Molière à la campagne – Emmanuelle Delacomptée

Molière à la campagne - Emmanuelle Delacomptée » Sur le quai de la gare Saint-Lazare, entre trois grosses valises et une poignée de pigeons, je reste étourdie. Après des dissertations de sept heures, une maîtrise imparable de l’exophore mémorielle, une science sans faille de l’évolution des sons [aü] et [eü] au XVIIIe siècle, l’Education nationale m’expédie, au cœur de la Haute-Normandie, entre les départementales D32 et D547, au collège des 7 Grains d’Or, au milieu des champs de maïs.

E.D.

Douglas, Jordan, Jeffrey, Kelly, Charlotte et quelques autres seront les premiers élèves de cette enseignante envoyée dans un collège de campagne. Des élèves tour à tour exténuants et attachants, qui ont perdu leur culture rurale et ressemblent étrangement aux enfants des villes. A côté des cours, il y aura aussi la formation de l’IUFM, hilarante à force d’inepties, qui tient à tout prix à transformer les « parents d’élèves » et « géniteurs d’apprenants ».

Molière à la campagne retrace le parcours héroï-comique d’une jeune femme qui oppose aux absurdités du système scolaire l’humour et l’espoir.

Emmanuelle Delacomptée est professeur de français depuis 2005. Elle travaille aujourd’hui dans une collège de Seine-Saint-Denis.  » 

Ou le destin ordinaire de tout lauréat au concours national de professorat en collège et lycée. Voilà notre héroïne arrachée à sa vie parisienne, direction le fond de la campagne normande. Et ce n’est pas l’unique bonheur qui l’attend : à elle la chasse à l’appartement en urgence, à elle le bonheur des cars de campagne … puisque bien qu’ayant stipulé qu’elle n’avait pas son permis, on l’a mise en rase campagne (et si ça se trouve, un pauvre normand se retrouve lui aux prises de la jungle parisienne).

Et puis, c’est l’entrée dans la cage aux fauves (aka : la classe), où elle doit apprendre seule à prendre ses marques, à s’affirmer, avec l’aide de quelques collègues et le soutien des ses compagnons de galère (les stagiaires de l’IUFM).

C’est un journal de bord sans prétention : les galères traditionnelles du PLC stagiaire. Ce récit n’est ni larmoyant, ni plaintif, il est juste le reflet de la réalité, d’une réalité, celle d’Emmanuelle Delacomptée.

J’ai dévoré ce livre dans la soirée, j’ai adoré. Il me parle sûrement d’autant plus que je suis de la partie et que beaucoup de choses me parlent. Mais tout le monde peut se régaler.


Télégramme #08 avril 2015#

Je rencontre régulièrement des failles spatio-temporelles : j’ai un gros problème de temps. Qui n’est peut-être pas sans rapport avec mon taux hebdomadaire de sport assez élevé (entre 4 et 7 heures par semaine).

Je n’oublie pas que je vous dois ma recette de chouquettes.

J’ai aussi un billet pour le Café Littéraire qui est rédigé sur papier, il faut juste que je trouve le temps de le retaper.

Et puis, je profite de l’intégralité d’une série que je me suis offerte il y a un mois.

J’essaie de ne plus vous laisser tomber aussi longtemps, promis. :)


Sois père et tais-toi *

* Ce titre m’a été inspiré par une émission sur France 5.

C’est une question que je me pose souvent quand reviennent dans les Unes des « scandales » d’enfants soi-disant non reconnus par des personnalités influentes, financièrement aisées généralement.

Je crois que le dernier en date qui m’a indigné est celui qui a touché le Prince Albert de Monaco. Une femme s’est fait connaître en affirmant que son enfant était celui d’Albert. Cet enfant n’était pourtant plus un bébé.

Cette émission exposait ce sujet. Les hommes se retrouvent parfois contraints et forcés d’assumer un enfant qu’ils n’ont pas désirés. Ils sont pris au piège. Et cette faille dans le système judiciaire me choque.

Alors oui, il n’est pas normal que les femmes soient les seules à assumer la contraception. Mais, que dire des quelques cas où les femmes veulent un enfant, mentent à leur partenaire d’un soir, et qui, quelques mois / années après, se pointent une fois l’enfant là et réclament à cet homme d’assumer un rôle qu’ils n’ont pas voulu, voire réclament une pension alimentaire. Que penser de ses femmes qui jouent les irresponsables, tout autant que les hommes, et jouent à la roulette russe ? Sans compter les accidents qui peuvent mener à une situation non-désirée malgré la protection initiale.

Autant je peux comprendre le désarroi d’une femme mise au pied du mur par une situation non-désirée et qui la partage avec la personne concernée dès qu’elle en a connaissance, autant je trouve malhonnête celles qui provoquent la situation et en abusent ensuite.

