Satin grenadine – Marie Desplechin

 » Lucie est persuadée qu’au vingtième siècle, les demoiselles de la bonne bourgeoisie parisienne auront le droit de courir toutes nues, d’aller à la messe en cheveux, de parler à table et même, qui sait ? de s’instruire et de ne pas se marier. A quoi bon vieillir, sinon ?

Le problème, c’est que nous ne sommes qu’en 1885 et qu’à treize ans, la seule éducation qu’une jeune fille comme Lucie est censée recevoir consiste à savoir tenir une maison pour devenir une épouse accomplie.

Hygiène, lessive, cuisine : Lucie est envoyée faire son apprentissage avec Annette, Fanny et Marceline. Si ses parents savaient …

Il se passe parfois des choses étranges, dans les communs des maisons bourgeoises. Les domestiques peuvent s’y révéler plus passionnants et subversifs que des livres. On y fait des révolutions en secret. On y organise des expéditions aux Halles au petit matin, ce Ventre de Paris peint par Monsieur Zola d’où sortiront bientôt tant d’idées neuves, socialisme, anarchisme, féminisme …

J’ai tout simplement adoré !

Ce livre est celui qui précède Séraphine, dans lequel j’avais eu du mal à entrer, que j’avais par moment trouvé long, alors qu’il me paraissait pourtant et malgré tout un bon ouvrage. Cette difficulté à appréhender l’histoire, je l’aurais certainement moins ressentie si j’avais lu les livres dans l’ordre. Mais rien ne disait explicitement qu’il valait mieux lire Satin grenadine avant d’attaquer (attention, pas trop violemment, hein – quoi, il est temps que j’aille me coucher ? bon, ok, je vous le concède) Séraphine.

Moralité, demain, s’il n’est pas déjà emprunté, je vais reprendre Séraphine, et le relire avec un oeil nouveau.

J’adore cette période de l’histoire, de l’Histoire des Femmes. Et j’ai retrouvé dans ce livre des faits qui m’ont rappelé mes cours de préparation au CAPLP (eh oui, entre-temps, je me suis tournée vers un autre niveau) dont un des sujets portait sur l’Histoire des Femmes, une histoire nouvelle, qui n’est en définitive que très récente. J’ai repensé à Olympe de Gouges, Simone de Beauvoir, et toutes ces femmes qui ont fait la révolution de 1848 et les suivantes. Toutes ces femmes (et certains hommes) qui se sont battues pour le droit des femmes.

Et puis, en tapant la quatrième de couverture, je me suis dit qu’effectivement, ces livres avaient un petit parfum de Zola à la sauce LDJ …

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