Et nos yeux doivent accueillir l’aurore – Sigrid Nunez

Et nos yeux doivent accueillir l'aurore - Sigrid Nunez » En 1968, Ann Drayton et Georgette George sont colocataires à l’université. Ann vient d’une grande famille fortunée qu’elle déteste et vit son engagement politique avec romantisme. Georgette, issue d’un milieu pauvre, voit la faculté comme une occasion inespérée de changer de vie. Une amitié paradoxale unit les deux jeunes filles jusqu’à ce qu’une violente dispute les sépare.

Des années plus tard, Georgette retrouve la trace de son ancienne amie à la lecture d’un fait divers : elle est condamnée à la prison à perpétuité pour meurtre. Ce drame fait resurgir le passé, les espoirs ainsi que les désillusions politiques et intimes. Georgette réalise combien la rencontre avec cette femme complexe et charismatique a influencé tout son existence . « Je n’ai jamais cessé de pensé à elle », confie-t-elle, alors que les années 1980 balaient les derniers idéaux. « 

Goergette Georges nous entraîne dans ses souvenirs.

La rencontre improbable de deux personnes. Ann, jeune fille d’une famille bourgeoise du Connecticut. Georgette issue d’une famille pauvre des confins Nord de l’Etat de New York. Voilà qu’elles se retrouvent dans la même chambre universitaire.

Si improbable que cela cette rencontre ? Il n’empêche qu’un lien réel et profond se crée entre ces deux êtres d’univers totalement différents.

Ses années fac (enfin, juste deux, puisqu’elle laisse tomber à la fin de la deuxième année), sur fond de mouvements politiques réactionnaires, la guerre du Vietnam, les hippies, les années Peace and Love. Ann la fervente militante et Georgette la naïve.

La vie d’adulte pour Georgette. Et toujours le militantisme d’Ann. Et un jour, le clash … Les chemins d’Ann et George se séparent. Jusqu’à la découverte de ce terrible fait divers dans les journaux : Ann, accusée de meurtre.

Et puis, la famille, la vie amoureuse, les épreuves …

Et nos yeux doivent accueillir l'aurore - Sigrid Nunez - perso

Ce roman est découpé en 7 parties, chacune correspondant à un moment, un événement de la vie de Georgette. Loin de scinder l’histoire, chaque partie se trouvant liée à la précédente, de manière plus ou moins explicite, cette partition permet une bonne lisibilité des événements.

J’ai ressenti comme une certaine violence à la lecture de ce livre, reflet de la société américaine des années fin 1960-1970.

Même si l’écriture m’a quelque peu déroutée au début, j’ai aimé pénétrer dans l’ambiance de ces années : on est loin de la vision « Peace & Love » et « Le pouvoir des fleurs » (pour rependre un titre de Voulzy, à l’image du titre de ce livre). J’ai aimé cette vision de la jeunesse américaine des années hippies, loin d’être toute rose.

Merci aux Editions Rue Fromentin qui m’ont fait parvenir ce roman, qu’ils ont découvert grâce à J. Courtney Sullivan, un de mes auteurs fétiches.

Vous pourrez courir acheter ce livre dès le 16 janvier, dans toute bonne librairie.


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