La Disparition de Stephanie Mailer – Joël Dicker

Après deux choix plutôt chaotiques de romans, et une certaine lassitude des histoires douces, je me suis tournée vers un auteur qui m’a envoûtée l’été dernier et je me suis donc attaqué au dernier Dicker.

Et l’effet a été immédiat : une fois embarquée, j’ai lâché le livre juste le temps de dormir un peu. En trente-six heures, les six cents et quelques pages y sont passées.

Tout commence par un fait divers dramatique de juillet 1994, dont seule la douce ville d’Orphea, théâtre du drame, se souvient : une famille de trois personnes et une joggeuse sont assassinées dans un quartier résidentiel, alors que tout le reste de la population assiste à l’inauguration du premier festival de théâtre en centre-ville.
20 ans plus tard : La police d’Etat de New-York fête, en ce lundi soir, le départ d’un de ses meilleurs éléments, Jesse Rosenberg, qui souhaite mettre un terme à sa carrière. Alors qu’il a le surnom de « capitaine 100% », une journaliste du nom de Stpehanie Mailer vient le voir et lui affirme qu’en fait, il n’est que le « capitaine 99% ». Elle insinue qu’il n’aurait pas résolu convenablement une affaire, celle du quadruple meurtre de 1994. Jesse, qui pensait passer sa dernière semaine au sein du service en sirotant du café tout en faisant ses adieux à ses collègues, se retrouve à s’interroger sur cette ancienne histoire, intrigué et travaillé par les dires de la journaliste. Quand son collègue de l’époque et ami Dereck le voit plongé dans ces anciens dossiers, il le dissuade de replonger dans cette affaire. Mais voilà que Stéphanie Mailer disparaît à son tour … 

Et là, tout s’emballe. L’histoire alterne entre récits ayant prise dans le présent et narrations inscrites dans le passé ; entre la narration de Jesse et celle d’autres protagonistes. On passe par des phases où les faits semblent s’éclairer et des moments où tout s’embrouille. A aucun moment on ne se lasse. La fin est peut-être un peu trop rapide … mais d’un autre côté, les éléments étaient déjà tous là, on les imbrique juste dans le bon sens. En fait, c’est surtout qu’on arrive au bout de l’intrigue et que, quelque part, on ne veut pas forcément le lâcher.

Encore un très bon opus !

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Petits délices et grand amour – Nora Roberts

Sous ce titre alléchant se cachent en réalité deux histoires.

La première s’intitule « La force d’un regard » ; rencontre entre Summer, chef pâtissière de renommée internationale, fière, suffisante et capricieuse, mais surtout indépendante, et Blake qui règne sur l’empire des hôtels Cocharan et cherche à la recruter pour le restaurant de son hôtel à Philadelphie. Lui la sait diva, elle imagine très bien l’homme d’affaires qui n’envisage pas qu’on lui dise non. Mais l’un comme l’autre, ils n’ont pensé une seule seconde de l’étincelle qui allait se produire au premier regard. Commence alors un jeu enflammé du chat et de la souris, entre forte résistance et baisse de garde.

Les premiers temps de ma lecture, mon avis sur cette histoire n’était pas très enthousiaste. Summer me sortait par les yeux avec ses comportements de diva. Et la passion enflammée entre Summer et Blake arrivait beaucoup trop vite dans l’histoire. Mais une fois passée cette frustration, je me suis laissée prendre au jeu (du chat et de la souris, justement :-D).
J’ai parfois eu du mal avec l’écriture, la manière de tourner certaines phrases m’a dérangée et surtout, j’ai trouvé que l’histoire aurait mérité d’être davantage développée, certaines ambiances et certains décors auraient pu bénéficier de plus de descriptions à mon goût. J’aurais vraiment aimé voir Summer se débattre pour modifier les cuisines, les menus, vivre la transformation de ce restaurant. Là, on se trouve uniquement centré sur les personnages et leurs sentiments, ce qui est sûrement le choix de l’auteur ; mais du coup, l’histoire est trop courte à mon goût. Elle n’est pourtant désagréable à lire : mais il faut davantage l’envisager comme une longue nouvelle qu’un roman à part entière.

