Des fleurs à l’encre violette – Gilles Laporte

Des fleurs à l'encre violette - gilles Laporte » En Lorraine, de 1873 à 1923. Le roman de deux frères que tout oppose : l’aîné, Victor Delhuis, personnalité brillante, n’aspire, jusqu’au mépris des siens, qu’à la réussite sociale, tandis que le cadet, Clément, épouse les idées progressistes de son époque et prépare le concours d’entrée à l’Ecole normale d’instituteurs.

Au cœur de cette désunion fraternelle, leur mère, Rose-Victoire, qui, très jeune, s’est affranchie du carcan bourgeois de sa famille pour épouser un modeste cantonnier, et qui portait en elle un rêve secret, devenir institutrice.

Avec ses vies pleines et attachantes, portées par un idéal, Gilles Laporte rend un bel hommage à l’école publique naissante. « 

Ou comment s’attendre à une histoire et lire complètement autre chose. On s’attend à découvrir l’enfance de Victor et Clément, leurs parcours scolaires qui les mènent l’un à une haute place dans la société, l’autre au métier d’instituteur. On s’attend à les voir évoluer dans leur rôle, chacun de leur côté et parfois face à face.

Or tout commence à l’époque de leurs grands-parents, époque empreinte de conservatisme face à une République nouvelle. D’un côté une famille de notables, dont le chef de famille est maire ; de l’autre, une simple famille de paysans qui a connu la douleur de perdre un fils face aux Prussiens. Deux familles que rien ne devrait amener à se rencontrer … sauf l’amour improbable de leurs enfants et la honte d’une grossesse hors mariage. Pour éviter la colère du maire, le paysan envoie son fils à l’autre bout du monde, faire la guerre au Tonkin. Rose-Victoire, quant à elle, est chassée de chez ses parents et, après avoir trouvé refuge chez son oncle Ernest et sa tante Lucie, part s’installer chez les parents de son Aimé, où elle est accueillie à bras ouvert et tout de suite adoptée Elle découvre une vie qui lui plaît énormément. Mais Rose-Victoire nourrit un rêve secret: celui de devenir institutrice. Rêve qu’elle ne concrétisera qu’à travers son second fils.

Les années passent. La famille s’est installée chez elle, dans une maison d’éclusier (c’est le métier de Rose-Victoire) et mène plutôt une vie paysanne, même si les enfants poursuivent de belles études. Victor, l’aîné, s’éloigne alors peu à peu de sa famille, contrairement à Clément qui réalise le rêve de sa mère : il est instituteur. Mais l’horreur de la guerre va l’éloigner de sa vocation ; et l’éloigner définitivement de son frère.

Ce roman est assez déroutant. Plusieurs fois au début j’ai failli l’abandonner. Mais j’avais trop envie de connaître le parcours de ce futur instituteur (un de mes sujets de prédilection en histoire ; l’éducation à partir du XIXe siècle et encore plus à partir des lois Ferry). Je me suis battue pour ne pas céder lors des trop longues descriptions de scènes de guerre.

J’ai été déçue de ne pas suivre le parcours de Victor, comprendre comment il en est arrivé à renier son éducation et par là-même ses parents. J’ai regretté de ne pas voir la vie de Clément à l’Ecole normale. La quatrième de couverture ne tient pas ses promesses. Mais je ne regrette pas d’avoir tenu et d’être arrivée au bout de ce livre qui s’inscrit dans la réalité historique.

Et j’ai d’ailleurs bien envie de lire deux livres du même auteur cités en notes : La Fontaine de Gérémoy, qui semble porter sur la naissance des Thermes de Vittel et Julie Victoire, première bachelière de France, car, s’il s’inscrit aussi bien que celui-ci dans la réalité historique, il risque d’être riche d’enseignements pour moi !

Ce livre s'inscrit dans le challenge 'Cartable et Tableau Noir" 
de George
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4 responses to “Des fleurs à l’encre violette – Gilles Laporte

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