pas la première fois que je m’essaie au manga. Vous avez déjà pu en voir passer plusieurs ici : par exemple Emma ou La Bicyclette Rouge. J’ai également lu la série Bride Stories mais je n’avais pas eu le courage ni le temps de la chroniquer (c’est une série bien sympathique qui nous entraînent aux confins des civilisations du Soleil Levant et offre un regard sur les traditions ancestrales en terme d’unions et de la vie plus généralement).

C’est justement en allant voir s’il n’y avait pas un nouvel opus de Bride Stories que mon œil a été attiré par le titre suivant : Hokusai. La curiosité a voulu que je vérifie s’il s’agissait bien d’un manga sur le peintre … et cela s’est révélé être le cas. En plus, le graphisme ne me déplaisait pas (les noir et blanc étaient bien tranchés, sans pour autant être binaire dans le dessin, laissant de la place pour des nuances de gris). Je me suis donc laissé tenter …

… Sauf que contrairement aux graphismes, l’histoire m’a laissée de marbre. Non pas que l’écriture soit désagréable … mais le propos ne m’a pas plu du tout. Je pense que l’auteur a plutôt cherché à rendre hommage à l’artiste (« J’espère aini pouvoir vous donner une image de ce grand peintre qu’est Hokusai. »), or pour moi, il est passé pour un homme inconstant, irascible, autoritaire et pervers.

Je me suis mélangée dans la chronologie de l’histoire car les chapitres ne suivent pas toujours le fil du temps. Je me suis perdue dans les noms (sûrement à cause de mon manque de culture japonaise).

Pourtant, ce manga se lit bien, on ne voit pas défiler ses presque 600 pages, les dessins ne sont pas surchargés.

Je ne suis pas sûre que le ressenti que j’ai eu soit celui qu’espérait l’auteur sur son lecteur.


Le petit TAG du dimanche de George

Lu chez George, j’ai trouvé sympa ce petit TAG, qui dévoile encore un peu mon côté bouquineuse.

1- Quel est votre premier souvenir de lecture ? 

Le premier qui me vient à l’idée est la découverte d’Agatha Christie avec Les dix petits nègres que nous devions étudié en 5e. On devait seulement lire les pages d’introduction (en gros, la comptine), sauf que j’avais été incapable de lâcher le bouquin après. Je crois que c’est la seule fois où j’ai lu un livre imposé par plaisir le soir dans mon lit. C’est aussi la première fois que je faisais autre chose que ce qui était demandé en cours : comme j’étais en avance sur les séances travaillées, je n’écoutais que d’une oreille, pendant que je lisais la suite !

En essayant de trouver un souvenir plus ancien, celui qui me vient, c’est un livre d’école à lire, Duke, l’histoire d’un berger allemand, des 20 pages qu’on avait à lire dans le week-end et que j’ai fini par en être malade. J’étais en CM.
J’ai toujours lu très lentement, j’ai besoin que mon cerveau prononce tous les mots. Quand mes yeux glissent juste sur les lignes, sans que ne se crée la mélodie, je n’aime pas, il manque quelque chose, la lecture devient mécanique.

Rien de marquant ne me revient avant. Pourtant, on a toujours été envahis de livres à la maison : on a toujours dit en rigolant de c’étaient eux qui calaient le lit ! 😀

2- Quel est le plus vieux livre de votre bibliothèque ? 

Dans le peu de livres que je conserve, se trouvent des Molière, Racine, Corneille, qui appartenaient à ma mère et qui datent de ces années collège-lycée. Le plus ancien est sûrement celui qui n’a presque plus de tranche, les feuilles tiennent à peine (d’ailleurs, la dernière page de couverture n’est plus solidaire du reste du livre, elle a pris son indépendance) ; je le manipule avec beaucoup de précaution. Il s’agit du Cid de Corneille. Mais j’ai eu beau chercher dans tous les sens, ChériBibi aussi (la tête quand il a vu la vétusté du livre !), impossible de trouver la date d’impression, on sait juste qu’il a été imprimé en France. Si j’en crois les indices trouvés sur Internet, il daterait de 1933-1936.

3- Avez-vous un genre de prédilection ? Si oui, quelle est votre dernière lecture du genre ? 

