Archives de Catégorie: Le Café littéraire

Ma vie pas si parfaite – Sophie Kinsella

 » Dans la lignée des Petits Secrets d’Emma ou de Poppy Wyatt est un sacré numéro, Sophie Kinsella nous offre une nouvelle comédie aussi hilarante que touchante sur le gouffre qui sépare la vue dont on rêve et celle que l’on vit, le choc capitale/ province et les nouveaux snobismes des hipsters de tous poils.

La vie à Londres. Du fond de son Somerset natal, Katie en a tellement rêvé, et aujourd’hui, ça y est ! A elle les soirées branchées, les restos fashion, le job de rêve dans une grande agence de pub …
Certes, elle vit en coloc à deux heures du centre. Certes, son budget est si serré qu’elle se nourrit essentiellement de nouilles instantanées. Certes, sa boss est un cauchemar. Mais plutôt mourir que de renoncer à cette vie géniale, surtout su elle peut instagramer son mokaccino hors de prix.

Mais ce que Katie ignorait, c’est qu’à la capitale, tout va plus vite. Y compris se faire virer. Retour à la case départ : la campagne.
Pas question de se laisser abattre. Londres ne veut pas d’elle ? Katie va faire de ka ferme familiale l’endroit le plus hype de tout le Royaume-Uni. Tellement hype qu’il pourrait bien attirer les hipsters de la capitale et, avec eux, de vieilles connaissances … « 

Serait-ce ce qu’on appelle « dévorer un livre » ? Malgré ses 465 pages, ce roman n’a pas fait long feu : commencé le samedi en début d’après-midi, il ne restait à peine une centaine de pages à finir quand je l’ai posé à minuit. Pages avalées le dimanche soir à une vitesse affolante. Bon, il faut avouer que c’est une lecture facile.

Un bon Kinsella qui se laisse lire très facilement. Une histoire plutôt réaliste, avec un message simple : il ne faut pas se fier aux apparences.
Alors forcément, il arrive à notre héroïne des choses qui n’arriveraient pas à une personne lambda.
Mais Katie connaît les galères des gens ordinaires. Elle a quitté son Somerset natal pour Londres, la ville qui l’a toujours fait rêver et où elle a toujours voulu vivre. Sauf que Londres a un prix : une minuscule chambre dans une coloc’ à plus d’une heure de son boulot. Un salaire correct mais pas mirobolant. Elle vit à Londres en comptant chichement le moindre penny, loin des sorties, des folles soirées dans les bars, ou du shopping digne d’une icône de mode. Elle se contente de ses sandwichs confectionnés à moindre frais, de vêtements achetés aux fripes, loin des images de sa vie qu’elle poste sur Instagram. Jusqu’au jour où le pire arrive …
Craignant la déception de son père, elle ne dit rien et garde le secret, malgré son retour dans sa ferme natale pour aider son père et Biddy à monter leur affaire de « glamping », dans lequel elle croit énormément.
Mais c’est alors qu’elle est loin de Londres, loin de ce personnage de Cat qu’elle a essayé de se forger là-bas, alors qu’elle est redevenue Katie, que d’anciennes connaissances viennent perturber son univers … sans compter qu’elles risquent de mettre à mal sa couverture …

J’ai franchement passé un bon moment de détente en lisant ce livre. Quelque part, il m’a un peu rappelé Nuit de noces à Ikonos, avec ses personnage plus proches d’une vie simple, d’une vie ordinaire. Et le message que l’on peut trouver derrière une histoire qui se veut sans prise de tête.

Je crois que c’est la première fois que je lis un livre aussi vite alors que je ne suis pas en vacances.

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New York Odyssée – Kristopher Jansma

 » Irène, Jacob, William, George et Sara, inséparables depuis l’université, sont venus s’installer à New York. Ils ont vingt-cinq ans, naviguent entre fêtes et premiers jobs et attendent tout de cette nouvelle ville. La vie en décide autrement. Et brutalement.

Un drame vient bouleverser leurs attentes et donner une nouvelle direction à leur existence. Toujours sous l’œil à la fois sévère et bienveillant de leur ville d’élection, New York.

