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Télégramme #06/04/2019

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  • J’ai disparu pendant deux mois à Poudlard (oui, j’ai de nouveau redévoré les 7 tomes d’affilée). STOP
  • J’ai laissé l’école envahir mon temps libre (toujours en mode : « Je réinvente tout, revisite tout dans mes pratiques pédagogiques »). STOP
  • J’ai aussi replongé dans une série. STOP
  • J’ai passé toutes les précédentes vacances à tester des recettes de gâteaux (et à prendre des kilos :-P). STOP
  • Je n’ai pas l’intention d’abandonner mon blog. STOP
  • J’ai bien l’intention de revenir chez vous. STOP
  • Mais j’avais pris la bonne habitude de ne plus prendre le PC dans le lit ou d’être dessus jusqu’à des heures indues. STOP
  • Et ChériBibi a tendance à avoir plus de mal à dormir avec la lumière et le bruit des touches du clavier … STOP
  • Bonne nuit. STOP
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Renouveau chronophage

Malgré mes belles promesses et mes propres envies, je n’ai encore pas trouvé le temps de repasser ici et chez vous, et encore une fois, je m’en excuse ; pourtant, je pense bien à vous. Mais les évolutions dont je vous parlais n’ont pas lieu seulement à titre privé : sur le plan professionnel aussi j’évolue. Non, je ne change pas de métier, pas pour l’instant en tout cas. Mais j’explore de nouvelles pistes.
Depuis l’année dernière, je réinterroge ma pratique (depuis, bizarrement, que j’ai eu ma mutation à titre définitif – y aurait-il un lien de cause à effet inconscient ? – ; et il faut dire aussi que j’ai pris l’habitude de me noyer sous le travail, de m’y investir pleinement – plus que pleinement – au point de ne plus savoir arrêter, couper à certains moments). Ma tentative de l’année dernière a totalement avorté : je n’étais peut-être pas assez prête ; mais surtout, ma classe ne s’y prêtait pas.

Mais cette année, ce n’est que du bonheur (ne croyez pas que j’ai une classe d’élites, bien au contraire : j’ai des élèves en grandes difficultés, d’autres à profil particulier et un ou deux éléments qu’il faut surveiller comme le lait sur le feu ; mais je ne passe pas mon temps à faire de la discipline : j’ai juste l’impression de faire mon métier de PE). Du coup, ma démarche amorcée l’année dernière, approfondie et étendue cet été, prend forme au jour le jour : je revisite toute ma pratique pédagogique, ma façon d’aborder les notions, mes méthodes de travail … Sauf que voilà, on ne peut pas se réinventer totalement sans un minimum d’investissement : je passe un temps fou à chercher ce qui n’existe pas, à devoir le penser de A à Z, le créer, le mettre en forme. Et réajuster en permanence. Mon gros défaut, c’est d’être un électron libre : je ne rentre dans aucune méthode (pourtant, certaines, clés en main, sont très bien) ; mon objectif est de coller au plus près de mes élèves. Résultat : même si j’ai tout planifié, anticipé cet été, même si j’ai ma ligne de conduite bien définie, je suis toujours en flux tendu, à fabriquer le matériel, à massicoter, plastifier, redécouper, organiser …
Sans compter les projets annexes dans lesquels je m’investis parce qu’ils m’intéressent, vont dans le sens de ma pédagogie (la partie réflexion de notre métier me plaît énormément ; quand il faut décortiquer les nouveaux B.O. ou autres, je finis toujours par être de la partie) ; et ceux qui touchent à un domaine qui me passionne, et qui un jour je l’espère, me permettront d’évoluer et de pousser d’autres portes.

Mon problème – que je considère plutôt comme une chance -, c’est que j’aime mon boulot et j’aime les gens avec lesquels je travaille et leur façon de voir. J’aime l’ambiance dans laquelle on travaille quand on est dans nos projets.

Pendant les vacances de Noël, je me suis forcée à couper 6 jours. Et pendant ces 6 jours, j’ai passé pas mal de temps à cuisiner puisque cette année, j’ai inauguré la réalisation de bûches glacées (et comme là aussi, je suis un électron libre, infichue de suivre une recette … :-P) ; et j’en ai aussi profité pour finir les livres empruntés pour lesquels j’avais déjà plus d’une semaine de retard, écrire les articles en attente depuis un certain temps … et j’ai profité de tous les films de Noël plein de bons sentiments et qui font du bien.

Mes journées sont décidément trop courtes pour faire tout ce que je veux faire : je me passionne pour beaucoup de choses, touche à tout, m’intéresse à plein de domaines. Je rêve d’être omnisciente, tout comprendre, savoir tout faire, avoir tout lu, tout vu … mais c’est impossible.