Pour la seconde histoire qui s’intitule « Envoûtante passion », j’ai envie de dire : on prend les mêmes et on recommence. Mais cette fois avec Carlo Franconi, le chef italien ami de Summer, et son attachée de presse aux Etats-Unis, Juliet, qui l’accompagne dans la tournée promotionnelle américaine de son nouveau livre.
Le schéma de l’histoire est exactement le même : une étincelle qui allume la passion au premier regard, mais chacun restant sur ses gardes tout en s’enflammant … jusqu’à la conclusion identique !
J’ai du coup eu de longs passages de lassitude, ayant l’impression de relire la même histoire. Si j’ai un conseil à vous donner, si vous avez passé un moment agréable avec la première histoire, lisez un autre livre (voire plusieurs) avant d’embrayer sur la deuxième.

Ce livre m’a désappointée : les histoires romantiques autour de la pâtisserie sont pour moi synonyme de partage, confort … ce que je n’ai pas du tout retrouvé dans ce roman où tout tourne vraiment autour des personnages et leur passion dévorantes. Les scènes d’amour sont très détaillées, mais sans être graveleuses, seulement sensuelles, mais trop répétitives à mon goût. Comment souvent dans ce genre de livre, pour moi, il manque une histoire autour de l’histoire d’amour. Cela rend l’ensemble plat, il manque du relief à l’histoire.
Si vous recherchez une histoire d’amour pour lire juste une histoire d’amour, allez-y, mais si comme moi vous aimez les histoires romantiques qui s’intègrent dans une histoire plus globale, ce ne sera peut-être pas pour vous.


Le secret du mari – Liane Moriarty

Déroutant, dérangeant. Voilà quels sont les adjectifs qui me sont venus régulièrement pendant ma lecture jusqu’au moment où mes mains ont refermé ce livre. Un sentiment de malaise assez prégnant m’a envahie.
Et mon impression sur ce roman en est du coup assez floue. L’histoire est très particulière.

Un lourd secret niché caché dans une lettre. Une lettre qui n’aurait jamais dû tomber entre les mains de Cecilia. Une lettre à n’ouvrir qu’après la mort de son mari. Mais que lui cache-t-il qu’il ne veut pas qu’elle découvre tant qu’il est vivant ? Pourquoi ? 
Et comment tenir sa promesse de ne pas ouvrir cet enveloppe qui doit renfermer un terrible secret pour que John-Paul semble paniqué qu’elle est découvert son existence ? 
En parallèle on découvre Rachel, veuve, qui voit son petit-fils, sa seule raison de vivre, s’envoler pour New-York à cause de sa bru. Et Tess, qui travaille avec son mari Will et sa cousine « siamoise », maman d’un petit Liam, qui n’imagine pas un seul instant la nouvelle qu’ils vont lui annoncer. 
Et de voir chacun de ces personnages avec leurs tourments. 

J’ai trouvé la mise en place des personnages et de l’histoire trop longue, pour au final ne pas voir, ne pas comprendre où cela allait bien pouvoir mener.
(Attention spoiler 🙂 La révélation du contenu de la lettre arrive trop vite, trop tôt dans l’histoire. Du coup, on continue la lecture non pas pour découvrir le lourd secret du mari, mais plutôt pour savoir ce qui va découler de cette révélation. J’ai eu l’impression de naviguer à l’aveugle, ne sachant pas du coup, où cette lecture allait me mener. Et le retour de bâton est presque trop logique, trop manichéen.
Et tout cela en une semaine seulement. La Semaine Sainte quitte à faire (très stéréotypé je trouve, ça me laisse septique).

Cette lecture me laisse un goût amer. Déprimante.
Pourtant la quatrième de couverture est alléchante, prometteuse. Les critiques lues à droite et gauche plutôt élogieuses ; c’est ce qui m’a fait l’emprunter. Et pourtant, j’ai poursuivi la lecture au-delà du lundi (dont j’ai déjà eu du mal à venir à bout) uniquement pour savoir ce qu’il allait advenir de chacun, mais sans plaisir particulier.
Le seul personnage pour lequel j’ai ressenti de l’empathie est peu développé, laissé de côté. Je ne me suis pas attachée aux autres. Je suis restée extérieure à l’histoire, je n’ai pas adhéré du tout.