Avec New York Odyssée, Kristopher Jansma signe un magistral portrait de groupe avant de basculer vers le drame intime de chacun Un roman ironique, juste et peignant sur le deuil et l’amitié. « 

Rien que pour le prologue, ça vaut le coup d’ouvrir ce livre !
C’est à la fois philosophique et poétique. Irène et Jacob, personnages à l’âme artistique, donnent une couleur particulière au récit. George, celui qui étudie les étoiles, lui donne une note céleste. William, avec ses traditions familiales ancestrales, apporte une touche de magie. Et Sara, plus raisonnée, permet à tout ce petit monde de garder les pieds sur Terre.

A eux cinq, ils forment la famille qu’ils se sont choisie. Une famille avec ses hauts, ses bas, et les épreuves à traverser.
A New York, ville où ils ont choisi de vivre. Ville de tous les possibles, le pire comme le meilleur.

Une épopée moderne.

Pour apprécier certains passages, il ne faut pas hésiter à aller au-delà des mots. Mais même comme ça, quelques-uns se sont heurtés à mon esprit cartésien.
Par contre, j’ai eu du mal à le finir, le dernier chapitre m’ayant paru long et rébarbatif, presque de trop (je l’aurais préféré plus court, sous la forme d’un épilogue).

Ce roman fait partie de ces livres des éditions Rue Fromentin déroutants (à l’image de certains que j’ai découvert grâce à eux car je ne les aurais pas lu autrement), mais intéressants car ils me plongent dans un univers littéraire inhabituel pour moi.
(Je précise que ce ne sont les éditions Rue Fromentin qui m’ont envoyé ce livre, je l’ai emprunté à la Bibliothèque.)


En suivant les étoiles – Anne Tyler

 » Jeremy n’est pas comme tout le monde. Agoraphobe, velléitaire, il a énormément de mal à lier contact avec les autres. A la mort de sa mère, il est désemparé face aux difficultés pour faire tourner sa maison, devenue pension de famille. Et pourtant Mary, fraîchement débarquée dans cette banlieue de Baltimore, va malgré elle entraîner Jeremy à sortir de sa torpeur et à s’ouvrir au monde. Ces deux personnages réussiront-ils à se trouver ?
Anne Tyler confirme un talent unique pour évoquer les vacillements et « petits riens » de a vie. « 

Résumer ce livre n’est pas évident : l’histoire n’est pas linéaire, c’est une succession de périodes de vie centrées principalement sur le personnage de Jeremy, racontées alternativement par différents protagonistes. Seul le point de vue de Jeremy est relaté à la 3e personne, les autres personnages s’expriment par leur propre voix.
Toute l’histoire ou presque se déroule dans la petite maison de Jeremy, sorte de pension de famille, sise à Baltimore. Elle commence à l’automne 1960, à la mort accidentelle de sa mère, ce qui va lui faire perdre ses repères. Car Jeremy est un être à part : il vit dans sa bulle, sans contact avec le monde extérieur. Sauf que maintenant, il va devoir apprendre à gérer seul la maisonnée et ses locataires. Et cela ne va pas être une mince affaire … jusqu’au jour où Mary va venir jeter le trouble dans ses pensées bien réglées.

J’avais imaginé une tout autre histoire en lisant la quatrième de couverture. J’ai pensé voir éclore une chrysalide en papillon. Mais on est loin d’une telle évolution. Et la lecture du premier chapitre m’a également amenée à imaginer un autre récit.
De plus, il ne faut pas s’attendre à lire une histoire : on ne lit que des tranches de vie. Les ellipses temporelles sont tellement larges qu’elles ne laissent pas la place à l’imaginaire de combler le vide. Pourtant, on aurait aimé savoir comment on est passé d’une situation à l’autre, juste pour comprendre comment la transformation a eu lieu. Et puis, le récit devient chaotique un peu avant la fin, lorsqu’intervient le personnage d’Olivia et qu’il prend la parole. Je n’ai pas compris l’intérêt de ce passage : je l’ai trouvé long et sans aucun fondement. Quant à la fin, comme on dit, ça finit en queue de poisson.

Certains passages étaient agréables, d’autres totalement ennuyeux (quand je relis trois fois le même passage parce que je ne sais plus où j’en suis et que je ne me rends qu’au bout de 10 lignes que je l’ai déjà lu et relu, c’est mauvais signe) et certains totalement dénués d’intérêt. Et les sauts dans le temps sont beaucoup trop longs à mon goût : j’ai l’impression d’avoir lu des flashs de vie.

