Archives de Catégorie: Au comptoir du Café

Adieu Grande Dame

Quand j’ai appris la nouvelle à midi, ça m’a fichu un coup au moral.

Simone Veil est décédée.

89 ans. Rien d’étonnant, elle avait l’âge d’aller reposer en paix, après tous les combats qu’elle a livrés, de ceux que la vie lui a imposés à ceux qu’elle a défendus de tout son cœur et toute sa détermination.


Elle était la garante pour moi d’une certaine liberté pour les femmes, celle de disposer de son corps ;  je la voyais comme un garde-fou face à certains mouvements qu’on a vu revenir de manière assez virulente il y a quelque temps.
Et là, j’ai eu un coup de flippe : elle n’est plus là pour nous défendre, elle n’est plus là pour rappeler comment elle a dû se battre pour qu’on puisse vivre libres comme nous pouvons maintenant le faire.

Mon admiration pour elle, je vous en avais déjà fait part à l’occasion de cette BD.

En tant normal, je suis plutôt distante face à l’annonce de disparition d’une personne connue, parfois triste si je l’appréciais. Mais là, j’en aurais pleuré.

C’est tout un symbole qui s’en va.

Adieu Grande Dame

 

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Retour vers le passé (*)

(* Je ne vous ferai pas l’affront de vous rappeler la référence cinématographique.)

Et même pas besoin de DeLorean pour faire ce voyage dans le temps ; un compte Facebook suffit.

Retour vers le futur

Cela fait plusieurs semaines que je vois sur les amis partager des publications d’il y a 2 ans, 5 ans, ect … Je me suis demandée d’où venait cette nouvelle mode …. jusqu’au moment où mon propre FB m’a proposé de me faire revivre mes souvenirs de publications (toujours celles avec des photos, quitte à faire).

Et là, j’ai dit non. Déjà, il n’aurait pas grand-chose à me faire revivre, car j’efface régulièrement mes publications, seules restent les plus marquantes. Ensuite, parce que je trouve malsain de toujours vivre dans le passé (dit celle qui a fait des études d’Histoire et compte bien les poursuivre – mais dans ce cas, on ne vit pas dans le passé, on cherche à le comprendre et comprendre comment il a construit notre monde actuel – fin de la parenthèse, je ne suis pas à un paradoxe près, je vous l’ai déjà démontré). Oui pour se rappeler de ses bons souvenirs, mais revivre tout ce qu’on a vécu dans le passé, non. N’est-il pas plus intéressant de vivre le moment présent ? La vie n’est pas faite pour être ruminée, elle est là pour être vécue !

Notre passé nous construit mais il ne doit pas nous envahir. C’est sûrement pour ça que je supprime la majorité de mes publications FB (ça n’a d’intérêt la plupart du temps que sur le moment). Je regarde très rarement mes albums photos, pourtant, inutile d’aller farfouiller dans le tréfonds d’un placard, ils ne sont qu’à un clic de souris. Je n’ai rien gardé qui ressemble de près ou de loin à un journal intime. Seule exception à cela : les messages échanges avec ChériBibi au tout début de notre rencontre …. qui sont sauvegardés sur un CD que je ne lis jamais. Je garde les marques d’affection, d’amitié, d’amour (d’où l’exception précédente), mais pas le reste.

J’ai juste l’impression que cette nouvelle fonction entraîne les gens dans une profonde nostalgie. On nous oblige à nous souvenir. Et a-t-on forcément envie qu’on nous rappelle ce moment malheureux ou triste ? Ben oui, ça ne fait pas le tri, c’est juste généré par rapport à une date.

 Je n’ai besoin de personne pour cela, les souvenirs se réactivent quand ils ont envie ou quand ils estiment que c’est nécessaire.


On a tous nos favoris

« Café noir » : je crois que cette sous-catégorie n’a jamais aussi bien porté son nom.

Comme tous les soirs en rentrant, je jette un œil à la presse. Mais ce soir, voilà ce que j’y découvre :

Rogue RIP

C’est une partie de mon univers fantastique qui s’en va. Son regard transperçant me fascinait. Sa manière d’incarner le personnage de Rogue m’a toujours touchée. Et il m’émeut profondément dans le dernier volet de la saga.

Rogue

Adieu Severus

Certains diront qu’il est choquant que je fasse un article sur lui alors que je n’ai pas parlé des précédentes disparations. Mais, de par nos passions et nos préférences, certaines nous touchent plus que d’autres. Je savais Michel Delpech malade, Galabru avait un âge honorable, David Bowie a touché un peu à tout … Mais lui, je ne m’y attendais pas du tout.


Le sens caché des mots

C’est fou comme les mots que l’on emploie traduisent en fait notre état d’esprit. Je me suis fait cette remarque en lisant le forum enseignant.

Beaucoup y parlent de reconversion. Que faire quand on ne veut plus / peut plus être PE ?

Instit

Sauf que j’ai du mal avec ce mot « reconversion ». J’ai toujours dit que je ne serai pas PE toute ma vie. Mais je n’envisage pas la suite comme une reconversion, non. Juste un changement de cap : j’aurai changé de métier, tout simplement.

Le terme « reconversion » est teinté d’échec je trouve : on se reconvertit parce qu’on ne peut plus exercer son métier (pour raisons médicales), parce que le manque d’embauche nous oblige à changer pour aller voir ailleurs.

Quelle honte y a-t-il à vouloir explorer d’autres horizons ? Pourquoi s’enfermer dans un carcan ? C’est sûr qu’à notre époque, avoir la chance d’avoir un travail assuré, c’est une aubaine. Mais cela vaut-il de s’y contraindre à vie si on n’y trouve plus de plaisir ? Surtout dans ce travail qui est à la limite de la vocation (comme tous les métiers qui travaillent « dans l’humain » – je pense aux médecins, infirmières, ect … -).

Peut-être suis-je de ces tempéraments qui n’attendent pas que tout tombe du ciel. Je pense qu’inconsciemment, mes parents m’ont appris que quand on veut quelque chose, on se donne les moyens d’y parvenir. Ils m’ont sûrement appris aussi à ne pas toujours voir le pire et donc pouvoir envisager des perspectives positives malgré les risques.

J’ai envie d’explorer d’autres horizons. On n’a qu’une vie, mais pourquoi ne pas en vivre 100 à la fois ?


Je vous souhaite …

 » Je vous souhaite tout le bonheur du monde … « 

C’est avec un soulagement inhabituel que j’ai accueilli la nouvelle année : besoin de tourner la page d’une année cruelle et sanglante.

Plus encore que d’habitude, je souhaite de la paix, de la solidarité. J’aimerais que les gens retrouvent la joie des plaisirs simples, sans cette folie de la surconsommation qui rend les gens malheureux parce qu’ils ne voient que ce qu’ils ne peuvent pas avoir (ou en tout cas, pas tout de suite).

Un rayon de Soleil, le chant des oiseaux, un fou rire partagé.

Un bon bouquin, confortablement installée dans une chaise longue.

Un bon album de musique à fond dans la voiture sur une route ensoleillée.

On a tous ces petits plaisirs simples quelque part en nous, il suffit juste de savoir en profiter.

Meilleurs voeux 2016 Bis


Bonne année 2016

Meilleurs voeux 2016


Merry Christmas

Joyeuses fêtes 2015