L’enfer est pavé de bonnes intentions – Lauren Weisberger

Forcément, étant tombé dans les filets du Diable s’habille en Prada ; ayant, automatiquement, lu la suite, je ne pouvais m’épargner ce dernier opus fraîchement sorti.

Sur le coup, quand j’ai attaqué le premier chapitre, une fois celui-ci achevé, j’ai refermé le livre et j’ai bien failli l’abandonner là. Je n’avais pas envie de superficialité et me retrouver plongée dans une fête du Nouvel An à L.A., dans une villa hors de prix, remplie de gens superficiels qui ne pensent qu’à leur apparence, ça m’a moyen branchée. J’ai donc mis le livre de côté pour partir à la découverte de Cathy Kelly, dont la profondeur de l’histoire était plus ce que j’attendais à ce moment-là. Une fois fini, j’ai repris le roman de Lauren Weisberger, parce que quand même, ce serait dommage de passer à côté. Et j’ai bien fait, ce n’était effectivement juste pas le bon moment, et ça aurait été dommage de m’en priver.

Alors oui, on est toujours dans le superficiel, dans l’image publique de soi. Et on voit comment certains personnages aux dents longues n’hésitent pas à ruiner celle de quelqu’un d’innocent pour servir leurs intérêts tant ils sont dévorés par l’ambition.

Nous voici donc de retour aux côtés d’Emily, qui a quitté Runway pour se mettre à son compte et conseiller des personnalités en termes d’image médiatique. Mais elle se fait voler ses clients les uns après les autres par Olivia Belle. C’est comme ça qu’elle échoue à New York un 1er janvier, et finit totalement désœuvrée, seule, sans la moindre de rentrer chez elle à L.A. où ne l’attend qu’une maison vide, Miles (son mari) ayant dû s’envoler pour Hong-Kong. Elle décide donc de rendre visite à son amie Miriam, installée à Greenwich, Connecticut, avec son mari et ses trois enfants. 
Et quand Karolina appelle Miriam au secours parce qu’elle s’est fait injustement arrêter pour un état d’ivresse et rejeter par son mari qui ne lui pardonne pas cet acte qui ternit son image et nuit à ses ambitions politiques, Emily saute sur l’occasion de se distraire un peu et changer les idées à Karolina, qui n’est autre qu’une ancienne connaissance de l’époque Runway. Et elle ne compte pas la laisser se faire piétiner. Avec l’aide de Miriam, elle va tout faire pour la tirer de ce mauvais pas. Elle va alors découvrir que Greenwich, où elle va devoir rester quelque temps, est un univers bien particulier, loin des codes de New York ou L.A..

Même si le premier chapitre a eu du mal à me séduire, la suite de l’histoire m’a bien plu. Un mélange d’intrigues, de ragots, d’amour, de sentiments. Les chapitres sont alternativement centrés sur chacune des protagonistes, on les voit progresser ensemble et chacune de leur côté, entre leurs doutes, leurs interrogations et leurs certitudes (parfois erronées).

Ce 3e opus n’a certes pas le même punch que Le Diable s’habille en Prada, mais il est sûrement mieux qui l’épisode de la Vengeance, qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable (je suis incapable de me remémorer un seul passage de l’histoire !). Et même s’il est à 1000 lieues des préoccupations du commun des mortels, on arrive à pénétrer son univers.


L’art de la simplicité – Dominique Loreau


Il y a longtemps que je veux lire ce livre. Etant en phase de « je veux me délester un maximum » sans trop savoir comment faire – parce que, étant minimaliste dans l’âme, il y a longtemps que je pratique le désencombrement (depuis toujours, en fait), que ce soit physiquement ou même maintenant mentalement, et que je ne m’attarde plus sur certaines « choses » (au sens très général du terme, qu’il s’agisse de choses physiques ou morales/mentales dirons-nous) –, j’ai profité du début des vacances pour le lire.

