L’orthographe en crise à l’école – André Chervel

 » L’orthographe française au XVIIe siècle était d’une telle difficulté qu’il était pratiquement impossible d’apprendre à lire en français sans commencer par le latin. La pression que les maîtres ont exercée a été à l’origine des simplifications et des régularisations orthographiques qui se sont poursuivies jusqu’en 1835, permettant l’invention de méthodes de lecture en français dès le XVIIIe siècle.

La grande affaire du XIXe siècle fut alors d’enseigner à tous les petits Français l’orthographe « active » qui, pendant des décennies, a constitué avec le calcul l’essentiel de l’enseignement scolaire. La culture populaire de la France contemporaine se forge au rythme des brevets élémentaires, dictées, certificats d’études …

Mais en 1880, Jules Ferry et Ferdinand Buisson introduisent l’enseignement du français à l’école et décident ainsi de réduire d’autant la place de l’orthographe et de la grammaire. Entrent alors dans les salles de classe des pratiques inconnues jusque-là : lecture et explication de la littérature française, récitation de poésies, pratique de la petite rédaction, exercices de vocabulaire, chant, leçon de choses. Depuis lors, le nouvel enseignement du français n’est n’a cessé de se moderniser et s’est imposé à tous les niveaux de l’école et du collège, entraînant une forte baisse du niveau en orthographe.

Rendre aujourd’hui à tous les élèves la maîtrise de l’orthographe implique que l’on renoue avec la tradition des XVIIe et XVIIIe siècles. La réforme de l’orthographe avait permis à tous les Français d’apprendre à lire dans leur langue. Une autre réforme doit leur permettre aujourd’hui d’assimiler correctement l’écriture du français. « 

Voici un ouvrage fort intéressant à lire, pour peu qu’on s’intéresse à l’orthographe et à son histoire.

J’ai pu apprendre que notre orthographe, qui peut paraître parfois si compliquée,  a déjà été beaucoup simplifiée.

André Chervel pose aussi la question de la baisse du niveau en orthographe actuellement, ainsi qu’une nouvelle simplification de l’orthographe (qui supprimerait les doubles consonnes inutiles par exemple).

Que rajouter de plus si ce n’est que cet ouvrage, bien qu’édité chez Retz, peut intéresser le plus grand nombre ? La quatrième de couverture est déjà bien complète.

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