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Télégramme # 31 mars 2017 #

A force de « run away » j’ai oublié de revenir !

  • Je suis passée de 1 à 2 heures de sport hebdomadaires à 6 à 8 heures … pour retomber à 0. Oui, cette semaine, j’ai juste couru 36 mn en alterné. Après, j’ai vu le doc’ qui a dit « Stop ». La faute à des tendinites (oui, je fais toujours de « package » à mon doc’, ça économise la Sécu). Je n’ai plus le droit de faire grand-chose de ce que j’avais l’habitude de faire.
  • Je ne lis  plus : plus rien ne m’inspire, je sillonne désespérément les rayons de ma Bibliothèque mais elle reste sans voix. J’attends un livre réservé qui va peut-être me remettre dans le mouv’.
  • Je ne bosse plus autant pour l’école (la règle des 24h : rajouter l’équivalent d’une journée de sport, ça implique forcément d’empiéter sur autre chose).
  • J’ai l’impression depuis un peu d’être « en vacances d’envies » (copryright JJG). Mais  c’est la suite logique du tourbillon, pas de panique.
  • Je suis totalement déconnectée du monde extérieur : je ne regarde plus la télé, n’écoute plus la radio.
  • Et avec le beau Soleil qu’on a eu, je n’ai qu’une envie : chaise longue, bouquins et musique …

Run away … in nature

Ou quand la ritournelle devient réelle.

Les faux airs printaniers du Soleil le week-end dernier m’ont poussée au grand air. Sac à dos, chaussures de marche : j’ai passé deux après-midi à marcher dans la nature qui côtoie ma ville de banlieue.
Alors que la première journée m’a fait un bien fou, la deuxième, bien que tout aussi agréable, a eu un goût de manque.

 » je marche seul
quand ma vie déraisonne
quand l’envie m’abandonne
je marche seul
pour me noyer d’ailleurs « 

Besoin d’aller plus loin, de me dépasser, au-delà de mes limites ; sortir de ma zone de confort.
J’ai décidé de me (re)mettre à courir. Et de me lancer un défi complètement fou ; j’ai 3 mois pour me préparer (et être prête !).

running-sport

Le programme sportif est lancé.
Equipement refait au complet.
Running, double dose de natation,
exercices de renforcement.

C’est parti !

A défaut de ne pas pouvoir avoir certaines choses,
j’en aurai d’autres.


Game over

On reste dans l’univers du jeu vidéo.

Normal, c’est la même partie qu’on joue.

Comme tout speed run, la partie a duré un temps limité. Pas de bol, les heures supp’ n’ont pas duré très longtemps. Le rythme s’est ralenti de lui-même. Pas drôle.

game-over

Et puis il a freiné brutalement, la faute à pas de chance. La machine s’est enrayée sur un coup de froid ; le dos n’a pas aimé. Coup de frein brutal pas du tout appréciable.

Si les choses ne vont pas à 200 à l’heure, ça ne va pas. J’ai besoin que ça tourne, j’ai besoin que ça speede. Pas de temps mort, pas de répit. Et puis le jour où j’en veux je ne m’en fais pas, je sais le prendre.

J’ai intérêt à me blinder un programme pour les vacances.


L’homme aux mains magiques

Connaissez-vous cet homme aux mains magiques ?

Cet homme que j’adore aller voir même si je sais que je risque de douiller ?

Cet homme qui est capable de me faire dormir, moi l’insomniaque ?

osteopathe

Mais cet homme qui a aussi le grand défaut de lire à travers moi comme dans un livre ouvert, et qui sait beaucoup de choses (beaucoup trop, à mon goût) sans que je ne lui aie jamais rien révélé. Du moins volontairement.

Ses rendez-vous, je les attends comme je les redoute ; je sais que je peux prendre cher, voire très cher. Ils mettent à mal mon équilibre. Mais mon corps se sent toujours beaucoup mieux après.

Je lui attribue une double fonction … et il l’a très bien compris.
Puisqu’il m’a dit que si … il faudrait peut-être trouver une solution (et on sait très bien tous les deux de laquelle il s’agit – sauf que chez moi, c’est une solution qui ne fonctionne pas -).

Cet homme qui est suffisamment carré pour que j’apprécie d’aller le voir malgré tout, moi qui ne supporte pas qu’on me touche.

….

Cet homme aux mains magiques, c’est mon ostéo.

(Profitez bien de cet article cette nuit, je ne suis pas sûre qu’il ne repasse pas en mode privé ou mdp demain matin … et je me lève tôt.)


Speed run mode

harry-potter-hermione-granger-retourneur-de-temps

Dans le monde des gamers, un speed run est un record de vitesse qu’on réalise pour terminer un jeu le plus rapidement possible.

C’est aussi avec cette frénésie que je vis en ce moment : j’accumule les objectifs à réaliser, bien sûr toujours plus vite, le travail à abattre, je ne laisse aucun espace libre. Nécessité oblige.

J’enchaîne les nuits sans sommeil, les insomnies. Mes journées à l’école flirtent avec les 12 heures, mes nuits ont du mal à caresser les 6. C’est comme ça qu’à certains moments, avec une personne qui a réussi à aligner encore plus d’heures de présence que moi à l’école, on a l’impression de ne pas s’être quittées. C’est un sentiment qu’on a à certaines périodes de speed toutes les deux. On en rit, on trouve ça drôle, ça nous amuse ; mais je crois que ça épuise les autres, on passe pour des folles de boulot. C’est sûrement ce qu’on ait.

En tout cas, ce qui est sûr, c’est que je me suis découverte une âme de « performer ». En fait, je l’ai toujours eue, mais avant elle était inconsciente, maintenant elle est volontaire, parfois poussée à l’extrême.
« Toujours plus loin, plus fort, plus vite (jusqu’au bout de l’extrême limite) ».


Protégé : Speed run mode (personnel)

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A la Recherche du Temps Perdu *

* Spéciale dédicace à Célestine pour ce titre

Certains diraient que j’ai surtout perdu mon temps.

Il n’y a pas que la blogosphère que j’ai désertée pendant les vacances, je me suis coupée du monde, de la réalité en général. Pendant 6 jours et demi, je me suis enfermée dans un univers parallèle, à 1000 lieues de tout. Je me suis lobotomisée le cerveau, auto-hypnotisée, appelez ça comme vous voulez.

Pendant une centaine d’heures, j’ai vécu à Sacramento (puis Austin), depuis mon lever jusqu’à mon « endormissement » en plein milieu de la nuit (car oui, je suis tout à fait le genre à faire rimer « vacances » avec « insomnie » – Tu vois ce que je veux dire Karine :-;). Je suis partie loin de tout.

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Je crois que c’était une nécessité. Une manière de m’éloigner de tout. Et surtout de ma tête et les pensées qui la hantent.

Pensez-en ce que vous voulez : que ce n’est pas quelque chose qui se fait à l’âge adulte, que j’aurais pu trop mieux à faire, que j’ai perdu mon temps, que c’est stupide.
Il n’empêche : moi, j’en avais besoin, c’est tout ce que je sais.