C’est une forme de récit assez particulière, trop décousue pour moi : je lis pour le plaisir, mais là, je me suis perdue. Mais je pense que parmi vous, certain(e)s pourraient aimer et être touché(e)s. Car il y a de l’émotion malgré l’incapacité du personnage à exprimer ses sentiments. Ne fermez pas la porte à ce roman, mais attendez-vous à une lecture particulière.


Une saison à Longbourn – Jo Baker

 » Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennet et leurs vénérables filles, en âge de se marier. A l’étage inférieur veillent les domestiques. Personnages fantômatiques dans le célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et Préjugés, ils deviennent ici des êtres de chair et de sang qui, du matin au soir, astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons. Mais ce que les domestiques font dans la cuisine, sans être observés, pendant qu’Elizabeth et Darcy tombent amoureux à l’étage, relève d’eux seuls … Une histoire d’amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de ressurgir.  »  

Voilà une lecture d’une douce lenteur. Reposante, apaisante.

Bienvenue chez les Bennet. Ou plutôt dans le quartier des domestiques.
Jo Baker nous emmène dans le monde de Jane Austen, mais par la porte de service. Et plus précisément, dans la cuisine, domaine de Mrs Hill.
Mrs Hill est l’intendante, c’est elle qui règne sur ce petit monde, avec son mari, Mr Hill. Sous leurs bons soins, on trouve Sarah et Polly, deux petites de l’assistance publique, que Mrs Hill a embauchées, formées ; mais surtout a éduquées et élevées comme ses filles. Ce petit monde représente sa famille.
Bien entendu, elle a aussi veillé sur les filles de Mrs Bennet (et sur Mrs Bennet elle-même). C’est également celle qui a le plus d’influence sur le maître de la maison, Mr Bennet.
L’arrivée d’un nouveau valet va perturber un temps l’équilibre de sa maisonnée, mais les choses reprendront leur cours, suivant le doux rythme des saisons, secoué parfois par les soubresauts des invités et des fêtes. Car, le principal pour une famille de la bonne société, c’est de pouvoir marier ses filles … et cela ira forcément en entraînant quelques remous.

 

Il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour entrer dans cette histoire : je passais d’une compilation de romans à l’époque contemporaine, plutôt rythmés, à un récit se déroulant au début du XIXe siècle, calme et posé. (Oui, je sais, j’ai fait abstraction du livre lu entre les deux, mais comme je ne suis jamais rentrée dedans …). J’ai mis quelques pages avant de mettre tous les personnages en place. Mais ensuite, je me suis régalée, au point d’annuler une séance de sport pour connaître la fin des aventures de Sarah et des autres.

Ce roman m’a d’ailleurs permis de me souvenir que je devais ajouter Orgueil et Préjugés dans mes livres à lire, histoire de parfaire ma culture littéraire. Je n’ai encore jamais lu de Jane Austen, il faut y remédier.
Une amie m’a également parlé d’une série qui reprend l’œuvre de Jane Austen, mais en l’adaptant au monde d’aujourd’hui. J’ai hâte qu’elle me les prête !


Jeune fille en Dior et La Vie à deux

Voici deux BD que j’ai lues en juillet et que j’ai oublié de vous présenter.

La première : Jeune fille en Dior d’Annie Goetzinger

Je m’attendais à vivre 100% de la BD ou presque dans les ateliers du créateur, mais ce n’est pas vraiment ce qui s’est passé. On voit surtout comment la maison s’est développée, et comment une jeune fille de Dior, à l’origine simple petite journaliste, se retrouve propulsée dans la haute société.

Une lecture qui ne m’a pas menée où je pensais, j’aurais vraiment préféré passer plus de temps dans les ateliers de couture, mais c’est bien écrit et bien dessiné. Et la préface d’Anna Gavalda est une vraie pépite !

La deuxième : La Vie à deux de Johan De Moor et Gilles Dal

Alors là, j’ai été totalement déroutée. Je n’ai pas compris ce que je lisais.
Je pense que c’est plus une succession de réflexions. Je ne sais pas. Je n’ai pas compris où ça voulait m’emmener.

Par contre, la couverture est très travaillée, c’est d’ailleurs elle qui m’a attirée.


