Archives de Catégorie: Les brèves du Café

Ne pas prononcer

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Jack.

Ben, n’empêche qu’il va bien falloir que je le prononce puisque me voilà à ces deux jours remise en forme pour enseignants qu’on appelle la pré-rentrée.
– Remise en forme du rythme de vie.
– Remise en en forme de la classe.
– Remise en forme du ciboulot.

Quitter définitivement cette période de latence entre les vraies vacances et la véritable reprise du travail.

Et aussi retrouver ses collègues, se raconter les vacances, retrouver une vie sociale. Canaliser ses pensées.

Le seul point noir : cette météo estivale. Comment reprendre le travail alors que l’été repointe le bout de ses rayons de Soleil ?

 

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Sur le chemin de l’école

Jack, mon dessinateur fétiche, a bien résumé la situation dans son dessin :

Je me suis également posé la question. La réponse se trouve sûrement dans les quelques 2400 pages avalées en 3 semaines, dont une bonne partie a été dévorée à San Francisco.

Cette année, je m’y remets certes un peu plus tôt que d’habitude, en raison d’un rendez-vous professionnel cette semaine, mais ce n’est pas plus mal : je reprends doucement, je remets tranquillement mon cerveau en mode école. Je fais ces petites choses sympas mais qu’on n’a pas envie de faire pendant les vacances : préparer l’agenda de cette nouvelle année (et ça commence par le coloriage des vacances : en fait, ce n’est pas pour repérer tout de suite quand je vais enfin me reposer à nouveau, c’est juste que ça rythme mon année, elles donnent le tempo général). Et puis, faire mon cahier-journal pour les premiers jours, mes évaluations diagnostiques (comme que je veux travailler différemment sur plein de choses, c’est un peu la révolution dans ma tête, c’est aussi parfois un radeau perdu au milieu d’un immense lac qui ne sait pas trop où est la rive la plus proche, mais dans ces cas-là, on se lance, on rame, et on parviendra bien à la terre ferme), la préparation de ma réunion de rentrée, les quelques progressions à finir ou réaliser.
Le gros du chantier a été fait en juillet. Et je ne peux pas préparer mon année scolaire en un mois (enfin, à peine, vu qu’on a officiellement quitté l’école le 6 juillet au soir). J’apprends à l’accepter sans me mettre la pression.

Allez, je vais continuer à me balader tranquillement sur mon petit chemin de terre, avant de me faire happer par l’autoroute la semaine prochaine !


Adieu cuisine d’étudiante, bonjour nouvelle cuisine

Je ne vous ai pas encore parlé du grand événement qui s’est produit chez moi ce début juillet. Evénement attendu depuis presque un an et demi.

Pour celles et ceux qui me suivent depuis un certain temps, vous savez qu’il y a un peu plus de trois ans, j’ai emménagé (avec ChériBibi) dans mon Home Sweet Home. Sauf que voilà, acheter un appartement, même modeste, avec une paie de professeur des écoles, n’en déplaise aux mauvaises langues, mais ce n’est pas si simple et ça ne permet pas les folies (d’ailleurs, quand je vois le mal que j’ai à emprunter avec pourtant un salaire confortable au vu d’autres salariés … ). Donc, pour notre cuisine, nous avons fait avec ce qu’on avait dans notre ancien appartement, à savoir un micro-ondes et un four à poser, et une plaque à induction 1 feu (type plaque de camping). Seule folie : ChériBibi m’a offert un lave-vaisselle (pas de débat sur le partage des tâches, s’il vous plaît, il y a des combats qui usent sans faire avancer les choses, ça finit par être de la perte de temps et d’énergie ; et certaines circonstances particulières). Donc, une cuisine faite de bric et de broc, mais bon, je me débrouillais toujours pour cuisiner quand même.

 

Sauf que, forcément, j’ai toujours rêvé d’avoir une cuisine aménagée, avec une belle colonne de fours, un évier qui ne soit pas en inox, et surtout, une vraie plaque à induction, sur laquelle je pourrais faire cuire ma viande et mes pâtes en même temps.
Sans compter de la place pour ranger … Tout était empilé comme on pouvait, il fallait toujours déplacer quelque chose pour atteindre l’ustensile souhaité …

Un cuisiniste ne m’aurait pas « forcé » la main, je crois que j’attendrais encore. Mais un jeu-concours perdu, un coup de fil, une visite-conseil, des prix déstockage … et ChériBibi qui me fait signer tout de suite. Et voilà l’engrenage lancé.
Tout s’est précipité depuis avril : réaliser les menus travaux nécessaires à l’installation. Et puis, une journée seulement entre la fin de l’année scolaire et l’arrivée des meubles. Deux jours à camper. Et sur le pont pour 7h du mat’ le jour de la pose. Ranger les affaires, retourner à l’école le lendemain, virer les cartons et autres déchets le surlendemain. Caser les anciens meubles dans le couloir en attendant de les vendre. Bref, la folie pendant une semaine. Mais le résultat vaut le coup.

