Le Temps des cathédrales

Comme beaucoup de monde, je suis restée scotchée devant le spectacle de désolation qui s’offrait à moi : ce feu qui ravageait Notre-Dame-de-Paris. Celle de Quasimodo, celle de la France.
…  
Quasimodo Notre-Dame-de-Paris
Car Notre-Dame n’est pas seulement un édifice religieux, c’est avant tout pour moi un monument emblématique du cœur de Paris.
Car n’en déplaise à certains, nous ne pouvions nier notre passé et notre histoire : notre pays est ancré dans la culture catholique. Vouloir l’occulter serait renier notre passé.
    
C’est donc un symbole de la France historique qui a été meurtri par les flammes lundi.
J’ai eu envie de monter à l’église de ma petite ville et prier pour Notre-Dame, pour ses vieilles pierres et tout ce qu’elle représente. L’impression que d’être dans une église m’aurait permis d’être en osmose avec elle … et avec les pompiers qui étaient sur place, tant, au vu des informations transmises, j’ai eu peur qu’une partie de l’édifice ne leur tombe dessus et ne les blesse gravement ou les tue. Mais Notre-Dame (ou plutôt Le Bon Dieu) a choisi de veiller sur les Soldats du feu venus la secourir.
               … 
C’était émouvant, bouleversant.
Voir tous ces gens venus prier.
Voir tous ces gens, toutes religions confondues, pleurer cette vieille dame.
Voir tous ces gens applaudir les pompiers qui repartaient au matin après avoir lutté toute la soirée et toute la nuit.
         
Pendant quelques heures, c’est encore une fois un « drame » (culturel – je préfère lui mettre des guillemets, car il est relatif comparé à d’autres vrais drames, humains ceux-là, et sans comparaison aucune –) qui a réuni les Hommes et a effacé l’amertume et l’individualisme prégnants.
            
Seulement voilà …
On ne nous a pas laissé le temps de faire notre « deuil ».
Les flammes léchaient encore les pierres qu’on parlait déjà de sa reconstruction.
Et le temps de l’acceptation du désastre ? Et le temps de panser « les blessures » ? Et le temps de la réflexion ?
Tout cela va trop vite à mon goût, on ne laisse pas le temps au temps de faire son œuvre.
        
Si on regarde bien, la Flèche n’était déjà qu’une reproduction du XIXe siècle. Pourquoi courir à sa « reconstruction » (je n’aime pas ce mot, elle n’est pas entièrement anéantie que je sache) ? Pour l’argent du tourisme ? Pour les JO de 2024 (je les avais oubliés ceux-là) ? Les enjeux politiques qui veulent profiter de la communion qu’a provoqué l’événement (et en a occulté d’autres qui dérangent) ?
            …                              
Bref, j’ai l’impression qu’on veut cacher le drame et l’instrumentaliser.
        ……
Et toute cette haine qui se déchaîne opposant humanité et patrimoine.
          
Notre-Dame, que ce soit sur un plan historique ou religieux, mérite plus de respect.
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