J’ai une grosse préférence pour les romans, plus particulièrement les comédies romantiques, les belles histoires, les romans feel good … parce que quand je lis le soir, j’ai besoin d’histoires qui détendent et font du bien, qui me font voyager. (Si je vous raconte que quand j’ai lu La Nuit du renard de Mary Higgins Clark, j’ai été incapable de dormir pendant 2 ou 3 nuits ? j’ai d’ailleurs fini par lire toute la nuit pour le finir, mais j’ai fini dans un état d’angoisse … – Tiens, ça me rappelle d’ailleurs quand en 1ère, j’ai dû lire L’Espoir de Malraux : je cauchemardais de la guerre toutes les nuits, j’ai détesté ce livre. -) 

Mais j’aime aussi lire des livres plus documentaires, pédagogiques, en rapport avec l’actualité du monde, la société … ; des livres d’histoire (surtout l’histoire des femmes et la société du XIXe siècle). Bref, des livres qui m’apprennent des choses.

Et je suis une dévoreuse de BD en tout genre (historique, littéraire, policière, fantastique – y’a que là que j’en lis d’ailleurs -, comique …).

C’est comme ça que je peux lire plusieurs livres en même temps sans que cela ne me pose problème.

C’est comme en musique, même si j’ai une énorme, imposante, préférence pour le Rock, j’écoute presque de tout.
Comme dans beaucoup de domaines d’ailleurs : je suis du genre éclectique.

4- Avez-vous un auteur favori ? Si oui, quel est votre livre préféré de cet auteur ? 

Sans hésiter : J. Courtney Sullivan ! 

Je la suis sur Facebook, Twitter, pour être sûre de ne pas louper un nouveau roman. C’est comme ça que, Les Anges et tous les Saints, je l’ai attendu longtemps ! Entre sa sortie aux U.S.A. et sa sortie en France, j’ai eu le temps de m’impatienter.

Je garde tous ses livres. Après le premier, j’ai même eu la chance d’être contactée par les éditions Rue Fromentin qui m’ont envoyé les deux suivants (et d’autres romans d’ailleurs que je n’aurais peut-être jamais lu sans ça) et j’avais pré-commandé le dernier à ma petite librairie.

Par contre, me demander de choisir entre Les débutantes, Maine, Les liens du mariage ou Les Anges et tous les Saints, c’est mission impossible pour moi ! (Eh oui, je ne m’appelle pas Ethan Hunt.)

5- Quel est votre dernier achat livresque ?

Ben, on en revient encore à J. Courtney Sullivan et son dernier opus, Les anges et tous les Saints.

Ce que je lis, je l’emprunte à la Bibliothèque ou on me l’a donné, prêté.

6- Quel est le dernier livre qu’on vous a conseillé ? 

Jeeves de P.G. Wodehouse.

Mais pour l’instant, j’ai beaucoup de mal : je trouve le rythme très lent.

7- Quel est le dernier livre que vous avez conseillé ? 

Décidément, j’ai l’impression que ce tag veut que je réponde la même chose à plusieurs questions : le dernier J. Courtney Sullivan, forcément ! 😉

8- Quel est votre lecture en cours ? 

Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig.

(+ Jeeves qui est en standby
+ Les plus jolies fautes de français de nos grands écrivains que je lis par petits morceaux)

9- Quel est le livre de votre PAL qui vous fait le plus envie ? 

Aucun en particulier pour l’instant.
Et de toute manière, un livre que j’ai vraiment envie de lire, je n’attends pas, je le lis dès que je termine celui en cours (les seuls moments d’attente, c’est que je réserve à la Bibliothèque et que je dois attendre que ce soit mon tour).

10- Citer un livre que vous avez relu.

Le dernier en date : Ma vie pas si parfaite de Sophie Kinsella.
Parce que j’étais en panne de lecture, en panne d’envie de lecture. J’ai quelques livres style chick lit pour ces moments-là, y’a que ça qui passe : des histoires gentilles, qui finissent bien et dont je connais déjà l’histoire.

Mais le records revient aux Harry Potter, que j’ai relus un nombre incalculable de fois.

Ensemble, c’est tout a cette particularité, lui, que je l’ai lu 3 fois d’affilée sur un temps très court, tant j’ai été envoûtée (il y a des livres avec lesquels il se passe des fois quelque chose d’inexplicable …).

 

Voilà pour moi. Si quelqu’un veut reprendre ce tag, qu’il se serve ! 😉