La magie de Noël

Cet article fait en quelque sorte écho à celui de Célestine. Cela fait un certain temps qu’il me trotte en tête, et je n’avais pas pris le temps de le rédiger.

noel bis

Chaque année, à cette période, je suis partagée par deux sentiments : l’exaspération et la joie. Généralement, la période avançant, le premier laisse la place au second.

L’exaspération d’abord : Je ne supporte pas la fête ultra-commerciale qu’est devenue Noël. Voir les catalogues de jouets débarquer dans les boîtes aux lettres dès la mi-octobre Et que dire des catalogues de bouffe qui ne sont valables que jusqu’au 15 décembre ? Les magasins qui se mettent à Noël dès les vacances de la Toussaint, et emplissent les rayons de décorations de Noël ? Les sapins de Noël qu’il faut absolument acheter avant mi-décembre si on veut la chance d’en avoir un ?

Comme je l’ai déjà dit, je déteste le fait de devoir acheter mes cadeaux de Noël au plus tard début décembre parce que sinon, on n’a plus rien (surtout pour les enfants).

De plus, je n’en peux plus de cette débauche de jouets : du plastique, des jouets à piles … Je voulais acheter un poupon Corolle à ma nièce : tous ceux qui étaient présentés dans les catalogues publicitaires fonctionnaient avec des piles (il pleure, il dit maman, il boit son biberon ….). Et l’imagination ? Ma poupée faisait elle aussi tout ça, elle ne disait pourtant rien …

J’aimerais ne voir tout cela débarquer dans les magasins qu’au 1er décembre, le temps de l’Avent. Je pense que Noël recouvrerait un peu plus de féérie.

Car quand arrive décembre, arrive le temps de la joie : Je regarde alors les décorations des magasins avec les yeux qui brillent. La magie de Noël s’empare alors de moi. Je suis dans l’esprit de trouver des cadeaux pour mes proches pour leur faire plaisir.

Et quand arrive le 17 décembre, je me délecte de tous ces téléfilms de Noël au parfum de contes. C’est vraiment à ce moment-là que je bascule dans Noël.

Car oui, même s’il y a eu quelques années de flottement, durant lesquelles j’avais perdu l’âme de Noël (en fait, c’est que tout simplement, je le fêtais avec ma belle-famille chez qui la magie de Noël n’existe pas), j’adore la magie des fêtes de fin d’année. J’ai plaisir à décorer mon sapin, j’ai plaisir à jouer la Mère Noël quand j’emballe les cadeaux.

Je rêve aussi d’un Noël moins matérialiste, plus fondé sur le partage : certes, c’est totalement utopique, mais quand je vois dans ces téléfilms de Noël les voisins s’échangeaient des cookies la veille de Noël, ce serait un premier pas (chose que je vais faire cette année, mais avec mes madeleines).  J’essaie aussi de me rapprocher de mes convictions, en offrant des cadeaux plus écologiques, plus responsables, plus durables. D’année en année, je fais un pas de plus.

Si j’aime autant Noël, c’est parce que mes parents et ma famille ont su nous créer, à ma sœur et à moi, un véritable univers féérique (mais simple) lorsque nous étions petites : la joie de décorer le sapin autour du 20 décembre les premiers jours des vacances ; le Père Noël qui ne passait qu’à minuit, jamais avant (imaginez pour deux gamines la surprise de découvrir un sapin avec plein de cadeaux au pied alors que deux minutes avant, il n’y avait rien), même qu’une nuit de réveillon, il est venu à la maison ; se lever le matin du 25 décembre et découvrir que le Père Noël était passé dans la nuit. Plus grandes, on a conservées cet esprit de Noël en achetant en cachette des cadeaux pour nos parents, que l’on emballait quand ‘ils n’étaient pas là et que l’on cachait comme on pouvait dans nos armoires, pour ensuite nous aussi les déposer en cachette au pied du sapin le matin de Noël. Et les grandes tablées pantagruéliques chez mes grands-parents où tout brillait … J’y pense d’autant plus cette année que c’est le premier Noël où ils sont partis tous les deux ; mais pas avec tristesse, plutôt avec mes yeux de gamine.

Parce qu’en fait, faut pas le répéter, mais j’y crois encore au Père Noël (et j’ai de plus en plus envie d’y croire).

Mais reste toujours la fin des festivités. Quand arrive le 25 après-midi, j’ai un vrai coup de blues. Pourquoi n’a-t-on pas un « Boxing day » comme dans les pays anglo-saxons ? ou quelque chose dans le genre ? ça permettrait peut-être de fermer la parenthèse de NoëL …


4 responses to “La magie de Noël

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