Ce livre se découpe en trois parties : 1°- Matérialisme et minimalisme ; 2°- Le corps ; 3°- Le mental.
En gros : nos possessions, le soin du corps, le soin de l’esprit.
Très bien pour celles et ceux qui voudraient simplifier leur vie, s’éloigner de ce monde consumériste qui n’apporte pas le bonheur et qui ruine notre Planète, des personnes toxiques qui nous pompent notre énergie. Il aide à réfléchir, à avancer.

Malheureusement pour moi, cette lecture ne m’a rien apporté. Je suis peut-être trop détachée de tout pour y avoir trouvé quoi que ce soit. Il n’y a pas longtemps encore, quand j’en parlais avec ma Parfumeuse préférée qui me demandait si je ne regrettais pas parfois de m’être séparée de certaines choses (« Non » : si je me suis séparée de quelque chose à un moment T, c’est que ça m’encombrait, physiquement ou/et – les deux allant souvent de pair – mentalement), j’expliquais que j’avais besoin de savoir que je pouvais partir avec mon sac à dos, libre de toute contrainte. Je veux pouvoir tout mettre dans mon coffre de voiture et partir. Et très honnêtement, je crois que c’est possible – ou pas loin : Monsieur CC tient quand même un peu de place 😀 -.
Je me suis reconnue dans pas mal d’attitudes qu’elle évoque. Bref, rien de neuf sous le Soleil pour moi, ce livre ne m’a pas permis d’aller plus loin dans ma réflexion. Peut-être ne puis-je pas aller beaucoup plus loin à l’heure actuelle.
Et puis, j’ai quand même eu quelques points de désaccord : affirmer que le mieux c’est de laver à l’eau de javel … :-/ ; la politique sans gluten ni produits laitiers. Sans compter que je le trouve trop tourné vers la méditation qui va avec la philosophie Zen. Or, je n’adhère pas du tout à la méditation : c’est loin de m’apporter le soi-disant apaisement béatifiant ; c’est même plutôt l’opposé chez moi. J’ai parfois cette impression qu’il n’y avait qu’une voie possible, celle qu’elle décrit (un peu comme KonMari qui pense qu’il n’y a que sa méthode – car c’est une méthode comme une autre, même si elle cherche à s’en défendre – qui prévaut ; dont en plus elle a fait un business … ).

Et moi, dès qu’on cherche à m’imposer quelque chose, à m’enfermer dans une boîte, je fuis (normal, je suis claustro ! :-P). J’ai le même problème avec les méthodes au boulot … je n’en suis pas une seule à la lettre, il faut toujours que je l’adapte à ma sauce !

Un livre qui parlerait sûrement à MissZen et Célestine.


Les secrets de Summer Street – Cathy Kelly

Il y a longtemps qu’en furetant entre les rayonnages de la Bibliothèque je passe à côté de cet auteur (elle n’est pas loin de « Kinsella ») en me disant qu’un jour, j’emprunterai ses livres, les quatrièmes de couverture relatant des aventures attirantes. Ayant déjà lu les deux nouveautés qui me tentaient, en empruntant Lexi Smart a la mémoire qui flanche, j’en ai profité et j’en ai emprunté deux.

Les secrets de Summer Street est celui par lequel j’ai commencé.

