Rue du Bonheur – Anna Fredriksson

Rue du Bonheur - Anna Fredriksson » Mère célibataire, Johanna lutte pour joindre les deux bouts, tandis que son ex-mari, Calle, a refait sa vie loin d’elle. Il a quitté la ville pour s’installer à Stockholm avec sa nouvelle petite amie – la très sophistiquée et cultivée Fanny – et commencer une carrière couronnée de succès.
De son côté, Johanna s’inquiète pour ses filles, dont la plus jeune est le souffre-douleur du collège. Pour ne rien arranger, un patient se suicide dans le centre pour toxicomanes dans lequel elle travaille comme aide-soignante, et Calle refuse désormais de lui verser sa pension alimentaire.
Un beau jour, Johanna gagne vingt millions de couronnes au loto. Sa vie va alors prendre un tout autre chemin.

Anna Fredriksson nous invite Rue du Bonheur et on s’y sent immédiatement comme chez soi. A la manière de Cédric Klapish ou de Katherine Pancol, elle brosse des personnages si réels, si attachants, à notre image tout compte fait, qu’on ressort euphorique et revigoré de ce séjour chez Johanna, Calle et leurs filles. « 

De prime abord, on pourrait croire qu’il s’agit d’un roman à plusieurs voix. Il n’en est rien. L’histoire avance au fil des personnages. Ce qui m’a au début contrariée s’est révélée une bonne idée. Alors que les événements du premier personnage commence à se tasser et pour lequel il n’y aurait plus grand chose à raconter, on passe au suivant, qui voit sa vie impactée par les décisions du précédent. Puis c’est au tour du troisième protagoniste d’entrer en scène. Et pour le bouquet final, tout le monde est réuni (une forme d’épilogue, en un peu plus long).

Nous commençons par faire la connaissance de Johanna, mère célibataire de deux adolescentes, Agnes et Sara, Rue du Bonheur, dans une petite ville de Suède. Elle s’y sent bien, aime son travail. Seul hic : tout n’est pas rose pour Sara, la cadette, à l’école. Et cela suffira à mettre le feu aux poudres.
C’est alors que nous rencontrons Calle (que l’on a à peine aperçu avec Johanna, quand il vient chercher les filles un week-end sur trois). Calle vit à Stockholm avec Fanny, sa compagne depuis deux ans. Il est dentiste, elle est en pleine rédaction de sa thèse. Ils habitent un appartement dans une résidence cossue. Calle est très attentif aux apparences : une belle voiture (enfin deux), un bel appartement, de beauc vêtements … il aspire à attendre la classe supérieure, oublier ses origines miséreuses. Tout allait pour le mieux jusqu’au jour où un séisme va se produire dans sa vie.
Et puis c’est au tour de Fanny d’entrer en scène. Fanny, une pure citadine issue d’un milieu aisé. Tombée amoureuse d’une classe moyenne. Ça ne passe pas forcément bien auprès de ses amis. Alors que ses parents ont adopté son fiancé. Mais le séisme qui a touché Calle l’atteint également. Et même si elle gère au mieux, certaines zones d’ombre viennent jeter le trouble dans es convictions.

Un roman qui mérite vraiment qu’on s’y arrête.

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