Elle est où, ouhouhouhouh ?

Ne me remerciez pas si je vous ai mis en tête cette chanson de 
Lio, allez vous plaindre à ChériBibi, c'est de sa faute.

Maîtresse débordée Jack

Je crois bien que j’ai encore disparu toute la période … Où ? Dans une salle de classe, au premier étage de l’école. C’est fou ce que d’avoir sa propre classe, dans un niveau dans lequel on est super à l’aise, dans une équipe sympa (l’avantage d’être nombreux, c’est que, même si on ne peut pas supporter tout le monde, on trouve toujours quelqu’un avec qui bien s’entendre pour mener des projets à bien) change les choses et entraîne une forte  implication sans contrainte. Personne ne me demande d’arriver aussi tôt et de repartir aussi tard. Cela me permet aussi de ne pas ramener de corrections à la maison (pour une raison très pratico-pratique : trimballer 30 cahiers à bout de bras ou 60 copies dans le sac à dos, quand on est à pied, c’est lourd).

Mais ça ne m’empêche pas de bosser encore beaucoup à la maison, car j’ai un gros défaut : ce qui est tout prêt ne me convient jamais complètement. J’aime coller aux réalités de ma classe, à ce qui s’y vit. Et quand on fait les leçons ensemble, impossible d’utiliser du tout prêt. Je m’en inspire, mais je suis toujours obligée de modifier quelque chose. Je passe la moitié de mes vacances à bosser (les gens ne comprennent pas pourquoi je dis non ; « ben t’es en vacances, tu peux faire ci, faire ça, venir, sortir … » ; ben oui, mais je bosse quand même, la classe ne se prépare pas toute seule – sauf chez les j’m’en-foutistes -). Et la semaine de vacances que je m’accorde, je la passe souvent dehors, loin de l’ordinateur (c’est fou comme depuis mon déménagement, le nombre de jours où le PC reste éteint à exploser – le fait que mes mails arrivent sur mon smartphone n’y est pas pour rien non plus -).

J’essaye d’accepter de ne pas tout pouvoir faire à 100 %. Mais ce n’est pas simple pour moi : je voudrais pouvoir tout mener de front à fond. Sauf que j’en pâtis aussi car je ne prends plus de temps pour moi non plus. Peut-être que cette année où j’ai une bonne partie des choses à construire ou reconstruire (car on ne travaille pas pareil à mi-temps sur une classe qu’à plein temps) n’est qu’une année de transition (enfin, à condition que je puisse rester comme ça ; pas dit que je ne reparte pas sur la situation antérieure et là ça risque de faire mal).

J’aspire malgré tout à retrouver mon équilibre, car depuis la rentrée, j’ai l’impression de n’avoir le temps de rien faire d’autre que bosser, bosser, bosser. Le peu de temps libre qu’il me reste est consacré aux activités ménagères. Je me fais une raison, mais j’espère que je ne retournerai pas dans cette spirale infernale l’année prochaine. Mais là, je ne suis responsable de rien, je n’ai pas les cartes en main.


6 responses to “Elle est où, ouhouhouhouh ?

  • Miss Zen

    C’est vachement positif tout ça. J’aime bien lire des billets positifs, ça donne la pêche !

  • ladylaeti

    Allez… c’est bien de te sentir bien dans le boulot.. c’est tellement important parce que les gamins le ressentent….
    A vouloir tout mener de front, je connais… mais je vis l’effet inverse de toi, j’ai tellement peur de l’échec que j’en suis à ne plus arriver à travailler… je fais tout à l’arrache, forcément ce n’est pas parfait.. forcément je m’en veux et ça me conforte (faussement je pense et j’espère) dans l’idée que je ne suis pas si bien que ça.. bref… je crois que quelque part j’attend de me planter monstrueusement pour me dire « Je le savais » alors qu’en fait j’avais juste les boules de ne pas prendre le taureau par les cornes.. enfin, suis pas là pour raconter ma vie mais te féliciter de lire que la tienne à l’air bien chargée et organisée certes, mais plus agréable malgré tout que l’an passé…🙂
    De gros bisous et à très vite..

    • Sabine

      Prends soin de toi : quand on en arrive là, c’est qu’on frôle le burn out (quand on n’a pas les deux pieds dedans mais qu’on ne veut pas s’en rendre compte). Il faut aussi accepter que tu fais peut-être partie de ses personnes qui ne savent pas bosser autrement que dans l’urgence. Ce n’est pas pour autant que c’est mal fait, c’est juste que du coup, tu vas à l’essentiel. La matière que tu enseignes en collège est ingrate : elle a une mauvaise image (ringarde souvent), est souvent dépréciée par les profs des autres matières et les parents d’élèves aussi. Et puis, qu’Est-ce que tu veux faire en une heure par semaine ? L’enseignement des Arts est vraiment dérisoire (et on laisse souvent de côté ces élèves qui ont plus une fibre artistique que scientifique ou littéraire : pourquoi ne pas accepter qu’il y ait plusieurs « intelligences » ?)
      Bon courage

      • ladylaeti

        Merci de tes mots si gentils mais ce n’était pas du tout le but de mon commentaire!!!🙂 Le burn out, je sais que je le frôle.. depuis longtemps… j’y travaille… à prendre du recul, accepter des choses, m’organiser pour d’autres….
        Une fois de plus merci pour tes mots mais surtout BRAVO à toi … tu continues ton petit bout de chemin et c’est sympa de te lire plus heureuse..🙂

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