Journal d’une institutrice clandestine – Rachel Boutonnet

Journal d'une institutrice clandestine - Rachel Boutonnet » Je suis une jeune institutrice : ma troisième année d’enseignement vient de se boucler. Je sais, le terme « clandestine » peut faire sourire. Pourtant, j’insiste. J’efface soigneusement le tableau quand je quitte ma classe pour qu’on ne voie pas trace de mon travail, je fais recouvrir de papier kraft les manuels de lecture de mes élèves, que j’ai achetés sur mes deniers. Je tais mes convictions et beaucoup de mes méthodes. Elles n’ont pas l’heur de plaire à certains de mes collègues et répugnent franchement aux membres de l’Inspection.

En fait, dès mon entrée à l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), j’ai presque aussitôt compris que je n’avais rien à en attendre. Nous avons passé en tout et pour tout six heures sur l’année à l’enseignement de la lecture et de l’écriture ! Le credo des formateurs se résumait à : « Le maître ne doit pas être un référent pour l’apprenant [l’enfant]. »

J’ai donc résolu de me comporter en reporter clandestin. De septembre à janvier, j’ai tenu un journal tous les soirs, pour résumer mes journées et mes impressions.

J’applique aujourd’hui des méthodes, qui sont précisément celles que l’IUFM voue aux gémonies, mais je vois mes élèves apprendre et en être fiers.

Un document authentique et passionnant : les réflexions stupéfaites, incisives et incroyablement lucides d’une jeune institutrice, pour la première fois confrontée à l’école, telle qu’elle est conçue aujourd’hui. On croit rêve parfois …  »

Voici un livre que j’ai fini parce que je l’avais acheté et que j’ai du mal à ne pas aller au bout malgré l’ennui et l’exaspération que j’ai pu ressentir au cours de ma lecture.

Le résumé de ce livre est à la limite du mensonger. Ce livre fait 286 pages, annexes comprises. Son récit d’institutrice clandestine commence à la page 255 pour finir à la page 268. Avant cela, on mange 250 pages de PE2 (c’est ainsi qu’on s’appelle quand on a décroché le concours et qu’on suit l’année de formation).

J’ai trouvé ce livre d’une grande intolérance, l’auteur ayant certes des convictions, mais n’étant pas capable de s’ouvrir à celles des autres. Elle se permet certaines remarques qui me paraissent déplacer quand on est en formation et qu’on n’a encore jamais mis les pieds sur le terrain.

Je regrette franchement d’avoir acheté ce livre et d’avoir perdu du temps à le lire.

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