Il nous emmène en Irlande, et plus précisément dans le quartier de Summer Street, une petite rue tranquille mais animée, où la vie de famille s’écoule paisiblement (du moins, en surface), à la poursuite des destins croisés, entrecroisés, de quatre personnages. 
Tout d’abord, celui de Christie, professeur d’art au collège de Sainte-Ursula. Elle coule une vie tranquille et heureuse auprès de son adorable mari, James, et en compagnie de leurs deux chiens Tilly et Rocket. Leurs enfants, Ethan et Shane, sont déjà grands et vivent leur vie. Christie est la sagesse incarnée de Summer Street, grâce à ce don qu’elle a de pouvoir entrevoir par flashs l’avenir des gens qu’elle croise. 
Il y a aussi Amber, étudiante en dernière année à Sainte-Ursula, et sa mère Faye, fusionnelles, partageant tout. Enfin, presque tout … Une jeune fille de presque 18 ans ne peut pas tout avouer à une mère qui la voit encore comme une enfant.
Et il y a Maggie, qui a grandi à Summer Street et vit maintenant à Galway, avec son compagnon, professeur à l’université et avec lequel elle file le parfait amour. Tout du moins, c’est ce qu’elle pensait. Mais un accident l’oblige (à point nommé) à revenir dans la rue de son enfance et à affronter les démons du passé. Côtoyer Christie et Faye va lui donner le courage et la force d’avancer. 
Elle ne va pas être la seule à devoir affronter certains fantômes. Christie est rongée par l’angoisse sans pour autant savoir de quoi il retourne précisément, mais elle sent que son équilibre risque de se briser. Faye, quant à elle, voit ses pires craintes se produire, elle qui avait justement tout fait que cela n’arrive pas. 

J’aime ces livres à plusieurs voix ; aux destins qui se mêlent et s’entremêlent. J’ai beaucoup aimé cette histoire de vérité sur soi-même, de personnages qui doivent affronter leur passé, leur présent, en regardant la réalité en face et en se prenant en main, cessant d’être des victimes pour devenir des acteurs. Il faut parfois savoir regarder en arrière pour analyser le passé et le voir sous un jour nouveau. J’ai aimé le dynamisme de ces personnages qui ont pris leur destin en main, ont appris de leur passé, ont su en avoir une vision mature et honnête, et avancer. Vivre pour eux-mêmes sans attendre que les autres agissent à leur place et leur dictent leurs actes.
On a beau naviguer entre quatre destins, quatre passés et quatre présents, on ne se perd jamais, les liens se font facilement. J’ai trouvé une certaine profondeur dans cette histoire, des personnages vrais … et une philosophie de vie qui me plaît, vous l’aurez compris. Une histoire qui nous happe et nous retient pour ne nous libérer qu’à son dénouement.


Lexi Smart a la mémoire qui flanche – Sophie Kinsella

Il y a longtemps que je passe devant ce livre de Sophie Kinsella sans l’emprunter parce que la quatrième de couverture me laisse mi-figue mi-raisin. Pourtant, elle est bien faite (je ne vous dirai pas pourquoi, ça gâcherait le plaisir). Mais le fond de l’histoire en lui-même ne me tentait pas.
Malgré tout, comme en ce début de vacances pour moi, j’ai envie de légèreté, j’ai fini par le prendre, ce roman étant le seul Kinsella/Wickham de la Bibliothèque je n’aie pas encore lu. Mais mes réticences se sont avérées fondées : je n’ai pas réussi à adhérer pleinement à l’histoire.

En sortant de soirée par une météo pluvieuse, Lexi, d’humeur plutôt morose (entre un lapin posé par son copain et sa prime qui lui est passée sous le nez pour une histoire d’une semaine, on le serait à moins), est victime d’un accident. Elle se réveille à l’hôpital et découvre horrifiée que trois années sonr passées. Elle doit alors reconstituer le puzzle de sa vie, pièce par pièce. La première étant son mari avec lequel elle doit composer, lui qui est un étranger total pour elle, tout comme ce luxueux appartement où elle ne se sent pas chez elle. Elle doit aussi apprivoiser cette nouvelle Lexi qu’elle ne connaît pas, sa nouvelle fonction, le monde dans lequel elle évolue et les changements qui l’ont affecté. Et cet architecte qui ne la lâche pas d’une semelle … 

L’histoire est bien montée (bien que bâclée sur la fin je trouve – mais comme souvent avec Sophie Kinsella, je trouve que les dénouements sont trop rapides et trop courts -), pas trop farfelue … mais pourtant, je l’ai trouvée creuse. Elle n’est pas parvenue à m’emporter ; il m’a manqué ce petit quelque chose, de la profondeur dans les personnages, les sentiments …
C’est une histoire pour passer le temps.