Que penser de ces quelques femmes qui prennent des hommes en otage, leur imposant un enfant qui a 3 ans, voire qui est ado, et réclament une pension alimentaire ?

Comment un juge peut-il obliger un homme qui n’a jamais connu son enfant, qui ne savait même pas qu’il était père, à payer une pension alimentaire, et ce de manière rétroactive, et donc le ruiner ?

Je trouve que sur ce point, les hommes ne sont pas bien protégés. Et pas bien informés.

Ne vous méprenez pas sur mes propos : je dis souvent que c’est facile pour les hommes, la responsabilité de la contraception incombe toujours à la femme. Or, il faudrait changer ces mentalités. Il faudrait que les hommes aussi prennent en main la contraception. Ils échapperaient ainsi à ce genre de situation.

Mais il est anormal que des femmes puissent prendre des hommes en otage, et ce en toute malhonnêteté et exiger de l’argent derrière, quand bien même ces derniers n’ont pas reconnus l’enfant.

Et enfin, celui qui est au centre de tout ça, l’enfant ? Comment se construire quand on sert juste de monnaie d’échange ? Parce que c’est ça que je vois de l’extérieur : un pauvre gamin qui est juste là pour gagner une pension. Un gamin qui se prend aussi toute son histoire dans la figure.

J’ai toujours du mal comment on peut être intéressé à ce point-là.


La société de (sur)consommation

Attention, je vous préviens tout de suite : cet article ne se veut en aucun point scientifique ou analytique. Il est juste le fruit d’une réflexion personnelle, suite à mes observations et à mes lectures, reflet de mon ressenti sur la société dans laquelle je vis.

Réflexion

Mon regard sur la société de consommation s’est développé au fur et à mesure de ma vie d’adulte, mais s’est aiguisé au fil de certaines lectures (Zéro Déchet de Béa Johnson, Le bon consommateur et le mauvais citoyen de Robert Rochefort ou encore La planète bazar de Annie Leonard).

Je pense que mes premières critiques sur notre société de consommation sont venues avec les supermarchés qui ont commencé à tout faire en avance : les jouets de Noël en octobre, la galette des Rois dès le début du mois de décembre, les rayons de Noël qui disparaissent une semaine voire 15 jours avant Noël, le blanc qui débarque avant même Noël ; même problématique pour les chocolats de Pâques ; la rentrée des classes dès fin juin mais qui a déserté les rayons le 1e septembre. Les collections de vêtements des magasins qui ont toujours plusieurs mois d’avance m’agace aussi passablement : vous avez essayé d’acheter un pull en février ? et vous avez vraiment envie d’acheter des nu-pieds au mois de mars ? des bottes fourrées en août ? Bref, mon agacement a commencé avec cette course permanente au « toujours plus vite, toujours plus tôt ». Pourquoi ne pas profiter du temps présent ?

J’exècre aussi toutes ces babioles (plus ou moins grosses) qu’on nous vend comme indispensables et qui n’ont d’autres fins que d’encombrer nos placards, qui sont souvent vouées à un usage limité dans le temps car la mode passe, et qui vont finir en déchets. Vous voyez ici ressortir mon côté minimaliste

Création de besoins. Surexploitation des ressources terrestres. Système économique basé sur la consommation et donc sur les ressources de la Terre, donc caduc.

Création de besoins = obligation de consommer = discrimination entre ceux qui ont les moyens et les autres, donc financement de futile face à l’utile (abonnement de téléphone vs assurance habitation).

Mais notre société capitaliste est basée sur ce principe de consommation à outrance : sans lui, elle s’écroule. Mais c’est aussi la Terre qui s’épuise. Il serait peut-être temps de réfléchir à un nouveau modèle économique (c’était très bien expliqué dans The Sory of stuff)


Noël en février – Sylvia Hansel

Noël en février - Sylvia Hansel » Tout commence le 11 septembre… mais en 1996. Si aucun avion ne vient percuter les Twin Towers, Camille, quinze ans, croise le regard de Mathieu. Pour elle, aucun doute : ce garçon sera LE garçon, celui qui bouleversera sa vie. Il sera son amour et son seul ami, celui qui l’aidera à échapper à sa petite vie solitaire, à sa famille recomposée, à son lotissement pavillonnaire et aux pauvres types qui traînent sous l’abribus. Mais évidemment, rien ne se passe comme prévu…

Entre grandes espérances, rock et quiche lorraine, Camille comprendra que Noël ne revient pas en février, même quand on essaie de toutes ses forces.