Tsunami de travail

La vague du travail m’a rattrapée, submergée. Je m’y suis noyée, mais je n’ai pas bu la tasse (enfin presque pas).

Cependant, elle n’a pas laissé grand place pour autre chose. Il faut dire que certaines obligations ont rendu mes horaires de travail trèèès extensibles. Et je n’ai pas encore pu faire tout ce que je dois faire avant les vacances.

Je reviens vers vous pendant les vacances 😉


Pour le gag … EDIT

Quel est le comble pour une instit’ ? 

Maîtresse débordée Jack

 

Edit : 

La réponse est … être allergique à la craie


Retour à la civilisation

Pour la geek hyper-connectée que je suis, dire que j’ai mal vécu ma détox informatique forcée est un euphémisme.

Donc, j’ai l’impression de revivre depuis que j’ai de nouveau un clavier sous les doigts.

Bon, ce n’est que du dépannage, ça peut me lâcher aussi bien avant la fin de cet article, que … jamais ! (enfin, un « jamais » de durée d’ordi).
Mais en attendant, je peux bloguer bien plus facilement (comme avant en fait), je peux de nouveau bosser (sachant que du coup, j’ai toute ma préparation de période à faire), je peux même surfer. Bon, je n’ai rien de synchroniser dessus, je continue à utiliser pas mal mon smartphone pour les mails, les vidéos (car ce PC ne supporterait pas bien). Bref, il sert surtout de passerelle. Mais j’ai un ordi !!! (Comment ça, ça fait deux fois que je l’ai dit ? C’est l’effet de manque :-P)
Par contre, du coup, je n’ai pas récupéré mes flux RRS : autant j’ai retrouvé mes favoris sur mon DD, autant je n’ai pas trouvé (pas encore) dans quel dossier sont cachés les flux RSS. Pourtant, ils sont forcément quelque part puisque la fois où ChériBibi a dû formater et réinstaller mon PC, ils étaient là … Une petite recherche sur Internet et avec un peu de chance, j’aurai ma réponse.
Mais ma priorité, c’est de rattraper mon retard de boulot.


Ne pas prononcer

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Jack.

Ben, n’empêche qu’il va bien falloir que je le prononce puisque me voilà à ces deux jours remise en forme pour enseignants qu’on appelle la pré-rentrée.
– Remise en forme du rythme de vie.
– Remise en en forme de la classe.
– Remise en forme du ciboulot.

Quitter définitivement cette période de latence entre les vraies vacances et la véritable reprise du travail.

Et aussi retrouver ses collègues, se raconter les vacances, retrouver une vie sociale. Canaliser ses pensées.

Le seul point noir : cette météo estivale. Comment reprendre le travail alors que l’été repointe le bout de ses rayons de Soleil ?

 


Sur le chemin de l’école

Jack, mon dessinateur fétiche, a bien résumé la situation dans son dessin :

Je me suis également posé la question. La réponse se trouve sûrement dans les quelques 2400 pages avalées en 3 semaines, dont une bonne partie a été dévorée à San Francisco.

Cette année, je m’y remets certes un peu plus tôt que d’habitude, en raison d’un rendez-vous professionnel cette semaine, mais ce n’est pas plus mal : je reprends doucement, je remets tranquillement mon cerveau en mode école. Je fais ces petites choses sympas mais qu’on n’a pas envie de faire pendant les vacances : préparer l’agenda de cette nouvelle année (et ça commence par le coloriage des vacances : en fait, ce n’est pas pour repérer tout de suite quand je vais enfin me reposer à nouveau, c’est juste que ça rythme mon année, elles donnent le tempo général). Et puis, faire mon cahier-journal pour les premiers jours, mes évaluations diagnostiques (comme que je veux travailler différemment sur plein de choses, c’est un peu la révolution dans ma tête, c’est aussi parfois un radeau perdu au milieu d’un immense lac qui ne sait pas trop où est la rive la plus proche, mais dans ces cas-là, on se lance, on rame, et on parviendra bien à la terre ferme), la préparation de ma réunion de rentrée, les quelques progressions à finir ou réaliser.
Le gros du chantier a été fait en juillet. Et je ne peux pas préparer mon année scolaire en un mois (enfin, à peine, vu qu’on a officiellement quitté l’école le 6 juillet au soir). J’apprends à l’accepter sans me mettre la pression.

Allez, je vais continuer à me balader tranquillement sur mon petit chemin de terre, avant de me faire happer par l’autoroute la semaine prochaine !