Un éléphant dans ma salle d’attente – Florence Ollivet-Courtois

Un éléphant dans ma salle d'attente - Florence Ollivet-Courtois » L’éléphante n’arrive pas à se relever ? Les lionnes se sont échappées ? L’aigle des steppes s’est mis à boîter ? Le guépard a l’air bizarre ? C’est Florence Ollivet-Courtois qu’on appelle.

Seule vétérinaire libérale en France à exercer exclusivement sur la faune sauvage et les animaux de parcs zoologiques, elle a entre autres imaginé une technique insolite pour faire une prise de sang à un mâle otarie de quatre cents kilos, convaincu une femelle chimpanzé diabétique de prendre chaque jour son insuline et fait faire ses premiers pas à un éléphanteau nouveau-né. D’une robustesse de Daktari quand il faut déménager un rhinocéros, Florence joue aussi les Dr House quand il s’agit d’élucider le mystère du panda roux aux mains enflées, ou autre énigme médicale dont la faune sauvage a le secret.

Cette femme de science et d’action est mue par le désir de faire avancer la médecine vétérinaire autant que par un profond amour des animaux. A l’heure où les parcs zoologiques et animaliers se rapprochent de plus en plus des conditions naturelles, son témoignage est une plongée passionnante dans les rapports entre l’humain et le sauvage. « 

Quand ma mère m’a proposé ce livre en m’expliquant qu’il s’agissait du journal d’une vétérinaire, j’ai tiqué. Moi et tout ce qui touche au médical … (je dois être la seule fille à ne jamais avoir regardé Urgences alors que toutes les filles à l’époque de la fac le regardaient en bavant sur Georges Clooney – qui à l’époque était encore loin de « What else ? » -)

Mais tout de suite, elle m’a arrêtée. Florence Ollivet-Courtois ne fait pas ici le récit de ses opérations en cabinet, loin de là. Déjà, elle est vétérinaire spécialisée dans la faune sauvage. Et puis, c’est raconté avec humour, et les moments tragiques sont loin d’être pathétiques, la vision scientifique prenant le dessus.

Donc oui, j’ai beaucoup rigolé en lisant ce livre : on n’imagine pas à quel point une véto de la faune sauvage peut se retrouver dans des situations complètement incongrues !

Mais que voulez-vous, c’est comme Obélix, elle est tombée dedans quand elle était petite. Son père, lui-même vétérinaire, s’est retrouvé à soigner des animaux de dresseurs pour le cinéma ; elle l’assistait. C’est comme ça que sa vocation est née (l’histoire de la queue de panthère noire en guise de doudou, ça n’arrive pas à tout le monde !).

Et son livre transpire l’amour de son métier et des animaux. Je l’ai avalé à une vitesse folle, étant toujours pressée de le reprendre quand je le posais, pour savoir quelles autres péripéties amusantes ou émouvantes avait pu rencontrer notre vétérinaire.

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