Noël en février, premier roman de Sylvia Hansel, est un livre touchant et juste sur les tourments de l’adolescence, porté par le franc-parler imparable de Camille, son héroïne. « 

Camille entre au lycée d’Arts appliqués. Elle espère changer son image de fille bizarre, toujours seule. Elle semble plutôt mal barrée. Et c’est, dans cet état d’esprit, qu’elle croise ce magnifique mec. Elle tombe sous le charme direct. Pourvu qu’il soit dans sa classe, pourvu qu’il soit dans sa classe …

Mais le destin en a décidé autrement. Sauf qu’elle n’est pas décidée à le laisser faire. Et c’est ainsi que l’on suit Camille dans sa quête éperdue de Mathieu. Mais cette quête n’est pas sans embûche, loin de là. Par fois même Camille se perd … Jusqu’à la dernière page.

Dernière page où là c’est moi qui me suis perdue ! La fin m’a laissée dubitative. Sûrement parce que j’ai trop extrapolé le texte. Ça doit être ma tendance au mélo.

Ne vous attendez pas à un beau texte, bien écrit, avec de belles phrases ; la poésie du texte est trompeuse. Ce roman est écrit à la manière d’un journal intime tenue par une adolescente. C’est frais, c’est cash, c’est vivant, c’est tortueux comme l’esprit d’une adolescente.

Bon, maintenant, je n’ai plus qu’à réviser ma culture musicale. Y’a de sacrés manques. Merci « Noël en février » :).

Merci aux Editions Rue Fromentin pour l’envoi de ce livre.

 


Eclectisme – #Des bouts de moi

Je crois que c’est le mot qui me définit le mieux.

Antinomique ne serait pas mal non plus.

Plein de choses chez moi ne collent pas aux stéréotypes qu’on s’en fait.

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Je suis super écolo-bio … mais je suis aussi une geek finie.

Mon style musical ne colle pas avec l’image babacool qu’on se fait des écolos : j’adore le rock, le vrai, celui des guitares électriques. Entre autres. Car parler de « mon style musical » est déjà une vision erronée de ma personnalité : « mes styles musicaux » serait plus juste.

Mon style vestimentaire en est aussi très loin : jean, cuir. Que des mots pas beaux pour les vrais écolos !

Et puis j’adore conduire (ouh la vilaine qui pollue !). Et rêve d’un jour passer mon permis moto … et d’en conduire une bien entendu !

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En matière de musique, on peut parler de melting pot.

Il y a JJG, l’indétrônable. Et tous ceux qui sont dans le même style. La variété française et étrangère pop-rock.

Vont se côtoyer Metallica, Pink Floyd, Dire Straits, Scorpions, et tous les autres que j’aime écouter mais que je n’ai pas forcément (sinon il me faudrait une médiathèque à moi toute seule) : Police, Nirvana, les Rolling Stone, les Beatles, Genesis, Phil Collins …

Et à côté de ça : Une, Dos, Très de Ricky Martin, It’s Raining man, les chansons des années 80 (et certaines des années 90), tous ces succès qui nous ont fait – et nous font encore – chanter, danser.

Et puis, certains morceaux de classique vont me faire frissonner : La Sarabande de Haendel par exemple.

Et j’aime MC Solaar, IAM, même si je ne vais pas en écouter tous les jours (ça manque de guitares :-p).

Rajoutez à cela les BOF … et les génériques de dessins animés, de séries, ou les chansons cultes de certains films, qu’on s’amuse parfois à se passer … et à chanter à tue-tête ! :-D

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Pour les films, c’est pareil, il ne faut pas chercher de logique : j’adore les comédies, comédies romantiques. Ou alors les films d’action gentils faits pour toute la famille. Je n’aime pas les coups de feu et le sang.

Mais je passe le plus clair à regarder LW (ma série fétiche, la seule que j’ai regardée en entier, pendant laquelle il ne fallait pas me déranger, je décrochais le téléphone et l’interphone, coupais le portable) dans laquelle ça finit toujours par canarder à un moment ou à un autre, et je prends mon pied en regardant Mission : Impossible II.

Mission  Immpossible 2 Film

Je déteste la science-fiction … mais Matrix a longtemps été mon film culte.

Et je suis une fan inconditionnelle de Harry Potter.

Harry Potter Film

Sans compter mon mari qui m’a fait adorer les films de Bruce Willis.

Je vais aussi bien du film nian-nian au film d’action.

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En matière de bandes-dessinées, je fais le même grand écart.

Je passe aussi bien d’Astérix, Boule & Bill à Largo Winch (comme on se retrouve) ou XIII. Ou encore Joséphine de Pénélope Bagieu. Sans compter tous les styles auxquels je peux m’adonner grâce à la Bibliothèque, mais également à mon vendeur qui connait mes goûts et sait m’orienter vers des nouveautés auxquelles je ne me serais pas frottée seule.

