La société de (sur)consommation

Attention, je vous préviens tout de suite : cet article ne se veut en aucun point scientifique ou analytique. Il est juste le fruit d’une réflexion personnelle, suite à mes observations et à mes lectures, reflet de mon ressenti sur la société dans laquelle je vis.

Réflexion

Mon regard sur la société de consommation s’est développé au fur et à mesure de ma vie d’adulte, mais s’est aiguisé au fil de certaines lectures (Zéro Déchet de Béa Johnson, Le bon consommateur et le mauvais citoyen de Robert Rochefort ou encore La planète bazar de Annie Leonard).

Je pense que mes premières critiques sur notre société de consommation sont venues avec les supermarchés qui ont commencé à tout faire en avance : les jouets de Noël en octobre, la galette des Rois dès le début du mois de décembre, les rayons de Noël qui disparaissent une semaine voire 15 jours avant Noël, le blanc qui débarque avant même Noël ; même problématique pour les chocolats de Pâques ; la rentrée des classes dès fin juin mais qui a déserté les rayons le 1e septembre. Les collections de vêtements des magasins qui ont toujours plusieurs mois d’avance m’agace aussi passablement : vous avez essayé d’acheter un pull en février ? et vous avez vraiment envie d’acheter des nu-pieds au mois de mars ? des bottes fourrées en août ? Bref, mon agacement a commencé avec cette course permanente au « toujours plus vite, toujours plus tôt ». Pourquoi ne pas profiter du temps présent ?

J’exècre aussi toutes ces babioles (plus ou moins grosses) qu’on nous vend comme indispensables et qui n’ont d’autres fins que d’encombrer nos placards, qui sont souvent vouées à un usage limité dans le temps car la mode passe, et qui vont finir en déchets. Vous voyez ici ressortir mon côté minimaliste

Création de besoins. Surexploitation des ressources terrestres. Système économique basé sur la consommation et donc sur les ressources de la Terre, donc caduc.

Création de besoins = obligation de consommer = discrimination entre ceux qui ont les moyens et les autres, donc financement de futile face à l’utile (abonnement de téléphone vs assurance habitation).

Mais notre société capitaliste est basée sur ce principe de consommation à outrance : sans lui, elle s’écroule. Mais c’est aussi la Terre qui s’épuise. Il serait peut-être temps de réfléchir à un nouveau modèle économique (c’était très bien expliqué dans The Sory of stuff)

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4 responses to “La société de (sur)consommation

  • Sixteene

    Je suis to-ta-le-ment d’accord avec toi. Fut un temps, les supermarchés me déprimaient. Surtout que là où j’habitais, j’observais des familles modestes acheter des choses en pagaille alors qu’elles n’en avaient visiblement pas les moyens. Et que le besoin de ces choses naissait de la pub, des têtes de gondoles, etc…
    J’ai constaté aussi que des gamins en terminale préféraient bosser en dehors des cours (au risque de mettre leur scolarité en péril à trop sécher les cours parce que fatigués de tout mener de front) pour s’offrir les dernières fringues à la mode, le téléphone dernier cri, etc.
    Je ressens moins cela depuis que je suis en province. Mais c’est sûrement parce que la densité de population est moindre et que je focalise moins.
    Bref, même si le changement passe par une prise de conscience des consommateurs, je pense que les lobbys et les multinationales n’en ont rien à faire de l’écologie et que c’est le pot de terre contre le pot de fer…(j’ai vu un reportage édifiant il y a qq semaines sur les grandes sociétés qui parient sur la rareté future de certains animaux ou certaines plantes et qui spéculent financièrement dessus…effarant).
    Désolée pour le pavé :-). Bonne fin de vacances !!

    • Sabine

      Continue tes pavés, j’aime bien : le but de ce genre d’articles, c’est justement de partager les points de vue ! 😉
      Vivant en banlieue, je constate que même chez les familles sans le sou, le paraître est super important : les gamins ont des produits de marque, des produits superflus.
      On peut être accro à certaines marques, non pas parce qu’elles sont à la mode, mais parce qu’elles nous correspondent, représentent quelque chose pour nous (suivez mon regard … j’en suis l’exemple même).

  • ladylaeti

    Tu te doutes que je te suis à 100%!!!! Toujours plus, pour moins de qualité, mais de l’argent dans les poches des hauts gérants… pfff.. moi faire les courses en supermarchés, ça m’angoisse… les magasins bios, c’est mieux, mais ça me tue parce que franchement, on peut dire ce qu’on veut mais il y a des choses qui coutent super cher quand même…donc, faut trouver les bonnes solutions, qui correspondent aussi à notre mode de vie de femme active avec des enfants (et même sans enfant c’est casse tête quand même!)…
    J’aime ce genre de billet… 🙂

    • Sabine

      C’est sûr que le bio, le local et autres, ça coûte plus cher : j’en ai la preuve ce mois-ci, car voulant impérativement réguler mon budget, j’ai fait des courses à l’économie (donc pas de produits bio, que des produits 1er prix ou de marque distributeur), ben mais courses mensuelles vont me coûter plus de 2 fois moins cher que d’habitude ! Alors que même en temps normal, je n’achète pas de superflu.
      (Et pardon pour cette réponse tardive, je pensais avoir répondu aux derniers commentaires. Mea culpa)

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