 

Je découvre le bonheur d’avoir un plan de travail pour cuisiner, celui de pouvoir préparer plusieurs plats en même temps. Des rangements bien plus nombreux, profonds et pratiques qui me permettent d’accéder à tout avec une facilité extrême. Et puis, de la clarté. C’est lisse, c’est nette, ça ne heurte plus le regard, ça coule.

Ne me reste plus qu’une chose à faire pour qu’elle soit totalement terminée. Mais plus je cherche ce que je voudrais et moins je trouve …


VACANCES

 

J’ai tout rangé, planqué, remballé. J’ai viré les liens Internet directs.

Ce mois de juillet a été très chargé, j’ai couru après le temps tout le temps.

Mais à partir de maintenant, je prends le temps. Vivre au jour le jour.

Faire les choses quand j’ai envie … Et ne rien faire si je n’ai envie de rien faire !

VACANCES


Télégramme # 31 mars 2017 #

A force de « run away » j’ai oublié de revenir !

  • Je suis passée de 1 à 2 heures de sport hebdomadaires à 6 à 8 heures … pour retomber à 0. Oui, cette semaine, j’ai juste couru 36 mn en alterné. Après, j’ai vu le doc’ qui a dit « Stop ». La faute à des tendinites (oui, je fais toujours de « package » à mon doc’, ça économise la Sécu). Je n’ai plus le droit de faire grand-chose de ce que j’avais l’habitude de faire.
  • Je ne lis  plus : plus rien ne m’inspire, je sillonne désespérément les rayons de ma Bibliothèque mais elle reste sans voix. J’attends un livre réservé qui va peut-être me remettre dans le mouv’.
  • Je ne bosse plus autant pour l’école (la règle des 24h : rajouter l’équivalent d’une journée de sport, ça implique forcément d’empiéter sur autre chose).
  • J’ai l’impression depuis un peu d’être « en vacances d’envies » (copryright JJG). Mais  c’est la suite logique du tourbillon, pas de panique.
  • Je suis totalement déconnectée du monde extérieur : je ne regarde plus la télé, n’écoute plus la radio.
  • Et avec le beau Soleil qu’on a eu, je n’ai qu’une envie : chaise longue, bouquins et musique …

Run away … in nature

Ou quand la ritournelle devient réelle.

Les faux airs printaniers du Soleil le week-end dernier m’ont poussée au grand air. Sac à dos, chaussures de marche : j’ai passé deux après-midi à marcher dans la nature qui côtoie ma ville de banlieue.
Alors que la première journée m’a fait un bien fou, la deuxième, bien que tout aussi agréable, a eu un goût de manque.

 » je marche seul
quand ma vie déraisonne
quand l’envie m’abandonne
je marche seul
pour me noyer d’ailleurs « 

Besoin d’aller plus loin, de me dépasser, au-delà de mes limites ; sortir de ma zone de confort.
J’ai décidé de me (re)mettre à courir. Et de me lancer un défi complètement fou ; j’ai 3 mois pour me préparer (et être prête !).

running-sport

Le programme sportif est lancé.
Equipement refait au complet.
Running, double dose de natation,
exercices de renforcement.

C’est parti !

A défaut de ne pas pouvoir avoir certaines choses,
j’en aurai d’autres.


Game over

On reste dans l’univers du jeu vidéo.

Normal, c’est la même partie qu’on joue.

Comme tout speed run, la partie a duré un temps limité. Pas de bol, les heures supp’ n’ont pas duré très longtemps. Le rythme s’est ralenti de lui-même. Pas drôle.

game-over

Et puis il a freiné brutalement, la faute à pas de chance. La machine s’est enrayée sur un coup de froid ; le dos n’a pas aimé. Coup de frein brutal pas du tout appréciable.

Si les choses ne vont pas à 200 à l’heure, ça ne va pas. J’ai besoin que ça tourne, j’ai besoin que ça speede. Pas de temps mort, pas de répit. Et puis le jour où j’en veux je ne m’en fais pas, je sais le prendre.

J’ai intérêt à me blinder un programme pour les vacances.