La famille Middlestein – Jami Attenberg

 » Bienvenue chez les Middlestein, une famille au bord de la crise de nerfs depuis que Edie, la mère, risque d’y passer si elle ne prend pas au sérieux ses problèmes d’obésité. Cerise sur le gâteau, le père la quitte pour découvrir à soixante ans les affres du speed dating.
Une trahison impardonnable pour leur célibataire invétérée de fille, un rebondissement que voudrait bien oublier le fils en fumant son joint quotidien, si sa femme ne s’était pas mis en tête de sauer Edie à grand renfort de Pilates et de Weight Watchers, quand elle n’oblige pas leurs jumeaux à répéter leur chorégraphie hip-hop pour leur bar-mitsvah.
Une question taraude toutefois les Middlestein : et s’ils étaient tous un peu responsables du sort d’Edie ?

Best-seller du New York Times, dans la lignée de Jonathan Franzén, un livre universel sur le mariage, la filiation et l’obsession de notre société pour la nourriture, porté par un humour aussi cinglant que désopilant et une humanité débordante. « 

Je trouve cette quatrième de couverture très trompeuse : où sont leurs interrogations sur leurs responsabilités dans le sort d’Edie ? Un étalement d’états d’âme tout au plus.
Quant à l’humour : je le cherche toujours.

Je me suis ennuyée tout au long de cette lecture, prête à l’abandonner plus d’une fois, n’y prenant aucun plaisir.
J’ai trouvé le récit plat, poussif, sa lecture lourde.
L’alternance entre les chapitres ancrés dans le passé (sans qu’on sache précisément quand) et les chapitres au présent, les uns et les autres étant très souvent parcourus par du conditionnel qui introduit des événements du futur, rend le récit brouillon.
Je me suis perdue dans des descriptions longues et fastidieuses (et pourtant, j’adore Zola et me perdre dans ses descriptions très détaillées). Que j’ai vite abandonnées pour une lecture en diagonale tellement j’en étais lasse …

Je ne vous dirai pas de ne pas le lire, je ne me permettrai pas, je pense que c’est un style particulier auquel il faut adhérer. Je vous laisserai vous faire votre propre opinion, mais pour moi, c’est une grosse déception, un ennui total. Il y a longtemps que je n’ai pas dû me forcer comme ça pour lire un livre, je me suis forcée pour me dépêcher de m’en débarrasser !


Tag Code de la route

Un petit détour chez Georges m’a fait croiser le chemin de ce tag Code de la route.  Une manière originale de parler de nos amours des livres …

Tag Code de la route

Parking : Combien de livres as-tu dans ta PAL ? Si on parle de ma PàL physique, je dirais une dizaine. Mais si on rajoute tous ceux mis en favoris et sur mon eReader, ceux réservés ou dans mon panier à la Bibliothèque … Je ne sais pas si j’aurais assez de mes nuits pour tout lire.

Limitation de vitesse : quelle limitation donnes-tu à ta PAL ? Aucune ! L’avantage d’emprunter à la Bibliothèque, ça me permet d’avoir une PàL illimitée … sans avoir à la stocker chez moi ! Et pour les classiques, c’est du stockage numérique donc là aussi, aucune limite.

Route prioritaire : Quel livre est ta prochaine priorité ? Les trois épisodes suivants (les 7, 8 et 9) des Chroniques de San Francisco. J’ai passé beaucoup d’heures au côté de ces personnages, j’ai l’impression de les connaître. J’ai trop hâte de connaître la suite de leurs aventures.

Réservé aux camions : Quel pavé liras-tu prochainement ? Ben justement, je viens d’en finir deux avec les Chroniques de San Francisco. Avec presque 900 pages chacun, c’était du bon pavé (lus en une dizaine de jours seulement).

Réservé aux bus : Un livre que tu réserves pour une période spéciale ? Le relecture des Harry Potter. Généralement, c’est vers novembre-décembre que je les recommence (avec Halloween et Noël, ambiances dans lesquelles plongent le premier tome). C’est d’ailleurs aussi aux vacances de Noël que j’ai envie de me regarder pour la énième fois les films. Bon, pas tous les ans non plus, car systématiquement je recommence du premier au dernier !

Stop : Un livre que tu as abandonné ? Il y en avait très peu à l’époque où j’achetais les livres. Mais je n’ai jamais réussi à lire les Max Gallo : je n’aime pas sa manière d’écrire l’Histoire. Depuis que j’emprunte à la Bibliothèque, il y en a plusieurs, car j’ai la liberté d’explorer des horizons nouveaux sans risque. Le dernier en date, que je ne pensais vraiment pas abandonner aussi vite : La pâtissière de Long Island. J’ai tenu une cinquantaine de pages, mais je m’ennuyais vraiment trop.