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Et puis, il y a tout ce qui est antimonique chez moi :

– J’adore vivre la nuit mais j’aime me lever de bonne heure pour profiter de ma journée.

– J’ai peur du noir mais j’aime ne pas allumer la lumière (la nuit, je me promène chez moi en me laissant guider par l’éclairage extérieur qui filtre par les volets et les « lucioles » électroniques qui peuplent l’appartement).

– Je suis une grande anxieuse, angoissée, stressée, je collectionne crises d’angoisse et crises de spasmophilie … mais je suis une « caféinomane ». Alors qu’il faudrait que je limite sacrément les doses.

– J’ai une peau atopique qui ne supporte rien … mais je passe mon temps à la piscine.

– J’adorerais avoir les cheveux longs … mais seuls les cheveux courts à mi-longs (pas plus que les épaules) qui me vont.

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Du côté de mon style, c’est pas mal non plus : j’ai un style très masculin (toujours en jeans, pas de robe ou de jupe, blousons en cuir ou en jean), mais j’adore mettre en valeur mon décolleté.

J’aime autant les sous-vêtements qui ont un côté sport que ceux qui donnent du sex appeal.

J’adore jouer sur ce contraste féminin/masculin qui me caractérise.

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Et je suis sûre qu’il y a plein d’autres exemples …

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Une peu compliquée comme fille, vous pouvez le dire !


Le Kenwood Cooking Chef

Il y a peu, je vous parlais d’un « aide cuisinier ».

Il y a longtemps que je le voulais (depuis sa sortie en fait, en 2009 renseignements pris purée, je ne me souvenais pas que ça faisait aussi longtemps -). Et grâce à un généreux cadeau de ma maman pour mon appartement tout neuf, je l’ai enfin !

Kenwood Cooking Cherf Premium KM089 Robot pâtissire cuiseur

Belle bête, vous ne trouvez pas ?

Je ne vous raconte pas la taille du carton … et son poids : 30 kg la bête ! J’ai dû breaker ma voiture et virer la plage-arrière. Mon modèle est le KM089 Premium, donc il est bien équipé : le blender, le bol multi-fonction, le panier cuit-vapeur, en plus des différents batteurs.

Kenwood Cooking Cherf Premium

Il est également accompagné d’un livre de recettes (j’ai eu le Recettes rapides et faciles, ça me va bien, surtout pour commencer ! -). Et entre la page Facebook et le site Kenwood Cooking Chef, il y a de quoi faire pour commencer. Sans compter les différents sites qui proposent des recettes adaptées.

Quand j’ai ouvert le carton, j’ai vraiment eu l’impression d’avoir acheté un objet « de prestige », haut de gamme : tout était bien calé dans le carton. En premier, j’ai découvert le coffret dans lequel on trouve entre autres le guide d’utilisation rapide, un livret de recette ; puis on découvre en dessous le livre de recettes, qui est un vrai livre. Puis le robot lui-même et tous ses accessoires, chacun dans son carton.

Et depuis que je l’ai, le Cooking Chef sert presque tous les jours (bon, plus tous les jours depuis la reprise, vu que j’ai moins de temps). Depuis que je l’ai (une semaine avant Noël), j’ai fait mes ganaches pour mes bûches de Noël et de l’An, un bœuf bourguignon, une crème au chocolat (que j’ai foiré, elle n’a pas pris, mais je n’avais pas de maïzena, j’ai mis de la farine à la place, ça a peut-être joué), des gougères, des biscuits sablés, un risotto, des chouquettes à gogo (ChériBibi m’en demande tous les jours où je ne travaille pas !). Ah oui, pour celles et ceux qui ne le sauraient pas : c’est un robot pâtissier cuiseur, grâce à l’induction. Donc, la pâte à chouquettes ou gougères, ça se fait tout seul. Le bol multi-fonctions m’a été bien utile pour râper le chocolat de mes ganaches. Sans compter le blender que j’utilise régulièrement pour faire mes soupes.

Contrairement à son « grand-père », il est super silencieux ! Bon, ça fait quand même du bruit, hein, surtout quand on râpe du chocolat à dessert :-D, mais par rapport à ce que je connaissais du bruit que fait celui de ma mère, j’ai vraiment été agréablement surprise.

J’ai bien l’intention d’expérimenter un maximum les recettes de mon livre. J’ai bien l’intention de m’en servir plus que régulièrement et en faire un véritable allié de mon désir du « tout fait-maison ».

Je crée donc une sous-catégorie « Kenwood Coooking Chef » dans Le Café gourmand, car j’adapte la manière de faire de certaines de mes recettes. La première que je vous donnerai, ce sera celle de mes chouquettes !


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