Issue de secours : un livre que tu as arrêté mais que tu vas reprendre pendant une autre période ? Il y en a deux dont j’ai arrêté la lecture, dans l’idée de la reprendre un jour : Reflets dans l’œil d’un homme de Nancy Huston (mais il faudra que je le recommence depuis le début car je ne me souviens plus trop de l’histoire) et Ces impossibles Français de Louis-Bernard Robitaille (mais j’avais craqué, car au bout d’un moment, je trouvais que sa lecture manquait d’intérêt et je trouvais les propos tirés par les cheveux). Mais pour ce dernier, je ne sais pas si un jour je parviendrai au bout. A ma prochaine tentative de lecture (pour lire la suite uniquement), si ça ne passe pas, je l’abandonnerai définitivement.

Sens interdit : quel genre de livre ne t’attire pas particulièrement ? Les livres de science-fiction et les histoires futuristes (Harry Potter, c’est pas de la science-fiction, c’est de la magie, c’est pas pareil :-P).

A quel genre de livre donneras-tu ta chance cette année ? J’ai donné leur chance aux mangas cette année. J’ai décidé de tenter les Musso cet été (enfin, ce sera sûrement à l’automne : ils sont réservés à la Bibliothèque, j’attends mon tour).

Feu tricolore : Un livre qui t’a fait passer par plusieurs émotions ? Chroniques de San Francisco justement. J’ai adoré beaucoup de moments, mais j’ai trouvé d’autres passages sans trop d’intérêts ou peu clairs, et certains totalement farfelus ! Je suis passée de phases où je pouvais le poser facilement à la fin d’un chapitre à des phases où je ne pouvais plus le lâcher. Ces romans sont des chroniques de vie, donc forcément, on passe par toutes les émotions avec les personnages.

Rond-point : Un livre qui t’a fait tourner en rond ? Le goût de la vie d’Anouska Knight. Pourtant, j’avais bien aimé l’histoire, pas prise de tête. Mais j’ai eu l’impression de relire plusieurs fois le même événement à l’occasion de diverses circonstances. C’est ce qui a fait que je ne l’ai pas gardé (oui, je garde certains de ces romans de chick-lit : très utile en phase de panne de lecture quand j’ai juste besoin d’une lecture simple et d’une histoire de romance à l’eau de rose).

Route à double-sens : Un livre que tu as aimé et détesté à la fois ? Difficile comme question, je suis plutôt entière … Mais sans hésiter, je dirais Les Folies Bergère de Zidrou et Porcel. L’histoire est vibrante de réalité historique, les graphismes reflètent très bien l’horreur de la guerre. Mais Dieu que cette histoire est dure et les graphismes trash. Je ne regrette pas d’avoir ouvert cette bande-dessinée. Mais qu’est-ce que j’ai détesté la dureté des images : j’en ai fait des cauchemars toute la nuit, elle m’a laissé un âpre souvenir. Et pourtant, qu’est-ce qu’elle traduit bien l’horreur de la guerre …

Hôtel : Quel livre t’a volé ton sommeil ? Beaucoup ! J’ai des tendances insomniaques. Le plaisir qu’ont beaucoup à aller se coucher et plonger dans les bras de Morphée, je ne l’ai pas (ou alors très rarement). Et généralement, quand je me laisse embarquer dans un bouquin … Souvent, c’est ChériBibi qui me fait éteindre ! Le plus marquant de ceux qui m’ont fait veiller tard : La Couleur des sentiments. Je me revois, me relevant à 4h et demie du matin, les yeux explosés, ChériBibi (qui jouait en réseau donc de nuit) me demandant ce que je faisais, croyant que je dormais, et contrainte d’abdiquer à 1 ou 2 chapitres de la fin, ne pouvant plus lire tellement mes yeux me brûlaient.

Monument historique : Le livre qui est pour toi un monument (une pépite de ta bibliothèque) ? Les vieilles éditions de Molière que j’ai de ma mère. Et son Au bonheur des Dames de Zola …

Autoroute : qui taggues-tu ? Qui qui veut, qui qui prend !